Test de MIO : Memories In Orbit, un metroidvania nerveux dans un monde somptueux
Incarnez MIO et tentez de sauver l’Arche dans cette aventure remplie de poésie et de dangers.
TestNous avons testé ce plateformer 2D de type metroidvania sur Switch 2, dont la bande annonce nous avait déjà énormément hypé. Peut-il être considéré comme la nouvelle pépite indé de cette année ? Nous vous disons tout.
Un monde chatoyant aux multiples dangers
Petit point sur l’histoire. Nous incarnons MIO, une petite fille robot, et nous nous réveillons dans un endroit mécanique qui semble abandonné, envahi par la végétation sauvage. Il s’agit en effet de l’Arche, un gigantesque astronef, aujourd’hui tombé dans l’oubli. Les Intelligences Artificielles, appelées les Perles, qui le contrôlaient, ont mystérieusement cessé de fonctionner. Le vaisseau risque l’extinction. Et c’est à MIO de tenter de sauver l’Arche, ainsi que les occupants restants, et de raviver ses souvenirs.A lire aussi : notre interview de Sarah Hourcade, producteur exécutif chez Douze Dixièmes
Nous voilà lancés dans l’aventure. Nous nous engageons donc dans les dédales de cet immense bâtiment mécanique. En début de partie, nous évoluons sans aucune visibilité sur la carte de l’Arche. Ce qui ne rend pas notre exploration facile, surtout dans un metroidvania dont la réputation est d’être totalement labyrinthique. Nous sommes amenés à faire de très nombreux allers-retours. De plus, les points de passages nous permettant de sauvegarder, nous améliorer et nous téléporter sont peu nombreux. C’est d’ailleurs en nous connectant à eux, que nous mettons à jour la carte, la faisant apparaître petit à petit. Nous réalisons ainsi qu’elle est extrêmement vaste, rendant ainsi l’exploration très longue.
Mais se perdre en vaut la peine car c’est ainsi que nous arrivons à percer les différents mystères de l’Arche et que nous découvrons ses divers passages secrets.
De plus, explorer est un véritable plaisir pour nos sens car il s’agit d’un monde sublime dans un art pictural aux nombreuses couleurs profondes et reposantes. La musique envoûtante et poétique qui nous suit durant notre périple, nous immerge complètement dans cet univers mécanique et nous reste en tête longtemps après notre session de jeu.
Même les moments où MIO apprend de nouvelles compétences sont intensément beaux.
Mais derrière ces décors enchanteurs et tristes en même temps, se cachent des dangers mortels. Le paysage lui-même peut nous tuer avec ses multiples pièges comme sa végétation agressive, ses rivières empoisonnées etc. Mais également de nombreux robots hostiles devenus hors de contrôle, dont nous parlerons plus bas.
Comme tout bon metroidvania qui se respecte, certains endroits sont temporairement bloqués et deviennent accessibles tout au long de l’aventure. Soit en trouvant la clé adéquate, soit après que MIO ait acquis de nouvelles compétences. On note par exemple les classiques et essentielles : le grappin via ses cheveux, l’esquive ou encore la possibilité de planer.
L’apprentissage de ces capacités, même s’il s’agit de beaux instants poétiques, n’est pas toujours simple car il s’agit de niveaux annexes qui se franchissent parfois avec difficulté.
MIO utilise ses cheveux pour presque tout : fouiller des épaves, ouvrir des portes, se battre etc.
Certaines de ces capacités sont cependant limitées. Il faut attendre qu'elles se rechargent d’elles-mêmes ou frapper dans des objets (fleurs par exemple) présents sur le chemin pour les réactiver d’un coup. Ce qui arrive très souvent, nous demandant ainsi rapidité, précision et dextérité lors de certains passages particulièrement longs et mortels.
D’ailleurs, nous allons mourir fréquemment. Et ce ne sera pas seulement à cause du décor.
Des combats difficiles et nerveux
Qui dit metroidvania, dit souvent ennemis hardcores avec des patterns pas simples à retenir. Et MIO : Memories In Orbit fait partie de ces jeux-là. Que ce soit à cause de certains passages de plateformes complexes ou de monstres puissants, l’aventure est loin d’être de tout repos. D’autant que le titre compte une trentaine de types d’adversaires différents et une quinzaine de boss.Chacun a sa particularité et nous sommes amenés à sauter dans tous les sens, à parer un maximum afin d'éviter les coups. Comme dit plus haut, pour se battre, la petite MIO utilise ses cheveux, via la touche Y. Mais il vaut mieux éviter de la spammer trop souvent car il y a un temps de latence entre la fin de l’attaque et la possibilité d’esquiver les coups ennemis. Ce qui peut très vite nous être fatal.
Durant l’aventure, MIO peut gagner en puissance que ce soit en achetant des améliorations auprès de MEL, la robot mécano, ou en trouvant des accessoires sur son chemin qu’elle peut ensuite installer dans son processeur via les points de passage. Elle peut ainsi, par exemple, obtenir plus de force dans ses coups ou plus de couches du manteau de protection qui sont l’équivalent des points de vie.
S’ils tombent à zéro, c’est la mort et retour au dernier point de passage. Evidemment cela veut également dire, refaire tout le trajet à pied. Ce qui pourrait être décourageant si nous avions parcouru une longue distance avant. Pire encore, on perd aussi toutes nos gouttes de nacre acquises, ce qui correspond à l’argent du jeu.
En début de partie, la mort n’est pas punitive car elle nous permet de faire évoluer MIO. Mais ensuite, il convient de vitre trouver des machines permettant de transformer nos gouttes de nacre en nacres cristallisées afin qu’elles ne se perdent plus en cas de trépas.
Encore une fois, comme pour les décors mortels et autres pièges disséminés dans l’Arche, il faut faire preuve d’une très grande dextérité, précision et rapidité durant les combats. Ainsi, cela permet de les rendre plus nerveux et dynamiques. Surtout avec les boss où on assiste régulièrement à des batailles épiques.
Il faut savoir que la mort a été une routine pour nous tout au long de l’aventure, presque une compagne, tant le jeu est difficile, notamment les boss. Autant dire que la victoire sur chacun d'eux est un véritable moment jouissif !
Alors oui, Douze Dixième a prévu le coup en permettant de rendre le titre légèrement plus accessible via les paramètres. Nous pouvons ainsi rendre les robots sauvages pacifiques tant qu’on ne leur tape pas dessus, regagner une couche de protection lorsqu’on reste au sol suffisamment longtemps ou encore activer la fonction boss usés. Cette dernière affaiblit les boss à chacune de nos défaites.
En ce qui nous concerne, cette dernière particularité a été utilisée assez souvent même si dans la pratique, nous n’avons pas vraiment eu l’impression que le boss devenait moins fort après chaque mort.
Dans MIO : Memories In Orbit, l’échec est très fréquent et risquerait peut-être d’en rebuter certains, ce qui serait fort dommage tant la qualité visuelle et scénaristique du jeu est sensationnelle.



















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