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Dex Disponible sur Switch

Test de Dex (Switch)

DEX : la messie aux cheveux bleus

Les cheveux bleus sont à la mode dans les univers futuristes. Et c’est le cas à nouveau avec Dex, portage d’un jeu PC sorti en 2015 après un financement participatif, lorgnant vers un univers mi-cyberpunk, où l’on aurait apporté un dosage de Blade Runner et de Deus EX, pour en faire un jeu de plateforme 2D/RPG/brawler. Cela semble bon sur le papier, voyons ce que vaut cette immersion dans ce monde froid et peu accueillant.

Test
Au regard du climat estival actuel, on ne vous conseille pas trop de vous embarquer pour une petite visite de la ville d’Harbour Prime d’après la carte postale laissée par Dex, une jeune femme aux cheveux dont les pouvoirs semblent avoir attiré la convoitise d’un groupuscule nommé « Le Complexe ». Une convoitise très appuyée car dès le départ, vous voilà coincée dans votre appartement, ne devant votre salut pour vous échapper que par l’aide d’un hacker du nom de Raycast. Rendez-vous est pris au bar Fixer Hope, dont le gérant s’appellant Decker vous expliquera un peu plus ce qui se trame.

Toute la littérature cyberpunk en filigrane

La fuite par les toits donne une idée de la ville à l’ambiance très Blade Runnienne, une ville que l’on ne voit à nouveau que de nuit et qui une fois la séquence d’intro achevée, vous plonge dans les conduits de service et les sous-sols. Ce n’est clairement pas la joie de vivre et vos amis se comptent sur les doigts de la main, car entre les sbires du Complexe et d’autres gangs indépendants, beaucoup de personnes sont sur vos traces.
Si l’on garde du côté de l’esprit que le titre a déjà cinq ans d’existence, on se dit qu’effectivement le studio a coché toutes les caractéristiques du cinéma SF à tendance cyberpunk pour construire l’univers d’Harbour Prime. Le Complexe est une organisation clandestine en lien avec les méga-corporations du moment, qui tire des services qu’elle octroie un énorme pouvoir.

Conseil financier pour dissimuler des transaction douteuses, investissements dans des produits très high-tech, le Complexe est à la tête d’un énorme pouvoir et compte bien le conserver avec l’appui de sa milice composée de gangs qui brutalisent les personnes un peu trop curieuses, en prenant le contrôle complet des sous-sols et des docks pour abriter du regard le marché lucratif des affaires. Même la police n’ose y mettre les pieds, on se sent un peu comme à Gotham à ce niveau.
Mais au fait, pourquoi le Complexe en a-t-il après Dex et pourquoi le plus grand et le plus recherché des hackers en est venu à l’aider ? Dex a un pouvoir extraordinaire, en se concentrant, elle est capable de s’immerger dans le cyberespace sans utiliser d’implant et ainsi accéder à l'ensemble des données sans recourir à un terminal informatique. En fait, son pouvoir lui vient d’une intelligence artificielle haut de gamme, conçue par le Complexe et qui a échappé à ses ingénieurs, dont la puissance est quasiment sans limite.

Un véritable danger pour l’organisation qui a envoyé un virus dans le cyberespace pour détruire cette IA, qui n’a dû son salut qu’en implantant la graine de sa conscience dans un cerveau humain, celui de Dex. Comment cela s’est-il passé, nous n’en saurons rien pendant une bonne partie de l’histoire. Sous le coup de cette révélation, Dex va devoir apprendre à se défendre, à développer ses capacités de piratage et de crochetage pour neutraliser les armes ennemies et découvrir dans quelles affaires louches trempent le Complexe.

Un gameplay typé années 90

Le gameplay 2D aux graphismes très 16 bits reste classique, dans la veine de ce qu'aurait pu recevoir la Snes. On avance, on affronte des adversaires, on récupère des kits de santé via des panneaux particuliers, on cherche le moyen d’ouvrir certains accès et lors de rencontres, on peut varier ses réponses parmi plusieurs proposées, votre choix ayant une influence sur la suite. C’est un contact pas désagréable graphiquement même si on a connu déjà plus travaillé, avec une musique soignée, mais à la difficulté affirmée, malgré la possibilité de sélectionner quatre réglages de difficulté au départ.

Le problème se fait sentir dès les premiers combats, votre personnage n’est pas franchement taillé Schwarzenegger, vos pauvres frappes de 6 à 8 points de dégâts font pâle figure comparées au moindre coup de vos adversaires (minimum 10 points de dégâts). Et la palette de coups est aussi fort réduite, ce qui nous a déçu. Heureusement pour vous, votre rapidité et quelques roulés boulés d’évitement vous permettent de faire face et d’avoir vos adversaires à l’usure. Et comme tout bon RPG, vous allez pouvoir progresser pour vous sentir moins vulnérable.
Il n’empêche que l’on sent régulièrement de bonnes idées pas toujours bien exploitées, comme le fait de pouvoir sauter derrière une palette de bois pour vous cacher, un plus pour de l’infiltration, si ce n’est que l’adversaire vous repère à chaque fois, vous attrape pour vous faire sortir de votre refuge, avec régulièrement 20 points de dégâts. Une possibilité qui ne sert donc pas à grand-chose.

Dex devient la reine des hackeuses

C’est du côté hacking que votre progression va devenir plus intéressante. En effet, malgré votre solitude apparente, un groupe de pirates vient à votre aide pour comprendre ce qui se cache derrière ce Complexe et pourquoi ils sont si intéressés que cela par Dex. C’est d’ailleurs avec l’aide de Decker (ah Blade Runner !) et de son ami Tony que vous allez en apprendre le plus, en étant à nouveau en contact avec le célèbre Hacker.
Par le biais d’un didacticiel, vous allez apprendre à vous battre dans le cyberespace et à hacker certains objets : pare-feu, cheval de Troie, trou noir, vous allez voir qu’il y a des techniques pour résister, même si dans la plupart des cas, tourner en rond tout en tirant jusqu’à démolir la barre de défense de la protection adverse sera la plus efficace des solutions. Le challenge n’est clairement pas simple, inutile d’avancer trop vite sans monter dans les niveaux et développer quelques capacités annexes, sinon vous allez vous y casser les dents.

Un arbre de compétences qui mériterait d'être plus efficace

Afin d’être plus performante, Dex a la possibilité, comme tout bon RPG, d’améliorer son arbre de compétences. Un arbre cependant de qualité inégale, comme nous avons pu nous en rendre compte en cours de partie. En effet, si vous pouvez améliorer certaines aptitudes physiques comme votre agilité, votre vitesse et votre charisme, d’autres se sont révélées beaucoup plus insignifiantes.

Ainsi, même si vous pourrez acquérir de nombreuses armes pour affronter à distance certains de vos adversaires et améliorer vos performances de combats, c’est surtout avec vos poings que vous affronterez la plupart de vos adversaires, les armes ne servant réellement que vers la fin du jeu. En revanche, deux aspects sont à développer le plus vite possible. La première est la capacité de crocheter n’importe quelle serrure. La seconde est le sous-menu spécifique au piratage. Pour améliorer votre arbre, chasse passage de niveau vous attribue un point de talent qu’il faudra attribuer à l’une des catégories (touche Y pour valider votre choix).
La partie piratage est le cœur du jeu, du moins dès lors que l’on a franchi les mornes premiers niveaux dans les égouts, pas franchement emballant comme démarrage et qui auraient mérité une petite carte pour s’y retrouver dans ce dédale parfois très (trop) sombre. Dès lors que l’on arrive à la surface et que l’on peut naviguer dans les différents quartiers de la ville, le jeu prend nettement son envol.

En améliorant votre capacité de piratage, vous allez pouvoir désactiver des alarmes (utile pour s’infiltrer dans des lieux secrets et fouiller les pièces, infiltrer les caméras (cela va de concert avec votre espionnage), infiltrer des terminaux informatiques, pirater des tourelles ennemies et même prendre le contrôle de certains ennemis. Pour cela, il suffit de viser l'objet et de rester appuyé dessus assez longtemps. Une sorte de cercle s'active autour de votre cible et vous voyez sa protection diminuer peu à peu. Problème, d'autres protections vous foncent dessus, vous éjectent de votre cible, il faut être endurant et cela puise dans votre jauge de concentration. Au moins, toute protection affaiblie l'est dans la durée, il faut donc jouer à l'usure.
Avant d’en arriver là, il va falloir farmer un peu et surtout gérer les péripéties de l’histoire qui vous impose de récupérer un neurotissu, base à de futurs implants (et oui, le cyberpunk met en vedette l’homme amélioré techniquement) alors même qu’une mystérieuse conspiration semble saboter ce type de composant et que d’autre part, un important scientifique, qui travaillait sur un projet d’amélioration humaine sans implants cybernétiques a été mystérieusement assassiné. Votre quête principale vous emmènera dans les divers quartiers de la ville et ses bas-fonds, avec quelques allers-retours, et se laisse bien suivre.

Si le côté beat’em up n’est pas vraiment enthousiasmant (manque de vitesse, palette de coups réduite, IA des ennemis pas terrible), le côté hacking apporte un gros changement puisque l’on bascule dans un mode shoot’em up. Ce hacking est indispensable pour limiter le nombre de vos ennemis lorsque vous explorer certains lieux et vous contrôlez une sorte de vaisseau qui doit détruire des vagues d’ennemis à coup de laser et de flèches énergétiques, d'autres armes sont à acheter ensuite, comme certaines effectuant le grand nettoyage à l'écran mais utilisables une unique fois.. Cela apporte de la variété, mais à nouveau, ces passages ne sont pas toujours si simples.

Une quête principale et de nombreuses secondaires, pas si optionnelles que cela.

Il est quasiment impossible au départ de se concentrer sur sa seule quête principale, sans avoir besoin de farmer un peu. Aussi, au détour de votre exploration des divers quartiers de la ville, vous croiserez d’autres PNJ qui vous demanderont de les aider, contre la promesse d’argent supplémentaire, que vous pourrez investir dans des soins ou des logiciels pour accroitre vos capacités de piratage.

Cela permet d’en apprendre un peu plus sur l’univers d’Harbor Prime, pas foncièrement novateur pour les connaisseurs de la littérature cyberpunk, mais bien amené au niveau de l’écriture. Heureusement que Tony vous a donné une carte accessible au sein des sous-menus de la touche – de votre manette, la ville d’Harbor Prime étant constituée de plusieurs quartiers, ceux-ci s’activent lorsque vous y pénétrez pour la première fois. Dès lors, en choisissant une zone sur la carte et en appuyant sur la touche A, vous pourrez vous y rendre directement, limitant les allers-retours au départ un peu pénibles dans les niveaux.
Parmi les quêtes, nous avons un peu de tout : une sœur inquiète recherchant son frère disparu, en fait drogué et esclave sexuel d’un club échangiste, récupérer des objets volés au cœur des territoires de certains gangs, aider une femme souffrante de la rate n’ayant pas les moyens de payer son opération, trouver des médicaments ou un ingrédient de cuisine, rechercher un comptable qui n’a pas livré son document à un bar, et qui s’avère un élément très important dans un sac de nœuds où l’on croise une méga-corporation BioFarmTech, qui semble de mèche avec le Complexe.

Nous aurons également une intrigue avec une ancienne star de la chanson accusant son âge, ayant cédé à la mode d’implant vocal pour garder la qualité de sa voix, mais qui s’attire les foudres de personnes contre l’usage des implants. On sent un bon boulot pour nous créer un univers dense, très adulte (entre préservatif, livre et CD porno, boite de partouze, voir même proposition de relations sexuelles tarifés entre personne de même sexe), le jeu s’adresse à un public d’un certain âge connaissant les codes de l’univers cyberpunk et qui sauront faire la part des choses de ce background, présent surtout pour montrer la décrépitude humaine.
On apprécie le bon travail sur les dialogues, tout est doublé en anglais, mais sous-titré dans de nombreuses langues, dont le français, un travail de localisation de grande qualité.

Graphiquement, le travail des développeurs a bien représenté la ville futuriste avec ses nombreuses teintes blafardes et néons, et des coursives mal entretenues, glauques, aux nombreuses teintes grises. Le problème est que malgré nos allers-retours dans les différents quartiers, l’impression de voir toujours un peu le même environnement nous gagne au bout de quelques heures. L’ambiance sonore est plus satisfaisante, se calant bien à la thématique de l’aventure.
Dex sort le 24 juillet 2020 sur l'eshop de votre Switch pour 19,99€. Prévoyez un peu plus de 6 Go d'espace pour accueillir ce titre qui ne se joue qu'en solo. Nous remercions l'éditeur pour nous avoir fait parvenir un code afin d'effectuer le test de Dex. Les précommandes pour une édition physique sont ouvertes, à 29,99 €.
15/20
Une bonne promenade pendant une quinzaine d’heures si l’on suit toutes les quêtes annexes, avec comme regret le fait que certains aspects n’aient pas été plus approfondis. Peut-être qu’une suite pourrait nous apporter de nouveaux éclaircissements ? Hormis le démarrage peu enthousiasmant (toute la partie dans les égouts), Dex se montre un très bon titre, pas parfait certes, mais avec une histoire qui se suit bien. Avec un peu moins d’allers-retours, un graphisme encore plus moderne, et un meilleur équilibrage de l’arbre de compétences pour donner un réel intérêt niveau gameplay à toutes les options possibles dans le jeu, on aurait pu avoir un gros hit. Là, il reste dans la catégorie des bons titres, ce qui est déjà bien.

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15 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Un périple futuriste qui brasse les grands thèmes de la SF. Un bon titre qui pêche en n'exploitant pas assez les divers options de son arbre de compétences et se contente parfois de ralentir l'histoire en obligeant de nombreux déplacements. Il reste de la matière inexploitée, peut-être un moyen d'en garder sous le coude pour un deuxième opus.

Jouabilité
Il faut vraiment passer les égouts pour commencer à apprécier le jeu. On apprécie la carte qui nous permet de passer rapidement d'un quartier à un autre, même s'il n'y a pas de gestion tactile. Upgrader vos capacités de crochetage puis de piratage pour apprécier certains passages. On peut zoomer sur l'action. L'interface nous donne de nombreux details et nous rappelle bien les objectifs de nos missions et l'évolution de notre journal. Seul manque, pensez à sauvegarder régulièrement.
Durée de vie
Une quinzaine d'heures car il faudra faire quelques quêtes annexes, pas d'obligation de toutes les faire.
Graphismes
Du 16 bits rappelant typiquement les productions des années 90. L'animation est parfois raide, nous avons le droit à quelques illustrations pour ponctuer les temps forts de l'histoire. On bascule d'univers graphique dans les phases de shoot, plus vectoriels.
Son
Une bonne ambiance qui accompagne l'aventure de base, le titre est un peu plus faible au niveau des bruitages.
Intérêt
Une bonne histoire sans être novatrice, respectant les codes cyberpunk. Peut-être un peu trop d'allusions au sexe, finalement très secondaires à l'histoire. Dommage que la gestion des armes soit vraiment anecdotique.
Ergonomie
Des tutoriels, une interface qui apparaît en pressant la touche -, des commandes relativement simples, un journal qui se met à jour automatiquement en prenant en compte votre progression . Pourtant on aurait souhaité le même effort dans la gestion des sauvegardes.

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