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Chrono Cross: The Radical Dreamers Edition A paraître sur Switch

Test de Chrono Cross: The Radical Dreamers Edition (Switch)

Test de Chrono Cross : The Radical Dreamers Edition, l’un des derniers représentant d’un âge d’or.

Dans sa frénésie nécromancienne, Square Enix nous ressuscite un autre monument du JRPG dans une version qui a pour ambition de permettre au plus grand nombre d'en profiter. Mais Chrono Cross : Radical Dreamers Edition est-il à la mesure de sa légende ?

Test
Si vous avez connu ou êtes familier de l’âge d’or du JRPG, vous devez savoir que la Playstation fut un charnier pour certains des jeux les plus mythiques de Squaresoft (qui fusionera avec Enix pour devenir Square Enix).
Chrono Cross fait partie de cette prestigieuse série de titres cultes mais n'aura, comme d'autres, pas eu droit à une localisation au-delà de l'Amérique du Nord et restait jusque-là une perle rare que seuls les anglophones auront pu explorer.
Cette injustice est aujourd'hui réparée grâce à une ressortie inespérée du titre, accompagné d'un opus encore plus confidentiel jamais paru hors du Japon. Reste à savoir maintenant si le jeu méritait cette attente et si Square Enix a honoré le titre d'un portage de qualité.

Comme un air de déjà vu

Après une introduction en plein milieu d’une scène d’action aux faux airs de rêve prémonitoire, nous découvrons Serge, un jeune homme qui, dans la plus pure tradition narrative nipponne, se réveille en retard. Sur son île paradisiaque, la vie semble s'écouler paisiblement : une mère aimante, un cadre idyllique au bord d'une mer azur, des villageois pittoresques et une amie d'enfance qui a tout de l'âme sœur providentielle.
Pourtant, suite à un étrange phénomène, notre héros se retrouve dans un monde qui semble en tout point similaire au sien mais avec quelques subtiles différences, la première étant que, dans ce monde, Serge est mort depuis 10 ans. Tandis qu'il cherche à comprendre la situation, il se retrouve malgré lui embarqué dans une aventure extraordinaire, où il devra lutter à travers les couloirs sinueux du temps et affronter son destin.
Comme souvent avec Squaresoft, nous partons d'une base convenue pour développer un propos ou un gameplay de qualité. Et de qualité il va bien être question : en plus d'une intrigue riche, basée sur le voyage temporel (ou, devrions nous dire, entre les timelines), le jeu propose un nombre assez impressionnant de personnages à même de grossir les rangs de votre équipe. En effet, lors de sa quête, Serge peut être rejoint par une bonne quarantaine de comparses aux apparences, motivations et personnalités très variées.
Et c'est, là, la plus grande force du titre, le fait d'avoir autant de personnages potentiels va non seulement inciter le joueur à parler à un maximum de PNJ et ainsi découvrir au mieux son univers. Mais cela va également offrir un potentiel de rejouabilité important au jeu. Et on peut dire que la traduction française intégrale est de fait fort appréciable. On dénote quelques coquilles ça et là, mais rien qui ne puisse sortir véritablement le joueur de son aventure. Alors certes, beaucoup de personnages représentent des archétypes et tous les protagonistes ne jouissent pas d'un développement passionnant mais vous aurez de quoi trouver votre petit chouchou, à n'en pas douter.

Une esthétique léchée pour un lifting paresseux

Pour un jeu dont l'intrigue tourne beaucoup sur le thème du temps, il est assez amusant de voir qu'on a constamment envie de le jauger dans deux temporalités : la fin des années 90 et le début des années 2020.
Si on le considère avant tout comme un jeu de la fin du millénaire, Chrono Cross fait partie des plus beaux jeux que la PlayStation ait pu offrir. Encore aujourd'hui, le jeu jouit d'une direction artistique forte, des décors pré-calculés enchanteurs, des modèles 3D de qualité et une esthétique globale maîtrisée et encore très efficace malgré le poids des ans.
Le petit lifting qu'aura offert Square Enix au jeu fait plaisir. Entre les modèles 3D lissés et mieux proportionnés, l'amélioration globale du rendu des environnements, les nouveaux artworks proposés pour les personnages, on sent une volonté de donner une deuxième jeunesse au jeu, à l'instar de ce qu'aura eu Final Fantasy VIII Remastered il y a quelques années.
De plus, on appréciera que, contrairement à ce dernier, Chrono Cross nous permet de passer des graphismes de 1999 aux graphismes "liftés” du remaster et ainsi de pouvoir découvrir le titre dans des conditions proches de l'expérience originale pour ceux qui le souhaitent. Le rendu moderne est d'autant plus adapté pour la Switch qui, en mode portable, permet de magnifier encore un peu plus le tout.
Petite cerise sur le gâteau : nous avons droit à une réorchestration des musiques du jeu qui subliment une OST signé Yasunori Mitsuda (Xenogears, Xenoblade Chronicles 2, Final Fantasy XV, ...) de très grande qualité et dont de nombreux thèmes se retrouveront rapidement gravés dans votre tête.

Néanmoins, on sent que le lifting en question se contente du strict minimum.
Si on peut apprécier un rendu moins daté, il est difficile de ne pas grincer des dents en voyant des cinématiques à la qualité et au format d'époque et surtout des baisses de framerate régulières, en combat comme en dehors.
Soyons clairs, nous sommes sur un RPG au tour par tour et de telles lacunes ne sont pas bloquantes pour jouer dans l'absolu mais cela dénote tout de même d'une paresse de la part du studio qui devient de plus en plus problématique. En vingt ans, Square est passé d'une équipe offrant des jeux à la pointe de la technique en 1999 à des titres faiblards techniquement au vu des standards de 2022 (même pour un portage).

Un système de combat original mais inégal

Mais bien sûr, si la narration d'un RPG se doit d'être satisfaisante, il est un autre élément au moins tout aussi important : le système de jeu. Soyons clair, autant le scénario est des plus accrocheurs, autant le gameplay est moins enthousiasmant. Le jeu propose un système de combat au tour par tour somme toute assez classique : une équipe de trois personnages peuvent attaquer ou utiliser des capacités spéciales (magies ou objets divers) mais avec quelques spécificités.
Pour attaquer, chaque personnage dispose de sept points d’endurance et peut utiliser trois types d'attaque au corps à corps : coup faible, moyen et fort, nécessitant respectivement un à trois points d’endurance.

Mais chaque attaque va avoir un taux de réussite différent, décroissant de l’attaque la plus faible à la plus forte. A chaque attaque réussie, la probabilité de faire mouche à la prochaine estoc augmente.
Ainsi vous vous retrouvez à quasi systématiquement commencer par deux ou trois coups faibles avant d'envisager une attaque puissante.

D’autre part, les capacités spéciales disposent d'un niveau nécessitant d'avoir préalablement fait une attaque du niveau correspondant. En clair, pour utiliser une magie surpuissante de niveau trois capable d'attaquer tous vos assaillants, il vous faut impérativement utiliser auparavant un coup fort.
Vous l'aurez compris, les capacités spéciales peuvent avoir différents effets souvent déterminants ce qui nécessite d’avoir l’équipe la plus polyvalente possible.
En effet, chaque capacité spéciale a un “type” spécifique représenté par une couleur (le bleu opposé au rouge, le vert opposé au jaune, le blanc opposé au noir), et chaque personnage et ennemi dispose également d’une affinité avec l’une de ces couleurs. Il s'agira donc lors des affrontement, non seulement d'exploiter habilement les faiblesses ennemies en utilisant une capacité de type opposé, mais aussi de tout faire pour éviter que l'adversaire puisse exploiter nos propres faiblesses.
Alors certes, sur le papier tout ceci est très attrayant et stratégique, mais il en ressort en réalité une certaine redondance assez rapidement. En effet, une fois les bonnes capacités acquises et vos personnages équipés de techniques variées, il devient très facile de rouler sur à peu près tous les adversaires que vous rencontrez. De plus, contrairement à la quasi totalité des RPG, la montée de niveau ne se fait pas via une acquisition progressive d'expérience mais au gré des combats de boss, souvent assez intéressant. Le reste des affrontements, non aléatoires par ailleurs, ne permettent que de légèrement booster quelques statistiques de vos personnages, mais passé une dizaine de combats entre chaque boss, vous n'avez littéralement plus aucun intérêt à vous battre.
A cet effet, les ajouts habituels de Square Enix dans sa réédition peuvent être salutaires. En effet, vous avez la possibilité d'accélérer la vitesse du jeu par deux , la ralentir de moitié afin de réussir des actions contextuelles dans les villes et donjons, annuler les combats aléatoires, ou encore rendre vos personnages invulnérables. Grâce à toutes ces options, il vous est possible de profiter au maximum de la narration sans avoir à vous soucier des combats, ce qui plaira sans doute aux plus pressés et permet de se focaliser sur l'histoire. Mais on peut regretter que le recours à ce genre d'options puisse paraître si tentant, ce qui en dit long sur l'intérêt du système de combat.

Radical Dreamers : Le bonus inespéré

Mais là où Square Enix a réussi à véritablement piquer notre curiosité, c’est bien avec le second jeu inclus, vestige du Satellaview de la Super Famicom (extension sortie en 1995 permettant aux joueurs japonais de profiter de jeux diffusés via un satellite).
Radical Dreamers - le Trésors Interdit nous plonge dans une aventure textuelle et purement narrative nous contant les aventures de Serge, Kid et Magil, trois comparses qui vont tenter de s’infiltrer dans un manoir pour dérober la “flamme gelée”.
Vous aurez d’emblée reconnu le nom de Serge qui a donc connu ses premières aventures sur SNES en 1996. A l’époque, le jeu était une sorte d’extension à Chrono Trigger (puisque les deux univers sont bel et bien connectés) et sera ce qui servira de base pour Chrono Cross trois ans plus tard.
Pourtant, c’est bien dans la forme que le titre va le plus nous surprendre puisqu’il ne sera question ni de combats au tour par tout ni même de contrôle direct sur les personnages mais bien d’une expérience narrative totale, très proche des livres dont vous êtes le héros.
En ce sens, la traduction intégrale du titre paraît d’autant plus indispensable que tout passe par le texte. Certes, ce dernier s’affiche sur des illustrations permettant d’avoir une vague idée des lieux, objets et ennemis rencontrés mais ne constitue rien de plus qu’une toile de fond à l’aventure. Ainsi, la narration, les illustrations et la bande son discrètes mais efficaces suffisent à plonger le joueur réceptif dans une ambiance mystérieuse et parfois anxiogène où on notera, par ailleurs, une très grande qualité dans les dialogues et les descriptions qui ne lésinent pas sur les détails parfois étonnamment violents.
Ainsi, le joueur sera sans cesse sollicité pour décider de la marche à suivre, des pièces à explorer, des interactions à avoir avec l’environnement ou des mouvements et attaques à effectuer lors des combats. Il n’est d’ailleurs pas rare d’avoir une limite de temps (non indiquée sur l’écran) lors de certains choix, notamment lors des affrontements ou quand un piège se déclenche. Le titre demande ainsi une implication de tous les instants au joueur qui doit se souvenir des routes empruntées et des lieux découverts afin de pouvoir revenir au besoin pour avancer encore un peu plus dans le manoir.
Alors certes, on peut regretter que le titre n'ait pas bénéficié d’une petite mise à jour technique, ne serait-ce que sur les illustrations qui manquent parfois de finesse. Cependant, cet aspect désuet est justement l’un des points forts du jeu qui garde ainsi une aura rétro très appréciable. Un choix qui ne fera pas l’unanimité mais dont la radicalité en fait de fait un objet de curiosité vidéoludique que vous ne mettrez que quelques heures à parcourir mais qui offre, à l’instar de Chrono Cross, plusieurs fins alternatives à même de vous poussez à repartir à l’aventure.
14/20
Qu’on ne se méprenne pas, si vous êtes un amoureux des JRPG ou un archiviste dans l’âme qui veut découvrir des jeux confidentiels et singuliers, vous pouvez sans problème vous essayer à Chrono Cross : The Radical Dreamers Edition. Vous y découvrirez un jeu à l’univers et l’histoire riches et un système de jeu inégal mais qui laisse une grande place à la personnalisation et est particulièrement adapté aux affrontements contre les boss.
L’ajout de Radical Dreamers est un véritable cadeau de Square Enix qui nous permet de faire, dans les meilleures conditions, un jeu au concept très particulier mais étonnamment accrocheur malgré son côté minimaliste. Il est cependant vraiment dommage que l’écrin du jeu principal soit si peu travaillé et qu’on se retrouve avec des lacunes techniques qui paraissent totalement aberrantes en 2022.

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skk
La version ultime est la version steam avec les modes qui arrangent les baisses de frame rate et qui upgrade les graphismes.

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14 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Chrono Cross : The Radical Dreamers Edition n’est certainement pas le remaster que méritait un tel titre mais les qualités intrinsèques du jeu sont telles qu’il est difficile de ne pas prendre de plaisir en y jouant. On aurait simplement aimé que les efforts mis dans la localisation des deux titres composant cette édition se ressentent sur tous les aspects du jeu principal de cette dernière. Mais si vous pouvez passer outre une technique perfectible et le côté daté d’un titre typique de la fin de la cinquième génération de console, vous pourrez profiter d’une aventure palpitante et d’un jeu bonus aussi surprenant dans son concept qu’accrocheur.

Jouabilité
On parle d’un RPG au tour par tour signé Squaresoft, il est donc compliqué d’imaginer comment on pourrait se retrouver avec une mauvaise jouabilité à la base. Les persos en 3D sur des environnements précalculés occasionnent un manque de précision pour certaines interactions mais rien de véritablement problématique. On peut cependant se demander pourquoi, parmi toutes les options de conforts ajoutées au jeu, les développeurs n’ont pas jugé bon de rajouter une sauvegarde rapide disponible à tout moment.
Durée de vie
Comptez plusieurs dizaines d’heure pour venir à bout de Chrono Cross et cinq bonnes heures pour Radical Dreamers (si vous ne vous perdez pas et ne mourrez pas trop). Après, si vous êtes du genre à faire du 100% ou au moins à découvrir les multiples fins des deux titres, vous pouvez facilement décupler ce temps de jeu.
Graphismes
Que l’on soit bien clair, le jeu est encore beau aujourd’hui et garde une patte graphique avec un cachet indéniable, typique des jeux Playstation de Squaresoft. Mais si l’on considère ce qui se fait en termes de remaster de nos jours, force est de constater que Square Enix se contente du minimum syndical. Que ce soit une décision interne ou un mauvais choix de prestataire pour s’occuper du titre, le résultat reste bien en deçà de ce que l’on est en droit d’attendre.
Son
Une très bonne bande musicale à la base qui bénéficie de remix soignés permettant de profiter au mieux du travail de Yasunori Mitsuda. Vous vous surprendrez à fredonner certains airs des heures après votre dernière partie. Ceux ayant déjà joué à des titres de cette époque reconnaîtront sans problème des bruitages déjà utilisés dans d’autres jeux du studio, ce qui donne un côté familier à cet univers sonore qui fait toujours son petit effet.
Intérêt
Niveau scénario et développement d’univers, on est dans du très bon. L’histoire démarre en à peine quelques petites heures et on est très vite intrigué par ce qui nous arrive dans un récit porté par des personnages attachants et hauts en couleur. En revanche, si l’on reconnaît une certaine inventivité dans le système de combat, ce dernier n’est véritablement intéressant que lors des affrontements contre les boss et un peu redondant en dehors. Sans doute est-ce pour cela que le jeu n’a pas de combat aléatoire.

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