Test de Duskfade : un bon plateformer qui manque un peu de saveur
Brisez les chaînes du temps et sauvez le pays de la nuit éternelle causée par l’apparition d’une étrange tour.
TestOn y incarne Zirian, un jeune apprenti horloger qui part à la recherche de sa sœur après l'apparition d'une mystérieuse Tour de l'Horloge ayant plongé le pays dans une nuit éternelle.
Ce titre indé reprend clairement les codes de jeux de même catégorie des années 2000 comme, par exemple, Kingdom Hearts, Jak & Daxter ou encore Ratchet & Clank. Cette inspiration fait-elle de Duskfade une grande aventure ? Nous vous répondons dans ce test.
La Tour de l’Horloge, un mystère à résoudre
Mais de quoi parle Duskfade ? Comme dit dans l’intro, nous y incarnons Zirian, un apprenti horloger. Il tente désespérément de convaincre sa sœur, Allira, de sortir de la pièce d’où elle s’est enfermée après la mort de leur grand-père. On ignore ce qu’elle y fait mais peu de temps après, une mystérieuse tour apparaît plongeant le monde dans une nuit éternelle et en plus, la sœur de notre héros disparaît.Un début de scénario plutôt énigmatique et sympathique dont on découvre les secrets tout au long de l’histoire.
Après une courte exploration, on sauve un oiseau mécanique appelé Coucou, doté d’une conscience propre, qui semble amnésique et qui aurait été créé par Allira elle-même. Cette petite bestiole décide donc de nous suivre durant notre aventure même si elle n’a pas une réelle utilité mis à part attirer notre attention sur certains éléments ou nous donner des indices sur le chemin à suivre.
L’histoire est assez classique mais fonctionne bien. Les cinématiques sont sympas à regarder. Dommage que le scénario manque un peu de profondeur. On a du mal à être vraiment happé par l’intrigue. Malgré la beauté du jeu, on finit par s’y ennuyer un peu.
Durant l’exploration, mis à part les monstres, les paysages paraissent vides, les quelques personnages que l’on rencontre sur notre route, sans âme. Seuls les traits de Zirian sont expressifs. Il n’y a pas de carte ni de boussole pour nous repérer mais au final, on n’en a pas spécialement besoin car notre chemin est quasiment balisé par des petits cristaux ce qui rend les parcours très linéaires. Ces petites pierres bleues nous servent aussi de monnaie pour acheter des améliorations à notre héros.
Le level design est clairement le point fort du jeu. Comme dit plus haut, le jeu est magnifique et nous offre de très beaux panoramas. Les cinématiques sont très sympas à regarder, les couleurs sont nettes et chatoyantes. L’aspect cartoon risque de ne pas plaire à tous mais fonctionne parfaitement bien dans cette aventure. Les monstres sont autant colorés que les personnages et les paysages, ce qui ne les rend pas le moins du monde effrayants et menaçants même s’ils peuvent paraître agaçants en combat. De plus, le bestiaire n‘est pas particulièrement varié, ce qui est dommage.
Un gameplay particulièrement accessible à tous
En termes de gameplay, les phases de plateforme occupent une place majeure dans l’aventure. Zirian peut sauter, faire des dashs, des roulades, utiliser des accessoires comme un grappin pour atteindre certains niveaux lointains et/ou surélevés etc. Comme dans tous les jeux du genre, il faut très souvent faire preuve de rapidité et de dextérité pour franchir certains paliers.Cependant, c’est loin d’être insurmontable. Au contraire, le plateformer ici est plutôt simple et parfaitement accessible à tous. Les chemins et les obstacles sont faciles à trouver et à franchir. Même les mécanismes cachés dans l’environnement ne le sont pas très longtemps puisque Coucou nous fait signe quand il y a quelque chose à faire.
Ainsi, Duskfade étant très accessible, c’est l’idéal pour ceux qui ne connaissent pas le genre. Mais pour les autres, il pourrait manquer de challenge car il n’offre pas beaucoup de liberté de recherche et de découverte.
Autre aspect qui peut gêner : la caméra. Elle n’est pas très intuitive et est trop proche du personnage. On a du mal à visualiser correctement tout ce qui nous entoure et cela peut également nous handicaper durant les combats.
Parlons-en des batailles d’ailleurs. Rappelez-vous l’apparition de la tour de l’horloge. Cette dernière fait également surgir d’un peu partout d’étranges créatures très hostiles. Et même si elles ne sont pas spécialement effrayantes, comme dit plus haut, elles peuvent facilement être agaçantes.
Notre héros combat avec une aiguille d’horloge qui lui sert d’arme principale mais aussi d’outil permettant d’activer des mécanismes et d’ouvrir des coffres tout au long de l’aventure. Cet aspect nous rappelle bien évidemment Kingdom Heart avec le héros qui manie une clé géante servant également à déverrouiller n’importe quelle serrure.
Face aux ennemis, Zirian utilise principalement son arme et son esquive. Il peut faire des attaques légères et lourdes.
Il n’y a pas de système de points d’expérience ni de palier de niveau. Pour vaincre nos ennemis, il faut observer notre environnement tout en retenant certains patterns pas très compliqués. On a cependant la possibilité d’acheter des améliorations (grâce aux cristaux combinés à des rouages), afin de rendre notre héros plus puissant.
Les combats ne sont pas particulièrement difficiles mais il convient tout de même de rester mobile et d’esquiver souvent si on ne veut pas se prendre trop de coups. Surtout avec une caméra légèrement prise de tête par moment.

















Cet article vous a intéressé ? Vous souhaitez réagir, engager une discussion ? Ecrivez simplement un commentaire.