Une simulation exigeante
Si vous avez l’impression que Farming Simulator fait partie du paysage vidéoludique depuis de très nombreuses années, rassurez-vous, ce n’est pas une impression. Le premier opus est sorti en 2008, rien que ça ! Il faudra cependant attendre 2012 pour que la franchise soit dispo d’abord sur PlayStation Vita et smartphone. Puis 2013 sur console… L’opus de 2014 est, quant à lui, disponible sur 3DS.
Et la Switch ? Une
première version en 2017 est jouable sur l’hybride de Nintendo, avant la
version 2018. Puis l’
opus 2020 et 2023. La saga est lancée, mais les portages suscitent de nombreuses critiques, notamment à cause de modifications du gameplay ou de la puissance de la console…
Il faudra donc attendre fin 2025 pour que le
studio investisse la Switch 2. Les promesses d’un meilleur rendu graphique, d’une version plus complète et d’une véritable expérience de simulation sont faites. Mais sont-elles tenues ? On peut d’ores et déjà vous répondre : oui et non. Un bilan mitigé, pour un jeu exigeant et complet.
Tout commence avec une lettre…
Farming Simulator Signature Edition propose un semblant de scénario. Comprendre par là, un morceau de post-it avec une ligne qui est aussi un grand classique de ce genre de jeu : votre grand-père vous propose de reprendre son exploitation agricole. Vous voilà donc dans sa campagne à apprendre le maniement du matériel. Cela fait office de tutoriel, et c’est là que les problèmes commencent.
Si vous n’avez jamais joué à un Farming Simulator, il y a de fortes chances pour que vous abandonniez rapidement à la fin du “tutoriel”. Celui-ci est une succession de très courtes missions, d’environ 20/30 minutes maximum. Au bout de cette demi-heure, qui vous expliquent particulièrement succinctement les contrôles, vous êtes livré à vous-mêmes. Débrouillez-vous, vous savez conduire un tracteur maintenant.
Car si le jeu vous apprend à enlever les outils, à les raccrocher, à utiliser les flèches pour changer de véhicules sans avoir à déplacer votre personnage… c’est à peu près tout. La gestion, la carte et les points d’intérêt, la boutique et la possibilité d’acheter de nouveaux véhicules ou cultures… Tout ça il faudra vous débrouiller pour le comprendre seul et le trouver.
A trop vous lâcher la main…
A trop vouloir vous laisser libre de vos mouvements, le jeu en oublie qu’il n’y a pas que des fans inconditionnels de la licence qui peuvent avoir envie de tenter l’expérience. Et c’est bien dommage. Seulement voilà, ce n’est pas le seul problème du jeu. Si vous attendiez une grande qualité graphique parce que vous êtes sur Switch 2, détrompez-vous tout de suite. Si vous jouez en mode portable, la qualité graphique est une purge. Tout pixélise dès que vous vous déplacez, les roues des véhicules restent immobiles avec des petites saccades quand vous roulez, les couleurs bavent, les textures dépassent… c’est un enfer graphique quand tout ne devient pas flou parce que vous avez tourné trop vite la caméra.
Heureusement, ces défauts sont gommés (en grande partie mais pas totalement) quand vous jouez en docker. Mais c’est particulièrement dommage. D’autant que cela s’accompagne de soucis de collision. Des outils à accrocher à votre véhicule vont subitement s’envoler parce que vous les avez heurtés avant de revenir à leur place quand vous allez reculer par exemple. Les routes ? On s’en fout, votre véhicule pourra aller n’importe où tant qu’il n’y a pas d’arbres. La caméra ? Une catastrophe à contrôler, avec seulement deux modes, première et troisième personne, mais un manque de maniabilité qui ne saura être résolu avec la gestion de la sensibilité.
Plus on avance dans le jeu, plus on sent qu’il s’agit tout de même d’un jeu pensé à l’origine pour ordinateur, avec clavier et souris. Et ce ne sont pas les innovations de la Switch 2 qui vont vous être utiles.
Mais un jeu très complet
Il est probable qu’une grande partie des problématiques de gameplay viennent aussi d’un manque d’habitude pour la licence Farming Simulator. En soi, le jeu s’adresse vraiment à un public averti, connaisseur, qui a l’habitude des simulations au plus près du réalisme du métier.
En effet, dans ce Farming Simulator, vous allez pouvoir mener à bien de nombreuses activités. Si faire pousser de l’orge et du blé vous rebute, n’ayez crainte, vous pouvez choisir entre 25 cultures différentes. Vous avez envie d’autres choses ?
Pas de panique, vous pouvez vous lancer dans la sylviculture (laissez Sylvie votre voisine tranquille, vous allez juste faire culture de bois et de planches pour faire des meubles). Mais ce n’est pas tout. Vous pouvez aussi choisir d’élever des animaux : poules, cochons, etc.
Farming Simulator fait partie de ces titres qui poussent le réalisme le plus loin possible. Ainsi, les marques de véhicules sont toutes existantes et refaites dans le jeu au mieux des capacités graphiques du titre. Bien que leur fonctionnement ait été probablement légèrement simplifié pour les besoins du gameplay, vous devrez penser à tout : plonger vos outils dans le sol, déployer ce qui doit l’être, changer de véhicule pour venir vider la moissonneuse-batteuse, etc.
Les contrôles sont relativement simples, à base de L ou R + A ou B en fonction de ce que vous souhaitez faire. Un rappel des contrôles est accessible à l’écran, ce qui est un vrai plus.
Après comme évoqué en début de ce test, c’est à vous de vous débrouiller. Explorez et plantez-vous, ce sera la clé de cette expérience plutôt avare en conseils et en tutoriel.
Cet article vous a intéressé ? Vous souhaitez réagir, engager une discussion ? Ecrivez simplement un commentaire.