News Nintendo Switch 2 (Switch 2)
Switch 2 : vers une hausse de prix à cause de la pénurie mondiale de RAM ?
Selon Bloomberg, Nintendo envisagerait d’augmenter le prix de la Switch 2 en 2026, sur fond de crise mondiale de la mémoire DRAM alimentée par l’essor de l’intelligence artificielle.
News
La rumeur enfle autour de la Nintendo Switch 2. D’après un article de Bloomberg (accès payant) relayé par plusieurs médias spécialisés, Nintendo réfléchirait à une hausse de prix de sa console en 2026. En cause : une pénurie mondiale de mémoire DRAM, liée à la demande exponentielle des data centers dédiés à l’intelligence artificielle.
Cette tension s’explique en grande partie par l’explosion des investissements dans l’IA. Les centres de données construits par des entreprises comme Alphabet, Amazon ou Meta accaparent une part croissante de la production mondiale de mémoire. Les fabricants comme Samsung, SK Hynix et Micron privilégient désormais la mémoire à haute bande passante (HBM) destinée aux accélérateurs IA, au détriment de la DRAM plus classique utilisée dans les consoles, smartphones et PC.
Résultat : moins d’offre pour l’électronique grand public, des coûts en hausse et des marges sous pression pour les fabricants qui ont un besoin crucial de ces éléments dans leurs appareils électroniques.
La Switch 2, lancée à 450 dollars aux USA ou 469,99€ en Europe, avait déjà suscité des débats autour de son positionnement tarifaire, notamment avec des jeux atteignant 80 € pour certains. Cette hausse pourrait compliquer la dynamique commerciale, même si la console s’est bien installée depuis son lancement comme nous avions pu le constater lors de la publication des résultats trimestriels au 31 décembre 25. Shuntaro Furukawa avait été prié de s'exprimer sur la question dans son échange avec les investisseurs.
Ce n'est pas la première fois que l'on évoque le sujet : déjà en décembre dernier, on s'inquiétait d'une possible hausse du prix de la console. Le contexte n’est pas isolé : Sony envisagerait de repousser sa prochaine génération de console à 2028 ou 2029, tandis que plusieurs constructeurs de smartphones ajustent leurs prévisions de ventes. L’ensemble du secteur subit les conséquences de cette crise de la mémoire.
Pour Nintendo, la question est délicate. Augmenter le prix permettrait de préserver les marges dans un contexte de coûts en hausse, et alors que l'action est sous tension depuis quelques mois à la Bourse de Tokyo. Mais cela pourrait aussi freiner l’adoption, surtout si le public perçoit déjà la machine comme onéreuse. On se souvient que Nintendo avait su maintenir le prix de la première Switch pendant plusieurs années, tout en ajustant progressivement son offre avec des modèles alternatifs.
Inutile de dire qu'à l'heure où chacun surveille ses dépenses dans un contexte de pouvoir d'achat en berne, c'est une situation qui reste à surveiller. Si la hausse se confirme, elle marquerait un tournant pour Nintendo : les consoles ont historiquement tendance à voir leur prix baisser avec le temps, même si cette posture a été méchamment remise en question chez les constructeurs concurrents ces deux dernières années, et même chez Nintendo avec la Switch aux USA en août dernier.
Avez-vous déjà acheté votre Switch 2 par crainte d’une hausse à venir ? Seriez-vous prêt à payer plus cher si la console augmentait de 25 ou 50 euros prochainement ? Vous pouvez réagir en commentaire ci-dessous, ou sur notre serveur Discord.
Sources : Bloomberg (payant) via My Nintendo News, NintendoLife
Le phénomène “RAMmageddon” inquiète l’industrie
Bloomberg décrit une situation tendue sur le marché de la mémoire vive. Les géants de la tech comme Apple, Tesla ou encore Microsoft font face à une flambée des prix des puces DRAM, élément essentiel de presque tous les appareils électroniques. Entre décembre et janvier, le coût d’un certain type de DRAM aurait bondi de 75 %, un rythme qualifié de “parabolique” par certains analystes interrogés par le site américain.Cette tension s’explique en grande partie par l’explosion des investissements dans l’IA. Les centres de données construits par des entreprises comme Alphabet, Amazon ou Meta accaparent une part croissante de la production mondiale de mémoire. Les fabricants comme Samsung, SK Hynix et Micron privilégient désormais la mémoire à haute bande passante (HBM) destinée aux accélérateurs IA, au détriment de la DRAM plus classique utilisée dans les consoles, smartphones et PC.
Résultat : moins d’offre pour l’électronique grand public, des coûts en hausse et des marges sous pression pour les fabricants qui ont un besoin crucial de ces éléments dans leurs appareils électroniques.
Nintendo face à un choix stratégique
Selon des sources (anonymes) citées par Bloomberg, Nintendo envisagerait donc d’augmenter le prix de la Switch 2 cette année. Aucune décision finale n’aurait été prise, et ni Nintendo ni Sony (également impacté) n’ont commenté officiellement ces informations.La Switch 2, lancée à 450 dollars aux USA ou 469,99€ en Europe, avait déjà suscité des débats autour de son positionnement tarifaire, notamment avec des jeux atteignant 80 € pour certains. Cette hausse pourrait compliquer la dynamique commerciale, même si la console s’est bien installée depuis son lancement comme nous avions pu le constater lors de la publication des résultats trimestriels au 31 décembre 25. Shuntaro Furukawa avait été prié de s'exprimer sur la question dans son échange avec les investisseurs.
Ce n'est pas la première fois que l'on évoque le sujet : déjà en décembre dernier, on s'inquiétait d'une possible hausse du prix de la console. Le contexte n’est pas isolé : Sony envisagerait de repousser sa prochaine génération de console à 2028 ou 2029, tandis que plusieurs constructeurs de smartphones ajustent leurs prévisions de ventes. L’ensemble du secteur subit les conséquences de cette crise de la mémoire.
Un impact durable sur le marché des consoles ?
Les analystes évoquent un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande, susceptible de durer au moins toute l’année 2026. Contrairement aux cycles habituels de surproduction puis de baisse des prix, la demande liée à l’IA pourrait maintenir la pression sur les composants pendant plusieurs années car... la production de toute la DRAM est concentrée dans quelques usines seulement qui maitrisent le savoir-faire et la chaine de production.Pour Nintendo, la question est délicate. Augmenter le prix permettrait de préserver les marges dans un contexte de coûts en hausse, et alors que l'action est sous tension depuis quelques mois à la Bourse de Tokyo. Mais cela pourrait aussi freiner l’adoption, surtout si le public perçoit déjà la machine comme onéreuse. On se souvient que Nintendo avait su maintenir le prix de la première Switch pendant plusieurs années, tout en ajustant progressivement son offre avec des modèles alternatifs.
Inutile de dire qu'à l'heure où chacun surveille ses dépenses dans un contexte de pouvoir d'achat en berne, c'est une situation qui reste à surveiller. Si la hausse se confirme, elle marquerait un tournant pour Nintendo : les consoles ont historiquement tendance à voir leur prix baisser avec le temps, même si cette posture a été méchamment remise en question chez les constructeurs concurrents ces deux dernières années, et même chez Nintendo avec la Switch aux USA en août dernier.
Avez-vous déjà acheté votre Switch 2 par crainte d’une hausse à venir ? Seriez-vous prêt à payer plus cher si la console augmentait de 25 ou 50 euros prochainement ? Vous pouvez réagir en commentaire ci-dessous, ou sur notre serveur Discord.
Sources : Bloomberg (payant) via My Nintendo News, NintendoLife




Cet article vous a intéressé ? Vous souhaitez réagir, engager une discussion ? Ecrivez simplement un commentaire.