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Et si Apple rachetait Nintendo : des analystes conseillent à Apple d'acheter Nintendo

Un article de Barron's Barron's, un important hebdomadaire américain très lu dans la communauté financière aux États-Unis, semble un peu provocant : sur leurs conseils, Apple devrait acheter Nintendo. Un poisson d'avril avant l'heure ? Pas vraiment.

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Repéré par notre camarade Thibault, un article récent publié par l'hebdomadaire américain Barron's a attiré notre curiosité, en particulier si l'on prend en compte le rapprochement spectaculaire opéré entre les deux sociétés évoquées par cet article. Pour de nombreux lecteurs, le nom de Barron's ne vous dira probablement rien, mais cet hebdomadaire fondé en 1921 par Clarence Barron est très lu dans la communauté financière aux États-Unis.

Publiant de nombreux articles de réflexion, de synthèses de l'activité des marchés de la semaine écoulée et des éditoriaux d'information sur la semaine à venir, ce n'est donc pas un petit journal souhaitant faire un buzz facile mais une véritable réflexion logique concernant les opportunités de marché à saisir par Apple pour redresser le cap après les performances moindres de ces derniers mois.
Tim Cook, le PDG d'Apple

Apple est la société évoquée par cet article, avec des résultats en demi-teinte ces derniers mois (mais nombre de sociétés apprécieraient de n'avoir qu'une maigre part de ces résultats). L'entreprise a ainsi annoncé son premier avertissement sur résultat depuis 2002, entraînant une baisse de son action de 10%, la première aussi importante depuis 2003.

Une catastrophe ? Pas vraiment, les prévisions du groupe étaient de 89 à 93 milliards de dollars de ventes alors que les revenus engrangés pour les trois derniers mois de l'année permettaient d'établir un résultat pour le moment de 84 milliards. Si l'on prend la fourchette basse, c'est donc un retard de 5 milliards de dollars sur les prévisions et c'est ce qui a secoué tout de suite les marchés financiers, tellement habitués aux records de performance d'Apple.

N'en déplaisent à ces marchés financiers qui sanctionnent immédiatement le moindre retard sur les prévisions, Apple reste un géant aux pieds encore bien solides, mais la firme paie actuellement les dégâts collatéraux de la guerre économique opposant la Chine et les États-Unis (ainsi qu'une injonction préliminaire d'un tribunal chinois qui pourrait sérieusement compliquer la commercialisation des derniers modèles iPhone sur le marché chinois pour cause d'une bataille judiciaire opposant Apple à Qualcomm, ce dernier accusant la société américaine d'avoir violé certains de leurs brevets, comme le souligne le site Capital), des ventes en baisse d'Iphone, des retards pour mettre au point son système de recharge sans fil AirPower, des ventes inférieures à la concurrence de ses HomePod (enceinte connectée) et surtout l'absence de lancement d'un produit révolutionnaire depuis 10 ans. Et il faut le reconnaître, après une croissance exponentielle pendant quasiment 15 années, un petit temps pour souffler apparaît inévitable.

Pour avoir une idée du chemin parcouru par Apple, il suffit de se dire que 5 milliards de dollars, c'est deux à trois fois plus que le chiffre d’affaires annuel total d’Apple de 2002, la dernière fois où le groupe a connu une baisse de ses prévisions. Apple ne tombera pas de sitôt et chacun de ses choix est scruté par la concurrence, la firme continuant à être le mètre étalon dans le design et les choix technologiques pour les années à venir. Il n'empêche, cette baisse interroge et chacun tente d'y apporter sa petite lumière personnelle. On pourra ainsi lire l'article de macg.co qui liste les pistes possibles d'actions pour l'année 2019, mais une toute autre option a été apportée par l'hebdomadaire Barron's : et si Apple achetait Nintendo ?

Apple en aurait les moyens financiers. Comme le souligne le dernier document financier remis au gendarme américain des marchés financiers et précisant la hausse record de rémunération de son patron Tom Cook de 22% avec un salaire annuel de 3 millions de dollars bruts et un bonus de 12 millions de dollars fonction des performances des ventes du groupe qui ferait pâlir d'envie n'importe quel ministre ou président français, Apple possède une solide cagnotte de 237 milliards de dollars qu'elle peut investir pour faire face à toutes les situations.

Nintendo a une valeur en Bourse de 34 milliards de dollars et une valeur d'entreprise de 24 milliards de dollars (on rappelle que Nintendo a toujours été soucieuse de préserver son capital et qu'elle dispose d'environ 9,6 milliards de dollars en espèces, son fameux trésor de guerre). Dans l'optique où Apple offrirait une prime de 50% par rapport à la valeur marchande de Nintendo, un seuil pour laquelle Nintendo devrait donner une réponse, le prix de revient s'élèverait entre 40 et 50 milliards de dollars selon que l'on parte de la valeur d'entreprise ou de marché. Une belle somme mais largement à la portée d'Apple d'autant que Wall Street prévoit un chiffre d'affaire de Nintendo de l'ordre de 13 milliards de dollars l'année prochaine.

Pourquoi s'intéresser à Nintendo ?

Si les noms de Netflix ou de Tesla ont été régulièrement évoqués ces derniers temps comme possibilité d'acquisitions de la part d'Apple durant cette année 2019, pourquoi évoquer Nintendo et quel en serait l'intérêt immédiat ?

Selon Tae Kim de Barron's, les deux sociétés se ressemblent beaucoup : de nombreuses liquidités, des profits énormes, des franchises connues dans le monde entier et appréciées, une communauté d'utilisateurs et de fans fidèles et un écosystème de logiciels et de services très intéressant pour Apple.

Actuellement le marché du jeu vidéo est en pleine croissance puisqu'au niveau mondial, on assiste à une hausse de 11%, pour atteindre la phénoménale valeur de 135 milliards de dollars, et la hausse devrait se poursuivre de 9% par an pour atteindre les 174 milliards de dollars d'ici 2021 selon différents scénarios et analyses. Un marché pour laquelle Apple n'est pas insensible car selon Morgan Stanley, plus de 70% des dépenses de l'App Store sont liées aux applications liées au jeu.

On imagine qu'avoir dans son escarcelle les prestigieuses franchises Mario, Zelda et Donkey Kong, l'accès à une bibliothèque de milliers de jeux construits patiemment sur trois décennies, pourrait être un incroyable coup de poker pour Apple et lui permettre ainsi de se replacer correctement face à Microsoft et Sony.

Microsoft s'est forgé une plateforme devenue un important service en ligne et a enregistré au cours de son dernier trimestre une croissance de ses revenus de 44% tirée par les logiciels et services Xbox. Aujourd'hui, la base d'utilisateurs mensuels de son service en ligne Xbox Live a augmenté de 8% et atteint désormais 57 millions d'utilisateurs contre 34,3 millions d'abonnés PS Plus pour Sony en septembre 2018. En cumulant le poids d'Apple et de Nintendo, la nouvelle entité passerait en tête. Un scénario que Apple a refusé de commenter et pour lequel Nintendo reste muet face aux demandes de commentaires.

Que pourrait y gagner Nintendo ?

Si sa console Switch est en pleine forme, il n'empêche que les analystes du marché continuent à émettre de sérieuses réserves sur la capacité de l'entreprise à fournir un line-up régulier de grands titres pour maintenir des ventes importantes. En se basant sur l'année 2018, le coup de boost apporté par Super Smash Bros. Ultimate et Let's Go Pikachu/ Evoli en fin d'année ne sera pas suffisant pour atteindre l'objectif des 20 millions de Switch vendues durant l'exercice fiscal s'achevant le 31 mars 2019. Serkan Toto espère au mieux 19,6 millions, si c'était le cas, ce serait un loupé de peu.

Mais on le rappelle, les marchés n'aiment pas les entreprises qui échouent dans leurs objectifs. Malgré les 19,6 millions de consoles, Nintendo continue à être distancée en base installée par Sony et sa PS4, qui a déjà vendu 91 millions de PS4 dans le monde depuis la sortie de la console en 2013, dont 5,6 millions de consoles rien que durant la période des fêtes 2018, 51 millions de jeux sur cette même période (dont le carton Spider-Man écoulé à 9 millions d'exemplaires) et dont le nombre de consoles pourrait atteindre les 100 millions d'ici le printemps 2019. La PS4 et la Switch marchent sur deux marchés différents et l'un n'a pas gêné l'autre. Mais il n'empêche qu'aux yeux de nombreux éditeurs, notamment américains, la Switch reste un marché encore très fragile par rapport à l'ogre Sony et ne correspond pas aux canons de puissance recherchée pour les titres AAA multijoueur du moment ou pour la VR.

Autre épine dans le pied de Nintendo, sa difficulté à gagner du terrain au-delà de ses consoles, et notamment sur le marché mobile. En étant acquis par Apple, l'ensemble des titres Nintendo pourrait être proposé sur iPhone, Apple TV, iPad, voir Mac ARM puisque la même technologie de puce à base de processeur ARM existe sur la Switch, ce qui faciliterait grandement les conversions logicielles. Apple représente par son écosystème 1,4 milliards d'appareils actifs. Et on imagine qu'Apple se pencherait sérieusement sur une optimisation du Nintendo Switch Online pour proposer une offre payante plus agressive, avec une infrastructure serveur robuste et l'accès à large bibliothèque de jeux. Les produits Nintendo pourraient ainsi obtenir une visibilité démultipliée et Apple récupérerait des revenus récurrents importants et un haut niveau de satisfaction de ses clients (il faut reconnaître la qualité des logiciels Nintendo) et probablement un sacré rush d'une nouvelle clientèle vers les produits Apple.

Dernier point, Nintendo a toujours en projet une activité autour de la santé, le fameux Nintendo Quality of Life dont nous n'avons pas vu grand chose jusqu'à présent. Apple a de son côté fait une entrée remarquée dans l'industrie de la santé et du fitness via ses iPhone et son Apple Watch dont la fameuse fonction électrocardiogramme de la dernière version Series 4. On imagine facilement que les recherches de Nintendo pourraient ainsi trouver une base de périphériques déjà bien installée pour enfin montrer une déclinaison concrète de ses années de recherche.
M Shuntari Furukawa, Président de Nintendo

Pour le moment, tout ceci reste une proposition d'analyste dans une publication très écoutée. Mais ce scénario n'est pas du tout fantaisiste. Une analyse qui nous rappelle une récente déclaration de Shuntaro Furukawa, actuel président de Nintendo, qui indiquait vouloir développer plus de contenu mobile afin de garantir des revenus constants, mais également que la flexibilité était désormais une donnée très importante pour les années à venir, en précisant :
à long terme, peut-être, notre objectif pourrait être de nous éloigner des consoles de salon. Nous ne sommes pas vraiment fixés sur nos consoles. La flexibilité est tout aussi importante que l’ingéniosité.
Rêve ou cauchemar, nous le verrons dans quelque temps. Et si le lancement de Super Mario Run sur iOS avait été l'acte 1 du rapprochement des deux entreprises ? Tempérons tout de même cet article par le fait que ce n'est pas la première fois que des analystes conseillent à Apple d'acheter Nintendo, comme le prouve cet article de GameRant datant d'il y a....7 ans. Mais peut-être que c'est désormais le bon moment pour les deux sociétés d'y réfléchir sérieusement.

Source : Barron's

Commentaires sur l'article

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p2501
"Si sa console Switch est en pleine forme, il n'empêche que les analystes du marché continuent à émettre de sérieuses réserves sur la capacité de l'entreprise à fournir un line-up régulier de grands titres pour maintenir des ventes importantes"

C'est toujours la même rengaine, du "nintendo va mourrir", la main sombre qui lache rien. Je ne comprends pas comment pour pouvez relayer du bad buzz ici même... On se croirait sur bfmtv!
AndAb
@p2501 Franchement avec l'avènement du cloud gaming Nintendo ne pourra pas survivre en temps que "constructeur de console" ou "distributeur de cloud gaming".
Car avec les cloud gaming généralisé :
1 : les gens vont pas d'embêter à acheter une console et des jeux alors qu'il peuvent avoir un forfait avec un catalogue de jeux fonctionnant sur tous les supports (smartphone, tablette, TV). Donc il ne pourront plus être constructeur de console.
2 : Nintendo n'a pas les moyens financiers, ni les compétences pour mettre en œuvre des serveurs et un service de cloud gaming. Donc si il se lance sur le secteur leur service sera le plus mauvais (comme l'est le online de la Switch vis a vis de la concurrence) et ne sera pas adopté.

Actuellement seul les géants comme Microsoft, Google, Apple (s'il depense une grosse partie de leur liquidité pour entrernle marché) et Amazon (qui a annoncé un service de cloud gaming pour le futur) on la capacité de gagner le marché du cloud gaming.

Sony et Nintendo sont totalement hors course et finiront par être simplement des éditeurs de jeux vidéo qui sera accessible sur une ou plusieurs plateformes de cloud gaming. Nintendo avec sont ADN pourra toujours sortir des accessoires ou manettes obligatoire pour jouer à leur jeux s'ils proposent un gameplay particulier comme le motion gaming.
p2501
AndAb a écrit:@p2501 Franchement avec l'avènement du cloud gaming Nintendo ne pourra pas survivre en temps que "constructeur de console" ou "distributeur de cloud gaming".
Car avec les cloud gaming généralisé :
1 : les gens vont pas d'embêter à acheter une console et des jeux alors qu'il peuvent avoir un forfait avec un catalogue de jeux fonctionnant sur tous les supports (smartphone, tablette, TV). Donc il ne pourront plus être constructeur de console.
2 : Nintendo n'a pas les moyens financiers, ni les compétences pour mettre en œuvre des serveurs et un service de cloud gaming. Donc si il se lance sur le secteur leur service sera le plus mauvais (comme l'est le online de la Switch vis a vis de la concurrence) et ne sera pas adopté.

Actuellement seul les géants comme Microsoft, Google, Apple (s'il depense une grosse partie de leur liquidité pour entrernle marché) et Amazon (qui a annoncé un service de cloud gaming pour le futur) on la capacité de gagner le marché du cloud gaming.

Sony et Nintendo sont totalement hors course et finiront par être simplement des éditeurs de jeux vidéo qui sera accessible sur une ou plusieurs plateformes de cloud gaming. Nintendo avec sont ADN pourra toujours sortir des accessoires ou manettes obligatoire pour jouer à leur jeux s'ils proposent un gameplay particulier comme le motion gaming.


1) Je ne suis pas du tout d'accord. C'est le cas si la console ne propose rien de particulier autre que la puissance nécessaire à accueillir un jeu. Or les consoles Nintendo, c'est bien connu, proposent de nouvelles façon de jouer, ce qui donne leur attrait, ça rejoint dans un sens ce que tu dis en fin de commentaire. Chose que ne propose pas les autres consoles coincés dans la course à la puissance et donc coincé par le système de cloud gaming a venir dont ils dépendront contrairement à Nintendo qui ont les compétences et les moyens financiers pour proposer une plus-value, ne serait-ce qu'un accessoire au service du cloud gaming!

2) Justement, les compétences et les moyens financiers ils les ont. D'abord, cette idée que SOny ou Microsoft est largement en avance sur le cloud gaming, c'est du pipo! Le cloud gaming tu propose pou tu ne propose pas le service point! Si une entreprise décide de passer par le cloud gaming, ils ont tout le loisir d'employer les personnes compétentes pour mettre en place le système, le même type de personne qu'emploirait Sony ou Ms. Il n'ya pas de connaissances ancestrales cachées que devraient posséder Nintendo pour être à la hauteur, ce sont juste des choix économiques.

Et sincèrement, pourquoi n'aurai-t-ils pas les moyens financiers de passer par le cloud? On ne demande pas d'envoyer une fusée dans l'espace ou de rembourser la dette d'un pays, il s'agit tout simplement de changer de système et si ça rapporte ils ont tout à fait les moyens de le faire. Tout cela en partant bien sur du principe qu'à la prochaine generation on sera tous passés sur le cloud gaming, ça reste encore à voir.

Je suis d'accord que le cloud gaming c'est l'avenir, mais justement Nintendo a un avenir sans se faire avaler par une autre entreprise car il peut toujours mettre son savoir faire ludique au service des technologies. Le savoir faire ludique est non périssable, alors la course à la technologie c'est peine perdue puisqu'à un moment donné la puissance ne dépendra plus de l'appareil. L'aspect pratique et ludique que propose la Switch par exemple est unique, il ont réussi à recréer quelquechose qu'aucun smartphone ou tablette ne peut faire.

Peut-être que ce qui sauvera Nintendo c'est de continuer comme ils l'ont fait à proposer un système alternatif alors que tout le monde essaye de les convaincre de marcher au pas du système. C'est ça que je critique.
bahascaux
Autat j'adore les chiffres et statistiques liés aux jeux vidéo, autant les analystes et investisseurs commencent sérieusement à me gonfler.
Ninib
Objectivement, le premier à couler sera Sony.

Microsoft a trop d'argent, et ne tirent pas la majorité de leur argent de la partie Jeux video.
Nintendo a autant voire plus de potentiel d'argent que Sony (oui c'est la vérité).

Le problème de Sony :
-> pas d’âme d'entreprise qui a un rapport avec les JV (ok pour les CD, la photo, les TV et autres choses)
-> aucune licence de JV digne de ce nom créée par eux,

Sony n'est qu'une société qui obtient des jeux de la part d'éditeurs externes et les met a disposition sur une console. Ils n'ont aucune licence qui leur appartient capable de faire le poids face à une seule licence appartenant à Nintendo.
Que se passerait-il si par exemple Microsoft se décidait à faire un coup de poker et a acheter l'exclusivité des jeux à succès sur Playstation ?



D'ailleurs, cet article proposerait que Apple rachète Nintendo, c'est qu'il y a un interet. Quel interet de racheter Sony ?
AndAb
@p2501 :
1 : Oui Nintendo sais proposer des choses différentes et c'est ce qui fait sa force. Toutefois il y'a pas photo pour les "gamers" ou les "casuals" il vont choisir quoi ? Acheter une console à 300e + des jeux à 45/50e l'unité ou payer un abonnement à 15/20e par mois pour accéder à un catalogue de milliers de jeu ?
Enfin pour en finir avec ce point, j'ai bien pris la particularité de Nintendo, en indiquant que même en étant que éditeur du service de cloud gaming, il peuvent continuer à vendre des accessoires/manettes pour jouer à leur jeux de manière spécifique et donc de proposer toujours une nouvelle façon de jouer.

2 : Apparemment tu ne connais pas bien le cloud gaming et les infrastructures nécessaire.
a : Pour faire du cloud gaming il ne faut pas que des dev pour créer l'interface, donc il ne suffit pas juste d'employer les personnes compétente comme tu le dis.

b : Microsoft et Sony sont en avance car.
Sony fait déjà du cloud gaming ils ont déjà acheter/louer des serveurs et ont déjà été confronter aux problèmes techniques du cloud gaming.
Microsoft, ils font aussi du cloud gaming, et surtout ils ont des infrastructures énorme inconnue du grand public. Avec des serveurs qu'ils mettent en location pour d'autre entreprise et des câbles sous marin.
Donc il n'y a pas de question à se poser Nintendo est juste à des années lumière des autres pour passer le virage du cloud gaming. Microsoft est le plus avancer des trois.

c : Pour faire du cloud gaming il faut des tonnes de serveurs au quatre coin du monde pour faire tourner les jeux correctement. Puis il faut installer des câbles entre ces serveurs, et donc des câbles sous marin pour relier tous les continents. Donc pour une entreprise c'est soit les poser et payer des centaines de milliards que Nintendo n'a pas, soit de louer les services mais d'être limité par les propriétaires des câbles et des serveurs.


Maintenant il faut savoir que Microsoft, Google, Netflix ont des serveurs et ont déjà fait poser des câbles sous marin, donc ils ont déjà payer les infrastructures et ont déjà fait les travaux qui prenne des années à mettre en place.
Ainsi Nintendo devra louer les infrastructures à ces concurrents direct et donc il vont faire quoi les concurrents : leur faire payer un prix exorbitant, ou simplement leur limité la bande passante ce qui entrainera énorme de latence (un peu comme ce qui c'est passé avec Netflix et Free et dont le service Netflix devenait inutilisable chez Free ce qui ne donne pas envie d'acheter le service).

Finalement comme déjà dis avant Nintendo a de l'argent oui (valeur de marche 34 milliards dont 9,6 milliards en banque) mais rien du tous comparer au géant qui vont attaquer le cloud gaming qui on une valeur de marché (prix de l'entreprise pour l'acheter) Microsoft 848 milliards, Apple 845 milliards sont 237 milliards en banque, Amazon 702,5 milliards (début 2018), Google 739 milliards (juin 2018), Netflix 150 milliards (mai 2018).

En conclusion, Nintendo en plus de ne pas avoir les compétences intellectuels au sein de son entreprises en terme de réseau (il n'y à qu'à regarder le online), n'a pas la capacité financière pour créer un service de cloud gaming sans partenaire.
Fersen
Ces rachats d'une société avec une forte identité par une autre société avec une forte identité me font très peur. Dans la majorité des cas, l'acheteur impose son style à l'acheté qui perd son âme (ainsi que sa valeur ajoutée) et ça se termine toujours en catastrophe.
On ne va pas énuméré tous les cas mais je pense surtout à Activision et Blizzard ou Disney et LucasFilm.

Les financiers à la tête de ce genre d'entreprise ne se soucient que de la rentabilité à court terme et pas vraiment de ce qui fait qu'un produit et/ou une société comme Nintendo est aimé de son public. Disney a racheté LucasFilm une vrai fortune en pensant que n'importe quelle merde estampillé Starwars se vendrait quand même. Après 4 films (dont 2 assez mauvais et 1 authentique navet), la licence est franchement amoché et ne fait plus rêver personnes. J'ai donc très peur qu'Apple se dise la même chose des licences Nintendo sans tenir compte des 30 ans d'histoire de Big N ni de sa spécificité dans le milieu du jeu vidéo.

Si Apple rachète Nintendo, j'ai donc très peur qu'il y perde son âme et tout ce qui fait que nous l'aimons par dessus tout ! Pensez seulement au Zelda de Phillips sur CDI...

p2501 a écrit:C'est toujours la même rengaine, du "nintendo va mourrir", la main sombre qui lache rien. Je ne comprends pas comment pour pouvez relayer du bad buzz ici même... On se croirait sur bfmtv!

C'est surtout qu'on entend cette rengaine depuis le Gamecube, soit une 20aine d'années. Et à chaque fois, Nintendo s'en sort...

AndAb a écrit:@p2501 : Toutefois il y'a pas photo pour les "gamers" ou les "casuals" il vont choisir quoi ? Acheter une console à 300e + des jeux à 45/50e l'unité ou payer un abonnement à 15/20e par mois pour accéder à un catalogue de milliers de jeu ?

Je me trompe peut-être mais j'ai tendance à penser que les "vrais gamers" préféreront toujours avoir leurs jeux en physiques plutôt qu'en démat' ; et ce afin de pouvoir y jouer sans connexion internet ou dans 20/30 ans, quand le service de Cloud aura fermé depuis bien longtemps.
gurtifus
Fersen a écrit:e me trompe peut-être mais j'ai tendance à penser que les "vrais gamers" préféreront toujours avoir leurs jeux en physiques plutôt qu'en démat' ; et ce afin de pouvoir y jouer sans connexion internet ou dans 20/30 ans, quand le service de Cloud aura fermé depuis bien longtemps.


Oui enfin, c'est de plus en plus dur car il n'y a quasi que les grosses licenses qui sortent en démat, et encore : c'est s'il n'y a pas un patch indispensable à télécharger (genre LA Noire, Starlink, Doom, etc...).
Parce que dans 20/30 ans, plus de patch, plus de jeu !
xxifritxx
Si ça se concrétise c'est Super des devices qui coûtent une blinde pour pouvoir jouer aux jeux Nintendo.
S'ils doivent être racheté je préfère qu'ils soient rachetés par Microsoft ou Google.
Fersen
gurtifus a écrit:
Fersen a écrit:Je me trompe peut-être mais j'ai tendance à penser que les "vrais gamers" préféreront toujours avoir leurs jeux en physiques plutôt qu'en démat' ; et ce afin de pouvoir y jouer sans connexion internet ou dans 20/30 ans, quand le service de Cloud aura fermé depuis bien longtemps.


Oui enfin, c'est de plus en plus dur car il n'y a quasi que les grosses licenses qui sortent en démat, et encore : c'est s'il n'y a pas un patch indispensable à télécharger (genre LA Noire, Starlink, Doom, etc...).
Parce que dans 20/30 ans, plus de patch, plus de jeu !

Et c'est, je trouve, le plus gros problème du jeu vidéo aujourd'hui : le jeu-service et le tout en ligne.
Que se passera-t-il lorsque les serveurs se fermerons ? Que deviendrons des jeux comme World of Warcraft, Splatoon ou Fortnite qui sont basé exclusivement sur le multijoueur ? Déjà, avec la disparition du Miiverse, une partie certes négligeable (La chasse aux tampons par ex.) de pas mal de jeux WiIU devient caduque.
Mon frère et moi faisons jouer nos enfants sur les jeux auxquels on jouait à leur âge. Les enfants de maintenant, pourront-ils faire de même dans 20 ou 30 ans ? Moi, je peux encore faire jouer ma fille à Super Mario Bros ou à Kid Icarus... C'est peut-être une réflexion de vieux con mais je ne peut m'empêcher d'avoir très peur pour le futur.

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