• Ma note
    Soyez le premier à noter !
  • Vous possédez ce jeu, vous voulez vous en séparer ou vous souhaitez l'acheter ? Indiquez-le simplement.


    Fermer
    Mes jeux 0Soyez le premier !
  • Devenir fan ! Soyez le premier !0

Edge of Eternity Disponible sur Switch

Test de Edge of Eternity (Switch)

Test : Edge of Eternity, le made in France au sommet !

Est-ce que Midgar Studio est le nouveau fer de lance des RPG Français ? La réponse se trouve dans Edge of Eternity. Ils signent un titre ambitieux, imparfait et pourtant tellement génial à bien des égards.

Test
Allons droit au but, Edge of Eternity est un excellent jeu et c’est la version cloud Switch que nous allons évaluer dans cet article. Tout commence sur Kickstarter et voit le jour dans une phase Alpha en 2018 via Steam. De son accès anticipé jusqu’à son lancement en juin 2021, les critiques, bien que partagées, sont nombreuses à clamer haut et fort les risques pris par le studio pour innover un genre où tout a été vu et revu. Loin de nous désintéresser d’Edge of Eternity (EOE), nous avons été ravi d’apprendre sa venue sur Switch ce 23 février 2022. Nous remercions Dear Villagers, éditeur français rappelons-le, de nous avoir fourni une clé pour faire découvrir ce titre à notre chère communauté !

Sauver le monde ? Pas que ça à faire!

Le récit raconte l’histoire entre un frère et sa sœur qui vivent sur la planète Heryon. Le monde est menacé par un peuple extraterrestre nommé les Archélites. L’univers mélange habilement époque médiévale et technologie avancée.
Daryon, soldat et épéiste sans renom, est poussé par les événements à déserter l’armée. Il reçoit une lettre de sa sœur, Sélène qui l’informe que leur mère est atteinte de la Corrosion, une maladie mortelle d’origine alienne.

L’aventure se centre autour de cette quête, trouver un remède. Au diable le monde, ils n’ont qu’à le sauver eux-mêmes ! Pour une fois qu’un RPG casse les codes, cela n’est pas déplaisant, au contraire. On sort complètement des clichés et on arpente un récit plus mature.
La narration se fait au gré des échanges entre ce duo et les nombreux personnages qui croiseront leur route à travers des dialogues bien construits. L'ironie, la dérision et le sarcasme sont les maîtres mots de l’humour. Leurs victimes sont régulièrement la religion, la politique, ou encore les protagonistes eux-mêmes avec de nombreuses scènes doublées qualitativement en anglais ou japonais. Cependant, une fois la partie lancée, il est impossible de revenir sur votre choix.
Ils n’ont pas le temps de sauver le monde, mais ils ont le temps de réaliser de nombreuses quêtes annexes. Il y en a tellement qu’elles seront vos plus grandes ennemies. Oui, réussir à garder le fil conducteur sans digresser à droite ou à gauche, c'est aussi le défi qui vous attend !

Le nuage, imparfait mais stable

La qualité du récit se fait également grâce à une animation de qualité. On insiste sur la taille de Midgar Studio. Ils n’étaient que quatre à la base, pour finir à quinze. Quand on prend cela en compte, malgré l’absence de motion capture, un jeu fait par des indés avec une animation aussi fluide, il n’y a vraiment rien à dire.
Le reproche vient de cette version cloud qui donne un résultat aléatoire. En fonction de la rapidité du serveur ou de la connexion, on se retrouve régulièrement avec du clipping, le temps que les données chargent. Il y a souvent une impression d’image flou grésillante, comme s’il y avait des parasites.

Comparé à la version sur PC, on voit clairement la perte de qualité visuelle mais cela est beaucoup plus tolérable que d’autres licences portées sur Switch. Cette version permet de trouver un bon compromis mais elle allonge considérablement les temps de chargement.
Pourtant une fois chargées, les différentes zones sont de vastes semi-mondes ouverts dont l’environnement rappelle énormément celles des Xenoblades. Le studio ne s’en cache pas, ils sont très fan de l’univers Xeno. Ils sont même allés dénicher l’aide du compositeur Yasunori Mitsuda (Chrono Trigger & Xenoblade Chronicles) pour la bande son.

Comme nous le disons, l’exploration se fait à travers de vastes étendues ouvertes, enfin presque. Daryon et Sélène ne sautent pas partout comme Shulk. C’est dommage car les biomes variés sont justes époustouflants et plein de poésie. On aurait voulu grimper et observer Heryon d’en haut. Il faut se contenter de balade à pied ou à dos de nekaroo (des félins géants bicaudales) à travers des zones vallonnées. Rien ne vous empêchera de tourner la caméra dans les sens pour admirer le paysage. Impossible non plus de se jeter à l’eau, mais par contre sur la terre ferme, il sera possible d’observer de loin ou de près les ennemis.

Se balader c’est cool, mais se battre c’est mieux !

Les ennemis apparaissent et se déplacent librement dans l’environnement. Aucune rencontre aléatoire n’est donc à prévoir. On se sent presque comme un biologiste avec le bestiaire. Les bêtes se déplacent par petits groupes et elles ne sont pas toutes agressives. On peut les regarder paisiblement. Ce qui rend la balade encore plus agréable. Ah que la nature est belle ! Mais il faudra bien taper du monstre ou autre pour progresser. Les affrontements ne sont pas une mince affaire car le système est très complet et flirte avec la perfection.

Les affrontements ne sont pas juste mis en scène avec les méchants d’un côté et les gentils de l’autre. Cela se passe sur un damier avec une caméra qui peut tourner dans tous les sens pour admirer l’action. Chaque case, qu’ils appellent un Nexus, est en mesure de contenir jusqu’à quatre personnages d’une même équipe. Cependant les adversaires ne peuvent pas traverser un nexus déjà occupé par la partie adverse.
Les batailles sont donc très stratégiques. Il faut se déplacer avec un, deux, voire tout le monde à tour de rôle, pour défendre les attaquant à distance en bloquant l’accès ou pour frapper dans le dos. A vous de choisir la tactique la plus efficace pour gagner, ou juste pour remplir des objectifs de combat. En effet à chaque rencontre vous avez un objectif optionnel certes, mais qui vous octroie du butin supplémentaire non négligeable.

L’ATB, un vieux pot, une bonne soupe !

On vient de voir la partie stratégique de l’action, mais ce n’est pas tout. Elle est rythmée par l’Action Time Battle, ou plus vulgairement appelée ATB dans le jargon. Oui, cela vient de Final Fantasy, quand on vous dit que les types ne sont pas du tout fan de JRPG, c’est ironique.
Donc kezako pour les personnes qui n’ont jamais entendu parler de ce terme barbare ? C’est une barre qui se remplit. Chaque personnage sur le champ de bataille en a une, allié comme ennemi. Chacun agit en fonction de la vitesse de remplissage. Parfois Daryon a le temps de bouger deux fois alors que certains n’auront même pas la moitié de leur barre chargée.

Une fois chargé, il est possible d’effectuer une action. Il faut choisir entre l’attaque de base, se déplacer d’un Nexus, utiliser un objet, ou lancer un sort. Se déplacer ne consomme que la moitié de l’ATB, il est donc possible d’agir plus vite après un déplacement. A vous de bien calculer le temps que prennent toutes ses actions car les ennemis font de même. La possibilité de choisir l’orientation de son personnage est très aléatoire après avoir bougé. Ce qui permet aux assaillants de vous prendre à revers assez facilement. C’est là qu’on grince des dents. S’il n’ y avait qu’un reproche à faire sur les combats, ce serait celui-ci.

La magie donne lieu à une deuxième ATB de couleur rouge, qui doit se remplir avant de lancer le sort. Donc oui, il faut protéger vos magiciens. S’ils se prennent un coup, il y a des chances que la barre rouge disparaisse, alors adieu la magie ! Cela paye quand ces derniers arrivent à lancer une attaque de zone vers un groupe de monstres positionnés sur le même Nexus. Vous l’aurez compris, EOE ne fait pas qu’emprunter un peu de stratégie, c’est de la stratégie pure sous ses apparences de JRPG à l’ancienne.

Ce n’est pas fini !

En dehors de tout ce qui vient d’être évoqué, EOE c’est aussi du crafting et pas juste un peu. Toutes les quêtes secondaires et objectifs de combat vous récompensent de richesse et aussi de matériaux plus rares les uns que les autres.

Vous pouvez fabriquer des consommables pour les combats : potions de soins, de magie, de résurrections, des pièges, ou encore des grenades. Il y a toute une panoplie divers et variés. Les équipements sont également de la partie, entre armure et armes vous aurez de quoi faire.
Surtout que les armes ont un système assez ressemblant à celui de Final Fantasy VII, avec les Materia, sauf que ceux-là s’appellent des cristaux. Ils augmentent vos paramètres mais déterminent aussi les sorts et compétences que chacun pourra utiliser en combat. Les cristaux aussi sont personnalisables via un système de fusion de plusieurs d’entre eux. Ils s’obtiennent à travers des loots ou des objectifs de combats. En plus, chaque arme gagne de l’expérience afin de débloquer des fentes à cristaux pour équiper plus et de différentes manières. La boucle est ainsi bouclée, se battre plus pour se battre mieux !
16/20
Un petit studio indépendant français qui rivalise avec les grands, voilà pour résumer en une phrase. Edge of Eternity, fort de sa propre identité est une véritable réussite. Heureusement que des solutions existent pour porter ce genre de titres sur Switch avec le cloud. Mais c'est en même temps sa faiblesse. Ce n'est pas la plus optimisée. Cette version fait chuter grandement la qualité visuelle du titre comme de nombreuses solutions de streaming. Et pourtant pouvons-nous le lui reprocher ? C'est une question à débat selon la subjectivité de chacun. Ce qui est certain c'est qu'il fait désormais partie des classiques !

Commentaires sur l'article

Cet article vous a intéressé ? Vous souhaitez réagir, engager une discussion ? Ecrivez simplement un commentaire.

Aucun commentaire. Soyez le premier à réagir !

Soutenez PN : achetez ces jeux !

16 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Si on ne devait évaluer que le jeu en lui-même, la note aurait atteint facilement 18. Il sort complètement des sentiers battus et c'est une chose qu'il faut saluer. C'est ce que nous avons apprécié, à un tel point que nous avons stoppé notre progression pour l'acquérir sur PC afin d'en prendre encore plus plein les yeux. Avec le clipping aléatoire,l’image grésillante du streaming et les temps de chargement à rallonge surtout lorsqu’on lance le jeu, il était difficile de ne pas céder à la tentation. Oui c'est mal, Puissance Nintendo qui ne joue pas à domicile ! Mais que voulez-vous ? Edge of Eternity le vaut bien !

Jouabilité
Complet à tous les niveaux, il se pare de nombreux tutoriels présentés et mis en scène efficacement à travers la pratique qui rend l'aventure très accessible. On reproche quelques défauts d'ergonomie comme la taille des icônes sur la carte ou celles des petits caractères des menus et des déplacements qui manquent d’optimisation en combat.
Durée de vie
Après une bonne trentaine d'heures de jeu, on en a pas encore vu le bout. Pour un jeu indépendant, ça force le respect. Il faut dire aussi qu'on passe beaucoup de temps sur les quêtes annexes et sur l'optimisation de son équipement. L’aventure offre de nombreuses scènes avec des discours drôles et poignants. Sélène en est la championne tandis que Daryon est le roi des héros désabusés ! Tout pour dévier de l’axe principal, mais n'est-ce pas là tout le but d'un bon RPG ?
Graphismes
La version cloud permet de se rapprocher des versions PC et autres consoles. C'est une très bonne chose de rendre accessible EOE aux détenteurs d'une Switch. La qualité visuelle dépend du serveur et de votre connexion. Ils font au mieux pour rendre hommage à la réalisation époustouflante.
Son
Avec le renfort d'une guest star, l'ambiance sonore est digne des plus grandes aventures. Chaque zone dispose de son thème qui se fait tantôt plus présent et tantôt plus discret pour rythmer l'exploration. Ajoutez à cela des doublages de qualité et vous avez là une bonne composition. Cependant l'ensemble manque de variété.
Intérêt
Au même prix que sur les autres supports, c'est à dire 29,99 €, l'intérêt de cette version cloud Switch est assez mitigé. D'un côté on se retrouve avec un RPG d'une qualité rare et en même temps on voudrait en profiter à fond via un support plus puissant techniquement. Mais qu'en est-il des personnes qui n'ont pas le budget d'avoir plusieurs médias ? Cette version est là pour ça, imparfaite techniquement mais c'est toujours mieux que rien.

Votre avis sur le jeu Notez ce jeu !

Vous souhaitez donner votre avis sur le jeu Edge of Eternity (Switch) ? Attribuez-lui une note. Vous pouvez également écrire un commentaire, et devenir fan du jeu.

  • Ma note
  • Devenir fan !
POSTER MON TEST
Il n'y a encore aucun avis de visiteurs pour ce jeu.

Galerie images

Mots-clés en relation

MonPN : la communauté Nintendo par PNConnectez-vous ou créez un compte en quelques clics

Vous aussi, partagez votre passion, Rejoignez-nous !
Découvrir MonPN

Connexion

Vous avez déjà un compte sur MonPN (ou sur le forum) ? Identifiez-vous simplement !

Créer un compte

Vous n'avez pas encore de compte ? Créez-en un simplement en remplissant le formulaire ci-dessous. C'est totalement gratuit.

MonPN, késako ?

MonPN est l'espace membre de Puissance Nintendo. Avoir un compte MonPN donne accès à une multitude de fonctionnalités, totalement gratuitement :

  • Le Forum et ses 700.000 messages
  • Réagir aux articles
  • Devenir Fan des jeux, personnalités, séries de jeux...
  • Noter les jeux
  • Ecrire des tests
  • et bien plus !

MonPN : la communauté Nintendo par PNConnexion réussie

Vous êtes désormais connecté.

Retournez sur la page d'accueil

×