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The Falconeer: Warrior Edition Disponible sur Switch

Test de The Falconeer: Warrior Edition (Switch)

Test de The Falconeer: Warrior Edition, un titre virevoltant réussi

Toi aussi tu rêves de cieux, de courants ascendants, de nuages et de liberté ? Eh bien vole petit oiseau avec The Falconeer au rythme de combats aériens dantesques !

Test
Que voici un titre ambitieux développé par un seul homme, Tomas Sala, qui nous propose ici une aventure voire même une expérience de vol des plus réussies et riche en sensations. Le jeu offre en effet, au sein d’un open world en 3D, un survol des mers (plus que des terres) d’Ursée à coups de battements d’ailes. Les affrontements, qui font aussi du titre édité par Wired Productions un jeu de shooting aérien à la troisième personne, trainent toutefois un peu plus la patte. Après une première sortie fin 2020 sur Xbox, voyons ce que le portage Switch a dans le ventre. Attention, décollage !

De la géopolitique et des paysages

Sous son aspect de jeu de tir aérien façon tir aux pigeons, The Falconeer s’avère disposer d’un univers pour le moins riche et complexe au cours duquel les combats sont loin d’être gratuits, tentant d’impliquer le joueur dans une aventure aux contours difficilement cernables en une économie de mots. Disons pour résumer que le monde de l’Ursée est régi par sa géographie surprenante, une vaste étendue d’eau salée et froide où quelques îles assez inhospitalières abritent une civilisation humaine éclatée en plusieurs groupuscules s’entendant plus ou moins bien (plutôt mal vous vous en doutez).

D’un côté on trouve l’Impérium et son impératrice qui constitue la principale puissance dominante, établie au Nord, avec comme allié la maison Borgia installée au centre de la carte, près de la longue fosse de la Mâchoire qui constitue l’épine dorsale de cet océan. Au sud se trouve l’ennemi viscéral des peuplades alliées : l’ordre des Manciens. Bibliothécaires mystiques, fervents croyants et protecteurs des temples engloutis qui abritent les souvenirs de dieux anciens, ils entendent défendre farouchement quiconque s’immiscerait dans ces lieux sacrés et attaquent sans vergogne les impies de l’Impérium.

En filigrane, à travers des récits narrés par un doublage français complet et de qualité, la cosmogonie de ce monde se dévoile au joueur au cours des 4 chapitres proposés et si lors des toutes premières heures on reste assez perplexe face à la complexité de ces relations diplomatiques, force est de constater que le jeu a fini par nous embarquer après la moitié de l’aventure parcourue.
En jouant à The Falconeer vous voyez énormément de pays, le jeu invitant régulièrement, pour ne pas dire tout le temps, à parcourir aux quatre vents la carte. Même si on peut être un tantinet frustré de ne voir que de l’eau à perte de vue, le climat joue un rôle déterminant pour rompre l’ennui et diversifier cette exploration d’îlot en îlot. Le monde est en effet soumis à un rythme jour/nuit et la météo impacte assez nettement l’univers. Vous avez ainsi le plaisir de fendre les cieux avec les effets rougeoyants du soleil couchant, la fantaisie de foncer dans les brumes de quelques nuages épars ou bien le frisson de lutter contre les courants violents et les dangereux éclairs dans les fréquents orages qui apportent souvent un sens de la dramaturgie dont use abondamment le titre. On s’aperçoit en effet que certains orages sont systématiquement affectés à des lieux précis, orages bleus chez les magiciennes de Sorcelleroc, orages rouges près des fumerolles des volcans.

Ces aléas climatiques ne sont d’ailleurs pas seulement décoratifs, ils entrent en jeu dans la gestion de notre personnage. Si les tourbillons au ras de l’eau servent à gagner rapidement de la hauteur, les courants d’air façon tuyaux venteux en altitude permettent de gagner en vitesse très haut dans le ciel. Les orages quant à eux jouent le rôle de recharge pour votre arme principale mais attention à ne pas rester trop près des éclairs pour éviter le risque de surcharge. Jour ou nuit n’impactent pas directement vos déplacements, toutefois on note que de nuit et par temps orageux, la visibilité se réduit à peau de chagrin. Logique me direz-vous, sauf que cela impacte assez négativement l’expérience car on se retrouve alors à ne plus chasser les ennemis grâce à notre œil d’aigle mais uniquement grâce au viseur blanc qui les entoure, le tout dans une bouillie noire peu agréable (que le jeu soit en docké ou en portable).

Côté technique le titre tient la route, certains effets lumineux en particulier sont très réussis lors des couchers de soleil, des remontées des baleines à la surface pour nous saluer ou même dans les cavités naturelles dans lesquelles on peut pénétrer. Le jeu permet en effet à quelques reprises de s’aventurer à l’intérieur de gouffres qui abritent de vastes grottes colorées. Toutefois jamais le jeu ne nous permet de descendre de notre monture ailée, aussi la maniabilité dans ces phases peut s’avérer moins aisée.

You can fly, you can fly, you can fly!

La plus grande partie du temps c’est toutefois un vrai plaisir que votre serviteur a ressenti en maniant faucon, grand aigle, ptérodactyle ou dragon. Contrairement à d’autres expériences où l’on ressent une certaine raideur en maniant une monture volante, The Falconeer s’inscrit dans les pas (ou les ailes) d’un titre comme Aer sorti en 2019 sur Switch (très recommandable pour qui apprécie les jeux aériens en 3D) où le protagoniste se métamorphosait en un faucon très maniable. C’est avec la même souplesse qu’on enfourche notre monture ailée. On note que le détail a été poussé assez loin car celle-ci se comporte en véritable oiseau soumis aux lois de l’aérodynamisme et tout ce qu’elles impliquent à la fois de jouissif, comme les piqués intenses ou les vols planés reposants, mais aussi les aspects plus fastidieux des difficiles remontées où battre des ailes s’avère un exercice plus délicat.

La jouabilité est bonne, tout se fait à l’aide du stick gauche, l’autre permettant de diriger la caméra. La touche L devient vite votre alliée, permettant de consommer une barre d’énergie et ainsi gagner en vitesse. Si notre monture s’avère parfois lente sur les longues distances, le jeu a la bonne idée d’introduire des possibilités de téléportation fréquentes en maintenant la touche A quand un bandeau apparait, notamment lorsqu’une quête invite à se rendre dans un endroit déjà visité ou bien lorsqu’une mission est achevée pour revenir au perchoir d’origine.

Et les combats dans tout ça ?

Les perchoirs sont les points de contact et de liaison de chaque îlot permettant d’interagir avec les habitants et d’accéder au contenu RPG proposé par le titre. On le redit, à aucun moment on ne descend de sa monture, même une fois posé, aussi tout passe par des boites de dialogue et des interactions via des menus. On peut ainsi acheter ou vendre des consommables permettant d’améliorer temporairement ou durablement ses compétences en combat mais également investir dans des armes à travers la monnaie du jeu. Cet argent s’obtient en accomplissant les missions qui sont au cœur du jeu. Missions secondaires, missions principales, toutes consistent souvent en des tâches proches : se rendre d’un point A à un point B et accomplir des quêtes de livraison, d’attaque d’ennemis ou de défense de base.

Comment se passent les combats ? Souvent dans le jeu des cinématiques introduisent les ennemis et ceux-ci « dialoguent » avec nous façon Star Fox, avec leur tête dans un coin et quelques répliques cinglantes assénées pour accentuer notre envie d’en découdre. Le jeu permet de cibler un ennemi à la fois à l’aide de la touche Y, voire même de recentrer le focus de la caméra dessus à l’aide du bouton B (on met en garde toutefois contre cette option qui rend souvent la caméra assez folle tant les ennemis, comme vous, ne volent pas en latéral dans un environnement 2D mais bel et bien dans une 3D exploitée à son maximum, autrement dit dans tous les sens !).

Les ennemis sont facilement éliminables en quelques tirs… mais attention notre personnage aussi ! À côté de la barre d’énergie bleue se trouve une barre de santé rouge qui, si elle se régénère automatiquement avec le temps, risque fort de fondre comme neige au soleil lorsque vous êtes assailli par plusieurs ennemis mobiles ou fixes. Il convient alors d’adopter des stratégies du chat et de la souris, évitant les approches bille en tête pour privilégier les frappes chirurgicales sur les ennemis plus isolés.

Une solution salvatrice : la pêche. À de nombreux endroits de la carte vous trouvez des bancs de poissons colorés. Il est fortement recommandé d’y plonger avant de se lancer dans un affrontement, notre monture peut en effet garder le produit de sa pêche dans ses serres et celui-ci être consommé lorsque la mort guette durant un combat et ainsi nous sauver la mise ! On ne vous promet toutefois pas de ne pas mourir, en effet si le jeu (même en mode normal) peut s’apparenter à une légère brise, il n’est pas rare qu’il se mue en une cinglante bourrasque.

En cas d’échec de la mission vous recommencez alors sur votre perchoir juste avant la mission avec en apparence bien peu de conséquences, si ce n’est pour votre égo, sauf qu’en réalité voilà votre besace d’argent amputée de plusieurs deniers. On conseille alors, plutôt que de s’entêter dans certains combats parfois trop ambitieux et de se retrouver à sec, d’enchainer plusieurs missions secondaires afin de se renflouer et ainsi investir dans quelques bonus, en particulier une arme supérieure (vive le lance-foudre !) pour occire plus facilement les adversaires récalcitrants.
Disons un mot enfin de l’organisation de l’aventure. Celle-ci adopte une démarche originale qui ne contentera probablement pas tous les joueurs. Chacun des chapitres propose en effet d’adopter le point de vue d’une faction différente, en incarnant à chaque fois un nouveau personnage. Vous commencez ainsi simple civil tentant de dompter sa première monture et d’accomplir quelques missions basiques depuis le perchoir de Sancir en proie aux affrontements avec les pirates qui écument les mers, avant, dans les chapitres suivants, de vous immiscer dans les affaires politiques des grandes puissances régissant l’Ursée. Si le parti pris a cela d’original qu’il permet de comprendre les positions de chaque clan et de rendre la narration moins linéaire et binaire entre des gentils qu’on incarne et des méchants qu’on affronte, il a également comme revers de modérer notre intérêt à l’égard du héros que l’on contrôle.

En effet avec chaque changement de chapitre, on campe finalement peu de temps le nouveau personnage et celui-ci est maigrement personnalisable. Du reste les choix faits ont un impact assez relatif dans le reste de l’aventure. Vous pouvez ainsi choisir entre plusieurs visuels, plusieurs patronymes ainsi que plusieurs classes. Si les deux premiers choix sont purement esthétiques (mais terriblement anecdotiques étant donné que le personnage reste constamment juché sur sa monture), le troisième modifie les capacités de la monture (ainsi que sa nature, à voir si vous êtes plutôt bête à plumes ou à écailles) en choisissant de privilégier une créature rapide et fragile ou plus lente et plus résistante. Ces choix sont toutefois assez marginaux et on aurait attendu du titre plus d’ambition pour rendre le joueur moins spectateur de sa partie.
15/20
D’une durée de vie de plus d’une quinzaine d’heures pour venir à bout du chapitre épilogue, le titre, s’il déconcerte par sa répétitivité du point de vue des missions, notamment en début d’aventure, finit par embarquer le joueur grâce à ses excellentes sensations en vol, surtout si comme nous vous êtes sensibles à la liberté des déplacements aériens au sein d’un monde ouvert et avez toujours rêvé d’être un oiseau ! On attend avec impatience une suite au titre et pourquoi pas l’exploration d’un monde plus terrestre cette fois.

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15 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Une grande aventure de vol pleinement exploitée niveau sensations, avec des créatures maniables avec beaucoup de plaisir, au sein d’un open world offrant des paysages redondants mais parfois très réussis. Le jeu pourrait avoir tout bon si l’on excepte toutefois les affrontements et la structure du titre qui risquent de ne pas contenter tous les joueurs devant la répétitivité du titre et l’offre assez chiche quant à la dimension RPG proposée. Besoin d’un grand bol d’air ? Foncez ! À réserver en revanche aux joueurs en quête de simulation aérienne originale plus que de shooting aérien nerveux ou de grande aventure RPG car dans les deux cas The Falconeer vous laissera sur votre faim.

Jouabilité
Des sensations immédiates avec les premiers ennemis s’éliminant sans difficulté, le jeu vend une expérience de combat aérien et il la tient. On apprécie en particulier le maniement des montures qui évoluent dans les cieux avec souplesse, sans pour autant renier ce que voler implique comme plaisir mais aussi contrainte. Le jeu offre d’ailleurs grandement de quoi recharger sa créature (via les orages ou les reliquats laissés par les ennemis vaincus), il est ainsi assez dur de pester contre le titre lorsque la mort survient. Pourtant certaines situations laissent tout de même l’impression que parfois la chance impacte beaucoup la victoire ou la défaite. Est-ce néanmoins la faute du jeu ? Toute bonne aventure aérienne impose fatalement une liberté d’action bien plus grande que ce que n’importe quel titre se déroulant sur le plancher des vaches a l’habitude d’offrir. On aurait toutefois espérer un panel plus étendu d’attaques ou de moyens de ripostes car les combats souffrent d’une certaine linéarité (on se retrouve à beaucoup tourner en rond pour esquiver les tirs et pourchasser nos cibles).
Durée de vie
La durée de vie du jeu est très bonne. Plus de 15 heures de jeu sont en effet nécessaires pour parcourir les chapitres proposés et permettre de s’intéresser aux conflits entre les différentes nations. L’ennui ne se fait pas ressentir, le rythme est bon et même meilleur en fin de titre. Notons tout de même que certains rebondissements scénaristiques un peu télescopés ne vaudront pas au jeu de concourir au titre de meilleur scénario de l’année. Attention aussi à quelques (très rares) bugs possibles en fin de partie qui ont fait planter la console ou bien nous ont contraint à recommencer une mission.
Graphismes
L’aventure est convaincante sur ce plan. Certaines mauvaises langues diront que cela tient sûrement à la pauvreté des environnements proposés (de l’eau, de l’eau et encore de l’eau). Pourtant les quelques îlots et surtout plusieurs effets lumineux et cinématiques nous ont à plusieurs reprises donné satisfaction. Le jeu ne souffre pas de ralentissement et les possibles effets de clipping sont loin d’être fréquents. On recommande de parcourir l’Ursée en version dockée plutôt qu’en version portable afin d’apprécier sur un écran plus grand les combats accueillant parfois beaucoup d’ennemis, afin que ceux-ci soient plus plaisants.
Son
Les musiques accompagnent bien le titre qui se veut mature dans son écriture et souvent assez épique voire sombre. Pourtant on ne dira pas que les mélodies sont mémorables. On félicitera davantage l’ambiance sonore plus générale, avec des effets d’orage et des doublages (tous français) de très bonne qualité.
Intérêt
Un titre très rafraichissant et tenant ses promesses quant à l’aventure aérienne et la liberté d’aller et venir offerte. Certes on aurait aimé pouvoir faire davantage de choses au sein de ce vaste monde mais rien que pour l’originalité de conduire notre créature avec beaucoup de maniabilité, on salue l’expérience. Assurément un jeu original !
Ergonomie
Le titre est bien articulé, avec des menus clairs et concis, peut-être même un peu trop. L’économie de moyens n’aide notamment pas à se sentir impliqué dans la gestion de notre personnage. On aurait aimé pouvoir le personnaliser davantage, tant du point de vue des compétences (quid d’un arbre des talents ?) que de l’équipement (une arme, des minutions, un peu de manipulation biochimiques et c’est tout ce que le titre offre, on aurait voulu plus).

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