Test de Resident Evil VII : biohazard Gold Edition, un excellent portage sur Switch 2
Neuf ans plus tard, Resident Evil VII revient nous effrayer sur Switch 2 et il est toujours terriblement efficace.
TestInitialement édité en janvier 2017 sur Playstation 4, Resident Evil VII a su se démarquer de ses prédécesseurs en proposant pour la première fois une aventure en vue à la première personne. Un élément clé pour une atmosphère terrifiante particulièrement réussie. Intégralement traduit en français et édité dans son édition complète comprenant tous les DLC, que vaut le portage de cet opus sur la Switch 2 ?
Bienvenue en Louisiane !
L'avantage de Resident Evil VII, c’est qu’il n’est pas absolument obligatoire d’avoir joué aux épisodes précédents pour comprendre l’histoire. En effet, il ne s'agit pas de suite directe. Nous suivons Ethan Winters parti à la recherche de sa femme disparue depuis trois ans, Mia. Suite à un message étrange venant de cette dernière, notre héros se retrouve en Louisiane, dans l’un des coins les plus reculés des Etats-Unis.Il tombe sur une ferme étrange qui paraît déserte aux premiers abords. Mais Ethan va vite déchanter lorsqu’il va effectivement retrouver sa femme, enfermée dans une cellule, terrifiée. Et qui semble avoir complètement perdu l’esprit puisqu’elle cherche en plus à tuer l’homme qu’elle aime. Peu après, le jeune homme découvre les Baker, une famille qui va nous donner de véritables sueurs froides tout au long de la partie. En effet, très vite au début du jeu, on découvre qu’ils n’ont plus rien d’humain et que ce sont des monstres qu’il est apparemment impossible de tuer.
A partir de là, la mission d’Ethan est de fuir la maison (qui est plus grande que ce qu’on imagine) tout en réussissant à secourir Mia. Et en perçant les mystère sur cette étrange infection qui s’est propagée à l’échelle familiale.
Le portage du titre sur Switch 2 n’entache pas du tout notre expérience par rapport à la version originale. Alors certes, il s’agit d’un jeu de 2017 sorti sur playstation 4, mais il était trop puissant pour tourner sur la Switch première du nom à l’époque. Sur Switch 2, les mécaniques de gameplay n’ont pas bougé et s’adaptent parfaitement bien à la console hybride.
Resident Evil VII biohazard Gold Edition ne souffre d’aucun bug ni aucun ralentissement. Et les graphismes (déjà très beaux en 2017) ressortent parfaitement bien que ce soit sur écran de télévision ou en mode nomade. Les textures sont nettes et lisses. Avec la finesse de ses détails, le jeu n’a clairement pas à rougir sur Switch 2. En revanche, pour réussir ce rendu, les couleurs sont plus ternes, plus sombres que sur une Playstation 5 par exemple. Mais c’est là un détail qui ne gâche en rien notre expérience.
Un huis-clos des plus angoissants
Nous avons notre objectif et sur le papier, il semble plutôt simple. Sortir d’une maison ne devrait pas être si compliqué. Et pourtant… Outre les différents membres de la famille Baker que l’on doit affronter les uns après les autres, nous avons des portes verrouillées, une maison beaucoup plus grande et labyrinthique qu’il n’y paraît. Heureusement que nous pouvons afficher la carte pour découvrir où nous sommes et où se trouvent les différentes pièces aux divers étages.Nous évoluons clairement dans un huis-clos, ce qui rend l’ambiance encore plus oppressante. Et tout au long de notre exploration, on comprend petit à petit les tenants et aboutissants dans cette histoire cauchemardesque ainsi que ce qui est arrivé aux Baker.
De plus, Capcom propose la Gold Edition sur Switch 2. Nous avons ainsi le droit à tous les DLC ce qui permet d’avoir accès à l’histoire complète du jeu ainsi que quelques intrigues supplémentaires qui valent le détour.
On le disait en introduction, Resident Evil VII se démarque des autres opus de la série de manière très positive puisque nous jouons pour la première fois en vue à la première personne. Cet aspect pourrait ne pas plaire à tous mais il n’y a rien de mieux pour accroître notre immersion horrifique et angoissante.
L’aventure est plutôt linéaire puisque la progression d’Ethan se fait par zones. Dès qu’il se retrouve devant un porte fermée, il doit trouver le moyen de l’ouvrir et cela passe par diverses énigmes à résoudre. Énigmes qui nous obligent souvent à revenir en arrière dans les lieux précédemment visités. D’où la nécessité de parfaitement bien observer notre environnement pour ne pas louper certains détails importants.
De plus, nous devons faire face à de terrifiants adversaires qui réussissent particulièrement bien à nous faire sursauter aux moments où on s’y attend le moins. Et l’affrontement ne passe pas forcément par le combat mais plutôt par la fuite. Car nous avons très peu d’armes et nos ennemis semblent invincibles. Cependant, un bon tir dans la tête peut au moins les ralentir. Mais durant de nombreuses phases de jeu, il nous faut surtout nous cacher et fuir.
Les seuls moments où on peut souffler et calmer nos nerfs, sont ceux où on est dans la pièce nous permettant de sauvegarder notre progression. Comme un cocon où aucun danger ne peut entrer.














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