Test de Day of the shell : quand le rogue-lite rencontre le tactical
Pour sauver ce qu’il reste de l’humanité, vous allez devoir arpenter les terres et vaincre les différents ennemis sur votre route, dans un rogue-lite tactical qui cache bien son jeu.

Par le pouvoir de la déesse !
Alors que les dieux ont tenté de détruire le monde, ne laissant que des petites îles éparses, une déesse vous offre le pouvoir de vous dresser contre les dieux. Il faudra vaincre les monstres au fur et à mesure de votre progression pour tenter de restaurer l’intégrité du monde et le sauver.L’univers de Day of the Shell est assez flou, mais suffisamment détaillé pour que vous puissiez vous y glisser. Après tout, toutes les quêtes pour sauver le monde sont universelles non ? Ici, vous n’échappez pas à la règle : pour mener à bien votre mission, vous devrez mourir et renaître jusqu’à y parvenir. Heureusement qu’une des déesses est de votre côté, vous accordant l’immortalité nécessaire à votre quête.
Pour le reste, tout est affaire de tactique. Day of the Shell propose un rogue-lite avec des éléments de tactical. Sur le papier, c’est une bonne idée. Ce n’est pas le premier titre à jouer avec ces deux genres pour les mélanger, souvenons-nous, par exemple, de Ruin Raiders ou encore Guild of Ascension.
Sortir de sa coquille
Le principe du jeu est donc simple : vous allez d’îles en îles, devez y vaincre tous les ennemis pour récupérer un gros loot et ensuite passer à l’île suivante. Celle-ci pourra aussi bien être une nouvelle arène qu'une boutique ou un loot spécifique. Au début de votre run, vous avez la possibilité de choisir entre plusieurs armes, d’accéder à une boutique de bonus qui sont pérennes.Mais outre cela, qui est commun à de nombreux rogue-lite, Day of the Shell propose un gameplay dynamique qui change un peu les règles du tactical. Si en effet chaque camp semble agir l’un après l’autre, les ennemis n’attaquent pas à tous les tours. Parfois il leur faudra un ou deux voire trois tours pour se placer et vous attaquer.
Dans tous les cas, le tour avant leur attaque, vous verrez sur le sol les cases impactées par leur action. Vous pouvez donc vous mettre à l'abri. Le jeu bénéficie d’un code couleur très simple à retenir : les cases bleu clair vous offrent une protection minimale, les bleues foncées sont quasiment à 100% sûres en cas d’attaque. Tandis que les rouges… A vos risques et périls !
Tout est ensuite une affaire de timing : A vous aussi de le dompter pour réussir à attaquer, vous mettre à couvert quand nécessaire et vous déplacer. Le système de combat dynamique donne un vrai rythme à votre action, mais nécessite aussi de bien comprendre le pattern de tous les ennemis : car tous ont leur propre fréquence d’attaque.
S’améliorer à chaque passage
Comme dans tout rogue-lite, vous trouvez sur votre chemin des améliorations. Celles-ci demandent à leur tour un peu de stratégie : nombreuses sont celles qui ont des conditions. Plus d’attaque si vous êtes à moins de quatre cases de l’ennemi. Possibilité de stun l’adversaire s’il est à découvert…Les bonus sont aléatoires, trouvables en fin de zone pour vous récompenser d’avoir réussi l’île. Île qui, elle, n’est pas générée procéduralement. Alors Day of the Shell est-il encore un rogue lite quand on sait que tout n’y est pas totalement procédural ? On vous laisse en débattre. Le hic c’est que l’effet de redondance, et donc l’équilibre nécessaire à tout jeu du genre, est assez rapidement présent, d’autant qu’il faudra parfois se battre contre la RNG pour obtenir les bons bonus au bon moment. Certes, cela vous pousse à jouer différemment et à vous adapter sans cesse.
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