Test de Demonschool : Une année scolaire en enfer
S’inspirant de Persona, y ajoutant un côté tactical, Demonschool nous plonge dans le quotidien de Faye, étudiante dans une bien étrange université.
La fac sur l’île mystérieuse
Dans Demonschool, vous incarnez Faye, une étudiante un peu spéciale. Dernière descendante d’une famille de chasseurs de démons, elle vient à Hemsk College pour y étudier… mais aussi pour y chasser les démons qui peuplent les environs.
Après une cinématique d’introduction plutôt sanglante, le jeu prend le parti-pris de l’humour et du décalage. Faye rencontre Namako, une étudiante qui fait de la photo et qui n’a vraiment pas envie d’être embarquée dans toute cette aventure. Le ton est alors décalé, drôle, avec une touche d’humour noir de bon aloi.
D’autant que Faye est l’archétype de la bourrine sans grande discrétion, pour notre plus grand plaisir. Les effets narratifs qui en découlent sont à la fois drôles et parfois irritants. On a parfois l’impression de faire certaines actions en vain, puisque de toute façon, Faye ne va ni écouter, ni prendre en compte les indices pour une résolution autrement qu’à grand coup de tatane. Le contraste qui en résulte, notamment face à l’apocalypse et l’invasion de démons dont Faye et ses amis vont devoir faire face, est intéressant.
Nous l’avons évoqué, Demonschool n’est pas sans rappeler Persona 3. Le rythme scolaire, le fait de l’organiser, le déplacement via des listes de lieux… Les points communs sont nombreux dans le gameplay même si à chaque fois certaines choses s’en éloignent, pour donner quelque chose de plus souple. Ainsi, vous avez plus de liberté dans l’organisation de votre emploi du temps. La direction artistique, tout en pixel art, est particulièrement savoureuse et belle.
Combattre les démons
Namako n’est pas la seule amie de Faye. Mais cela, vous les découvrirez au fur et à mesure de l’intrigue et des rencontres qui vont se faire dans le scénario. Chacun a ses spécificités au combat. Celui-ci s’effectue à la lisière entre les mondes, sur les grilles classiques d’un tactical-RPG. Sur celle-ci, vous allez devoir vaincre un certain nombre de démons pour ensuite vous diriger vers la toute dernière ligne. Le combat ne prend fin que quand vous avez atteint cette limite.Demonschool propose un tactical un peu particulier, mélangeant les éléments classiques du genre avec un aspect programmation. Dans un premier temps, vous allez utiliser vos points d’action pour effectuer des actions, ou plutôt les programmer. Tant que vous ne validez pas, vous allez pouvoir revenir en arrière et recommencer. Une fois que vous êtes satisfait de votre progression, vous pouvez valider : vos personnages vont effectuer leurs actions, puis ce sera au tour des ennemis.
Dans Demonschool, tout est question de combo et d'enchaînement. Vos personnages peuvent ainsi se déplacer, prendre la place de certains ennemis, les frapper et les envoyer au loin, etc. Ce qui est intéressant avec Demonschool, c’est la possibilité de faire des combo et d’enchainer les coups avec les différents personnages.
C’est d’ailleurs particulièrement satisfaisant d’y parvenir, même si cela rend le jeu plutôt facile. Car plus vous allez avancer dans le jeu, plus vous allez réussir à nettoyer la zone de combat en un ou deux tours, rendant votre progression plutôt facile.
Le principe du gameplay réside donc sur vos placements et l’enchainement de vos actions en combat. Vous avez huit points d’action à dépenser, à vous de les répartir sur vos personnages. Sachant que se déplacer coûte bien entendu un point.
L’idée est de trouver une synergie possible pour éviter de vous faire toucher, car vous n’avez que peu de points de vie. L’aspect tactical se double donc d’un côté programmation des actions bienvenu, qui donne une autre dimension aux affrontements.
Cependant, il faut prendre en compte plusieurs choses. La possibilité de faire des actions de groupe, dans un premier temps, qui sont dévastatrices. L’obligation pour tous vos personnages d’atteindre la limite haute de la “map” de combat pour y mettre fin. Mais aussi la simplicité des affrontements une fois que vous avez compris comment vous placer et déplacer vos unités. Pourtant, ce n’est pas vraiment un mal. En effet, cela permet de rendre le jeu accessible à celles et ceux qui n’ont pas l’habitude du tactical, et c’est tout de même un point intéressant !













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