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Gear.Club Unlimited 3 Disponible sur Switch 2
Test de Gear.Club Unlimited 3 (Switch 2)

Test de Gear.Club Unlimited 3 : passion auto au pays du soleil levant

Le jeu passe-t-il le contrôle technique sur Switch 2 ? Notre test de Gear.Club Unlimited 3 nous emmène au Japon à la découverte de ses paysages et son ambiance uniques.

Test
Nouvel opus de la série Gear.Club Unlimited, ce numéro 3 arrive sur Nintendo Switch 2 huit ans après le premier épisode sorti en 2017 et le deuxième en 2018. Signé Eden Games et Nacon, la série portant la simulation automobile à un haut niveau de réalisme propose cette fois d’arpenter l’asphalte des routes sinueuses de la côte d’Azur et les artères rurales et ultra fréquentées du réseau routier japonais. Mettant toujours en avant les modèles de voitures de sport avec un haut niveau de détails, cet opus prend l’axe de la nervosité avec des courses rapides mais le passage sur Switch 2 est-il franchi sans encombre ?

Entre la côte d’Azur et le Japon : la tradition et la modernité ?

Près de huit ans après la dernière sortie de la licence de course Gear.Club chez Nintendo (retrouvez notre test du premier volet et les infos sur le deuxième volet qui avait bénéficié avec bonheur de DLC embellissant l'expérience), la franchise revient avec une carrosserie flambant neuve taillée sur mesure pour la Nintendo Switch 2. Les possibilités techniques de la dernière des consoles Nintendo laissaient présager un jeu visuellement impressionnant et des courses spectaculaires mais la promesse est-elle tenue ?

Difficile pour commencer de nier l’originalité du parti pris qui nous emmène à la fois entre les routes du sud de la France et celles du Japon. Les paysages que l’on traverse à toute allure se ressemblent rarement, et pour qui apprécie le grand air et de savourer des points de vue bien travaillés, avec de vrais efforts mis sur la topographie de cols, de falaises, de criques lumineuses et d’étangs brumeux, le jeu vaut le détour. Les routes sont en effet sinueuses comme attendues dans ces paysages parfois escarpés et influencent de facto le gameplay, avec à la clef beaucoup de virages et une attention de tous les instants pour ne pas finir dans le décor.
L’histoire nous invite à développer le premier Gear.Club du Japon dans un immense garage vide, en recrutant une équipe pour le gérer et en accumulant les voitures d’une flotte sportive et taillée pour la victoire. Fidèles à l’identité du jeu, les décisions que le joueur peut prendre se limitent toutefois à des dialogues qui défilent de manière automatique. Les choix se font en réalité seulement au moment de naviguer chez un concessionnaire de luxe, cerisier en fleur et atmosphère épurée de rigueur du côté japonais et yacht, soleil éclatant et terrasse paradisiaque côté français.
Les graphismes de ces espaces sont plutôt réussis grâce à une jolie clarté mais ne suffisent pas à contrebalancer les effets visuels des courses qui nous ont quant à eux vraiment déçu. En effet sur les routes de Provence comme dans les vallées des montagnes japonaises, il n’est pas rare que la course se tienne à une heure avancée de la journée, pour ne pas dire au crépuscule ou bien à l’aube, ce qui appauvrit considérablement la visibilité générale, en dépit des phares de notre véhicule qui s’allument automatiquement. Pas très agréable de conduire dans une sorte de brouillard.
Et ce n’est pas la possibilité de pouvoir choisir son mode de conduite, soit avec une vue au-dessus du véhicule ou bien à l’intérieur de l’habitacle en mode FPS qui change la donne. Techniquement le jeu est un peu à la peine. Il est plus que fréquent que le décor clignote, qu’une montagne se recouvre petit à petit de ses buissons ou bien que les éclats de lumière sur le bitume se transforment en reflets aveuglants. En l’état le jeu reste jouable et regardable mais semble ne pas mobiliser tout ce que la console est capable d’offrir.

Attention aux sorties de route

Côté conduite le bilan est là aussi partagé. Certes on retrouve des modes de jeux très réalistes, avec des groupes de plusieurs voitures, de 2 à 8 qui s’élancent à toute allure, sur des voies pas très larges, propres aux paysages que l’on traverse. Si l’on ajoute à cela que les voitures que l'on contrôle adoptent bien souvent un comportement plus proche d’une voiture réelle, que du kart d’un jeu de course coqueluche de Nintendo, on obtient un jeu pour le moins exigeant. La rigueur des sensations de conduite ne se changerait toutefois pas en une certaine rigidité par moments ?

En effet les outils pour dompter les voitures sont plutôt limitées, seule vraie possibilité, l’option de choisir entre une conduite automatique et une conduite manuelle. Si la première a l'avantage de laisser le joueur se concentrer sur les nombreux virages qu’il rencontre, la seconde demande encore plus de concentration sans véritable avantage.
L’atout vient surtout du type de véhicule choisi et de ses spécificités, les sensations en route pouvant changer du tout au tout. À noter aussi les différents modes de courses proposés. Il y a bien sûr la course classique, jusqu’à huit véhicules en même temps. Il y a un mode chrono où l’important est d’arriver à la fin du tracé dans un temps imparti. Un autre mode duel un peu plus original propose d’affronter un adversaire unique et de petit à petit réduire sa barre de vie en franchissant des checkpoint en tête.

Mais la grosse nouveauté de cet épisode réside dans son mode circulation sur autoroute qui nous invite à nous élancer à fond la caisse sur une autoroute presque embouteillée de voitures et de remonter le courant pour nous faufiler en tête. Si la première tentative sur ce mode amuse au premier essai, il devient rapidement une purge très répétitive.
C’est d’ailleurs un reproche que l’on peut formuler de manière générale à l’encontre du jeu qui oscille entre quelques modes et quelques circuits qui se ressemblent beaucoup. C’est tout spécialement le cas de ces autoroutes françaises et japonaises. Les voitures et camions y évoluent de manière très anarchiques et le défi de se faufiler revient à être une punition tant la moindre erreur est piégeuse et fatale.
En effet qui dit réalisme dit aussi véhicule fou et fragile au moindre impact. Sauf que remonter une voie rapide étroite remplie de voitures implique forcément quelques queues de poisson et des franchissements un peu limites. Attention ainsi aux carambolages et aux tête-à-queue qui risquent de vous faire devenir fous.

Il est également important de mentionner le comportement général des adversaires qui dénotent et indiquent une IA mal équilibrée. Il est ainsi fréquent que leur comportement ne soit pas très réaliste, ralentissant presque à l’extrême dans les virages, les lignes droites deviennent des rampes de lancement supersoniques. Bien sûr c’est une manière pour le jeu de nous inciter à faire les courses de l’histoire principale mais aussi les évènements facultatifs supplémentaires proposés afin d’engranger davantage de bonus susceptibles d’être dépensés dans notre Gear.Club pour améliorer nos véhicules.

En sommes préparez-vous à des courses qui se répètent à n’en plus finir, avec le sentiment de faire et refaire les mêmes défis. Certes nos compétences de pilote finissent par grandir petit à petit mais elles ne sont pas les seules, l’ennui aussi finit par croître dangereusement. Heureusement que les voitures bien modélisées sont là pour, un peu, compenser la donne.

Collectionne, personnalise et admire ?

Comment s’en sortir alors dans ces courses parfois quais impossibles ? Impossible n’est pas Gear.Club qui fait de la customisation, pour ne pas dire l’optimisation sa marque de fabrique. Au sein de son Gear.Club personnalisable avec des objets purement esthétiques et cosmétiques, il est également possible d’investir dans des plateformes d’amélioration pour nos véhicules. Ces stations sont dédiées à renforcer le pneumatique, à solidifier la carrosserie ou à booster le moteur des voitures et sont par conséquent indispensables pour espérer gagner dans les courses qui restent le cœur du gameplay.
En effet le temps passé dans le Gear.Club sert essentiellement à dépenser les points accumulés lors des courses car chaque amélioration d’un véhicule nécessite de dépenser des points qui ne peuvent s’obtenir qu’en gagnant des défis. L’argent est également capital car il permet d'acheter de nouveaux véhicules pour augmenter sa collection de voitures. Heureusement pas de risque de banqueroute car les courses sont assez généreuses et permettent d’investir sans se priver et avoir rapidement plusieurs véhicules tout en continuant à les améliorer.
Car oui ce que l’on ne peut pas enlever à Gear.Club Unlimited c’est bien la qualité et le soin mis dans le rendu des voitures disponibles. À chaque fois qu’un nouveau bolide est acquis, celui-ci a droit à une petite cinématique dédiée. Quand une voiture est garée dans notre Gear.Club il est aussi possible de l’admirer sous toutes les coutures. Il est enfin possible de personnaliser visuellement nos véhicules de manière à les rendre plus séduisantes, critère d’ailleurs requis dans certains défis.
Les modèles proposés sont ainsi variés et se répartissent entre des marques occidentales mais aussi des marques asiatiques, poursuivant la thématique générale de l’histoire qui nous fait naviguer entre la France et le Japon. Si les prix peuvent parfois s’envoler pour les plus beaux modèles, force est de reconnaître le soin mis dans la partie collection, avec également des descriptions et anecdotes sur chaque voiture et également la sensation de posséder les véhicules en question. Un vrai bon point à prendre en compte pour les passionnés d’automobile.

Alors qu'au moment où nous achevons ce test nous apprenons que l'éditeur français Nacon demandait l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, espérons que les amoureux des jeux de voitures puissent porter suffisamment ce troisième volet afin qu'une suite voie le jour et que celle-ci apportera des nouveautés qui exploiteront davantage le potentiel de la Nintendo Switch 2 capable d'encore mieux.
14/20
La sortie de Gear.Club Unlimited 3 sur Nintendo Switch 2 devait marquer l’arrivée sur la nouvelle console de Nintendo l’entrée dans une nouvelle ère pour le genre des jeux de course. Certes les véhicules y sont parfaitement modélisés et l’atmosphère générale du titre remplit largement son contrat. En revanche, et en comparaison avec l’épisode précédent de 8 ans son aîné sur Switch 1, le gap n’est pas au niveau de l’attente et la puissance de la console n’est d’évidence pas suffisamment exploitée, laissant un petit goût d’inachevé et surtout un plaisir répétitif dans l’action des courses. Une demi déception donc à 49,99 € euros tout de même.
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14 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Les premiers coups de braquet et le ronron des bolides à disposition raviront sans doute les amateurs de belles cylindrées, en revanche une fois les premiers kilomètres avalés sur l’asphalte c’est là que les choses se gâtent. Nous n’avons pas été convaincus par le rythme des courses autant exigeantes dans les virages à négocier que limitées dans les possibilités offertes. Et quand la routine et l’ennui commencent à pointer leur nez dans un jeu de course que l’on attend frénétique, ce n’est jamais bon signe. Un épisode en somme très correct mais à recommander aux seuls amoureux de belles carrosseries.

Jouabilité
Le déroulé du jeu est très classique, avec une campagne qui nous permet de développer notre Gear.Club avec une flotte de voitures progressivement boostées et ainsi remporter plus de courses et ainsi continuer à s’agrandir. Le côté assez rigide en course, avec des virages difficiles à prendre, une IA des autres concurrents un peu injuste et une manque d’explosivité du nouveau mode Autoroute introduit par ce troisième opus.
Durée de vie
Doté d’une campagne suffisamment longue grâce à de nombreuses courses à remporter pour arriver au bout, comptez au moins la vingtaine d’heures pour en profiter comme il se doit. Notez toutefois que le jeu souffre en revanche d’une certaine redondance dans les courses à franchir. Il n’est en effet pas rare de devoir faire des courses qui ressemblent trait pour trait à des courses déjà gagnées, manière un peu détournée de forcer la longévité du titre.
Graphismes
Paradoxal s’il en est, le jeu oscille entre de superbes modélisations de voitures que le titre ne se prive pas de nous exposer sous toutes les coutures, avec possibilité de les personnaliser, et en même temps des circuits certes réalistes dans les paysages visités mais qui souffrent de capacités techniques limitées. Il n’est pas rare qu’un vilain brouillard s’invite et que des éléments du décor surgissent sur les flans de collines, de quoi un peu faire perdre en crédibilité un titre qui mise tant sur le réalisme.
Son
Plutôt plaisantes sans être mémorables même si un peu répétitives, les musiques qui accompagnent nos promenades changent en fonction de la station de radio que l’on choisit, de quoi ainsi contenter les amateurs de rock, de musique plus techno ou pop. Petite préférence ici pour la station Azur qui a bien accompagné nos balades en bord de mer.
Intérêt
Jeu de passion automobile avant toute chose, plus que jeu de course, c’est ainsi qu’il faudrait résumer ce Gear.Club Unlimited 3 tant le soin a surtout été mis dans la modélisation des véhicules plus que dans l’action en course. La réalisation technique mise en avant par la communication du studio est peut-être la plus grosse déception du titre qui ne réussit pas à franchir le passage de la Nintendo Switch 2 avec les honneurs. On sent en effet les limites techniques assez fréquemment, avec quelques crashs de la console à la clef, preuve que le titre ne tire pas complètement profit des capacités de la machine.
Multijoueur
L’aspect multijoueur n’est pas la plus grande force du titre. Celui-ci propose ainsi de s’amuser à deux maximum en écran splitté dans un mode Parties rapides qui permet de s’affronter, voire même de collaborer en mode coopération, dans toutes les courses proposées. Pas de mode en ligne à noter, si ce n’est un classement en ligne établi grâce au mode chrono. Clairement l’accent du jeu est surtout mis sur sa campagne.

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