Test de Fatal Frame II : Crimson Butterfly Remake, une aventure horrifiquement plaisante
Êtes-vous prêt à visiter ou revisiter un ancien village abandonné et hanté par des esprits frappeurs, afin de percer ses plus sombres secrets ? Alors Fatal Frame II Crimson Butterfly Remake est pour vous !
Test
A la découverte d’un sinistre village abandonné
Fatal Frame II Crimson Butterfly relate l’histoire de deux sœurs jumelles Mio et Mayu, qui vont se perdre dans la forêt de leur enfance. Attirées par d'étranges papillons écarlates, elles vont déboucher sur un village qui semble abandonné mais qui s’avère hanté par des esprits vengeurs. On dit de cet endroit qu’une fois entré, on ne peut plus en sortir…Les jumelles vont donc devoir découvrir les sombres secrets qui entourent le passé de cette bourgade, tout en survivant aux attaques de spectres en colère, afin de pouvoir s'échapper vivantes. Et leur unique moyen de défense est un appareil photo aux pouvoirs étranges, permettant d’enfermer l’essence des esprits. La Camera Obscura dont nous parlerons plus bas.
Si le jeu original était déjà très bon dans son ambiance et son scénario, le remake nous offre plusieurs nouveautés bienvenues pour une meilleure expérience. Les premières sont bien évidemment les graphismes et la bande son. Tous, ont été retravaillés.
Les textures sont plus nettes, les personnages et décors beaucoup plus détaillés. Les différents mélanges d’éclairages et d’ombres donnent un effet réaliste aux décors et améliorent grandement l’atmosphère oppressante du jeu. Quant aux musiques et bruits environnementaux, ils paraissent plus réalistes et ne font qu’accentuer un peu plus cette immersion angoissante. Sur Switch 2, tous ces éléments rendent très bien et ne provoquent ni bugs ni ralentissements que ce soit en mode docker ou nomade.
Le scénario a été également étoffé par le biais de quêtes annexes supplémentaires nous permettant d’en apprendre plus sur le village et ses habitants disparus. Elles ne sont pas visibles au premier coup d'œil. C’est à nous de fouiller chaque endroit méticuleusement afin de les découvrir.
Le village lui-même a été agrandi. Les lieux en général nous sont familiers mais les objets importants ne se trouvent pas forcément au mêmes endroits que dans le jeu d’origine. On peut également visiter plus de maisons, ce qui augmente davantage l’exploration.
Nous sommes aiguillés par un point rouge, nous indiquant le chemin à suivre sur la carte en haut à droite de l’écran. Cette dernière était déjà présente dans la version Wii mais pas sur PS2.
Enfin, dans ce remake, on ressent encore plus le lien qui unit Mio à Mayu car désormais, elles peuvent se tenir par la main lorsqu’elles avancent. Ce geste a également son utilité dans le gameplay puisqu’il permet à Mio de regagner plus rapidement de la volonté (l’équivalent de l'endurance). En effet, nous ne l’avions pas précisé mais c’est cette dernière que nous contrôlons principalement durant toute l’aventure.
La Camera Obscura, un système intéressant avec les mêmes défauts
Parlons maintenant de l’accessoire essentiel dans cette terrifiante aventure de survie. La Camera Obscura. Un étrange appareil photo que Mio découvre dans une maison en ruine, et qui a le pouvoir de bannir les spectres, qu’ils soient agressifs ou pacifiques.Depuis le tout premier Project Zero, elle est l’unique élément à notre disposition pour nous défendre contre des attaques d’ectoplasmes. Et dès le départ, il s’agit d’un système de combat très intéressant puisqu’il nous faut regarder au travers de l’objectif, bien cadrer notre fantôme et le photographier entre une et plusieurs fois pour le faire disparaître (une fois pour ceux qui sont inoffensifs bien sûr…).
Le concept est excellent car ça donne un aspect horrifique supplémentaire.
La Camera Obscura est également essentielle pour repérer tous les types d’esprits. Un point de couleur nous indique même s’ils sont agressifs (en rouge) ou simplement errants (en bleu). Et si on le perd de notre champ de vision, on arrive à le retrouver car la lumière s’éclaire à droite ou à gauche de l’objectif pour nous indiquer de quel côté est notre cible.
Le concept est simple : chaque cliché affaiblit le spectre. Et dès que sa barre de vie atteint zéro, il est vaincu et disparaît.
Par rapport au jeu d’origine, l’appareil a été amélioré puisqu'il possède des compétences en plus comme par exemple le cliché fatal qui nous permet (si on l’active au bon moment) de prendre des photos en rafale et faire un maximum de dégâts à notre ennemi.
Nous avons également différents types de filtres comme celui de clairvoyance par exemple qui permet de photographier de loin et d’aveugler l’esprit vengeur. Cette capacité est même très utile en dehors des combats car durant notre exploration, nous pouvons trouver des empreintes résiduelles dans l’environnement, nous montrant le chemin suivi autrefois par un fantôme. Grâce à cela, nous découvrons un peu plus de secrets sur le village hanté.
La Camera Obscura peut être améliorée grâce aux perles de prières que nous trouvons un peu partout dans le jeu, ce qui nous permet de faire plus de dégâts. De plus, chaque esprit photographié nous rapporte un certain nombre de points que nous pouvons dépenser pour acheter des objets essentiels à notre aventure comme des herbes médicinales par exemple ou des pellicules plus rapides.
Tous ces éléments qui donnent un petit côté RPG à l’aventure est très intéressant.
Cependant, la Camera Obscura souffre toujours du même défaut : sa lenteur et sa lourdeur dans son utilisation. Les jumelles sont déjà très lentes quand elles avancent (même lorsqu’elles courent, elles sont lentes), mais en plus on a l’impression de manipuler un poids-lourd lorsqu’on essaye de diriger la Camera Obscura vers un esprit.
Durant les combats, ça peut être très handicapant, d’autant que les ennemis sont plus rapides et plus coriaces à vaincre. Certains sont même renforcés c’est-à-dire qu’ils sont entourés d’une aura de colère qui va restaurer leurs points de vie, réduisant une partie de nos efforts à néant.
Alors, certes, Mio a la capacité d’esquiver via le bouton B, ce qui n’était pas possible avant. Mais les pellicules sont trop lentes à recharger (même les plus rapides) ce qui veut dire qu’on ne peut pas prendre des clichés aussi rapidement que l’on voudrait. Notre héroïne n’est pas assez dextre dans ses gestes. Ainsi les esprits peuvent nous attraper, nous faire des dégâts plus facilement et faire diminuer notre volonté. Une fois cette dernière à zéro, nous ne pouvons plus rien faire et on se fait vite tuer. Il faut savoir que c’est l’équivalent de l’endurance et qu’elle se recharge toute seule avec le temps ou en tenant la main de Mayu.
Même en mode facile, on a eu du mal à venir à bout de certains fantômes puissants et ça devenait vite plus lassant qu’effrayant. Et c’est bien dommage car ça casse le rythme d’une ambiance stressante.

















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