L’obscurité est votre amie
Le principe d’OBAKEIDORO 2 est très simple : c’est un cache cache géant. Sur différentes cartes, vous allez devoir soit vous cacher, soit trouver les humains cachés. Le jeu s’ouvre sur un tutoriel assez exhaustif, qui vous montre les spécificités de chaque camp. Ainsi, vous apprendrez à vous baisser avec X en humain pour étouffer la lueur de votre lanterne et ne pas être vu par les monstres. Vous découvrez aussi qu’avec Y vous pouvez utiliser le pouvoir de votre lanterne pour étourdir les ennemis et vous enfuir.
Mais pourquoi s’enfuir ? Car les monstres doivent vous attraper, pour vous placer dans une cage. Vous ne pouvez alors compter que sur vos alliés pour vous libérer en appuyant sur les deux boutons qui en contrôlent l’ouverture. Attention cependant : des petits fantômes vont venir perturber votre partie, en volant les boutons, en vous repérant et en indiquant votre position aux monstres si vous restez trop longtemps immobile ou accroupis. Tout un tas de choses qu’il va falloir maîtriser si vous voulez gagner la partie. Celle-ci se déroule sur trois minutes, un temps à la fois long et court, selon comment se déroule la partie.
En monstre, les choses seront sensiblement identiques : vous bénéficiez d’une attaque normale et d’une attaque spéciale, qu’il faudra charger pour qu’elle fasse des dégâts autour de vous. Vous devez donc attraper tous les humains pour gagner, en évitant les attaques de lanterne ou en contrecarrant leurs plans pour ouvrir la cage.
En multi ou en solo
Il existe plusieurs modes de jeu dans OBAKEIDORO 2. Le mode solo permet de jouer contre des bots contrôlés par le jeu. Vous allez pouvoir sélectionner les cartes que vous souhaitez, pour explorer les différents environnements à votre disposition. Il faut d’ailleurs jouer plusieurs fois une map pour en débloquer une autre, et ainsi de suite. Le mode solo est un peu particulier : vous gagnez des pièces tout au long de la partie. Si vous êtes humain, le nombre de pièces est calculé selon votre proximité avec le monstre (plus vous en êtes proche, plus vous en gagnez). Si vous êtes monstres, vous en gagnez aussi en attrapant les humains.
Les pièces vont vous permettre d’acheter des lanternes en boutique et d’augmenter votre galerie de monstres. L’un comme l’autre modifie vos statistiques : plus ou moins rapide, des pouvoirs spécifiques en fonction des monstres, etc. Mais l’argent ne sera pas la seule chose nécessaire pour obtenir ces améliorations : il faut monter le rang des humains et/ou des monstres pour les débloquer. Et pour monter les rangs, il faut jouer. Le rang est l’équivalent des niveaux, qui montent avec l’expérience de jeux, gagnée aussi bien en solo qu’en multi.
Et les parties en multi sont de deux types : celles où vous pouvez rejoindre des inconnus et celles que vous allez créer entre amis possédant le jeu. Il est possible de rejoindre une partie en ligne aléatoire en étant en duo, ou encore de jouer avec le GameShare pour jouer en local avec un jeu. Mais quelle que soit votre manière de rejoindre une partie, son déroulement se fait de façon assez similaire. La vraie grosse différence se situe dans la modification des paramètres, faisable en partie entre amis : vous pouvez alors modifier le nombre de monstres et d’humains (et faire des 2v2 par exemple), changer la durée de la partie, ajouter des bonus de vitesse à l’un ou aux deux camps, etc.
Chasser ou être chasser
OBAKEIDORO 2 est un jeu sympathique. Cependant, force est de constater plusieurs petites choses qui viendront perturber votre expérience de jeu. Du fait du jeu en ligne, il existe une petite latence entre le moment où vous attaquez (en humain ou en monstre) et le moment de l’attaque. Celle-ci devient alors imparfaite et vous pourrez vous faire attraper (ou rater un humain) sur pas grand chose, ce qui s’avère frustrant. De la même façon, en monstre, il faudra maintenir le bouton de l’attaque spéciale jusqu’à la fin du chargement (visible à l’écran par un petit rond qui se remplit) sous peine de ne jamais réussir l’attaque. Et il existe une petite latence entre le début de votre appui et l’affichage de la jauge à l’écran.
Ce n’est pas grand chose, mais ces petites latences d’affichage viennent parfois contrecarrer vos actions. Surtout quand vous vous trouvez face à des joueurs particulièrement entraînés. Et trois minutes, ça peut être très court dans une partie qui se passe bien, mais très long quand on est frustré de ne pas réussir ses actions.
Autre fait intéressant : les parties en multi tournent toutes les heures. Toutes les heures, la carte, mais aussi le nombre de joueurs, varient dans les parties en ligne contre des inconnus. Ainsi, vous pouvez passer d’une partie à trois humains et un monstre, à six humains et deux monstres l’heure d’après. C’est une excellente idée : ça permet de jouer sur une carte et de ne pas attendre le lendemain pour tenter d’autres façons de jouer. Les grandes cartes, avec deux monstres, sont aussi une bonne idée : sur certaines maps, c’est clairement plus plaisant de jouer à plusieurs monstres plutôt que seul face aux humains.
Vos actions ont toujours un impact : elles permettent d’obtenir des pièces, mais aussi des tampons sur différentes cartes (humain, monstre, partie solo et… événement d’hiver ? La carte est en effet déjà implémentée, pour un futur événement). Cela vous permet d’obtenir des bonus permanents : une amélioration de votre vitesse ou même vous permet de débloquer des nouveaux humains et monstres à utiliser lors de vos parties. L’équilibre entre le shop et les tampons est intéressant, d’autant qu’on peut avoir un aperçu des nouveaux personnages lors des parties en multi.
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