Test de Ariana and The Elder Codex : un beau plateformer mais sans âme
Incarnez Ariana et partez en quête de la restauration des Codex des Héros corrompus.
Test
Une direction artistique magnifique, un scénario à la traîne
Pour commencer, comme nous le disions dans l’introduction, le jeu est uniquement en anglais non traduit. Donc pour ceux qui aimeraient suivre l’histoire, il convient d’avoir de bonnes bases en anglais.Si on ne comprend pa s le scénario, on ne rate pas grand-chose car il est au final très classique et nous laisse relativement indifférent.
Le début commençait pourtant bien et avait de quoi plaire. Pour récupérer toute la magie disparue, il faut réparer les sept Codex des Héros qui ont été altérés. Comme par hasard, Ariana, notre héroïne bibliothécaire, possède des pouvoirs spéciaux lui permettant d’entrer dans les livres afin de restaurer ces derniers. Alors qu’on a dit que TOUTE la magie est censée avoir disparue.
Pour détruire la corruption, Ariana doit revivre les aventures figurant dans chacun des livres tout en détruisant les ennemis qui s’y sont infiltrés. Chacune de ces petites histoires sont finalement reliées à un seul et même grand secret sombre qu’il nous faut percer.
Les mondes de chaque Codex sont vraiment petits et se terminent plutôt rapidement. De plus, en dehors de l’exploration, revivre chaque scénario n’est au final pas intéressant puisqu’il s’agit juste du défilement d’images fixes, d’innombrables lignes de dialogues à lire et aucune mise en scène.
C’est vraiment dommage car niveau graphisme, c’est plutôt l’inverse. Très beau et coloré avec des teintes très vives, les paysages sont nets et très agréables à regarder. Il s’agit là d’une 2D très propre et qui ne provoque aucun ralentissement ni bug sur la console. Les personnages sont eux-même très bien dessinés mais il leur manque quand-même un élément important : une âme. Avec leur visage sans aucune expression, il est difficile de s’attacher à l’un d’eux et encore moins à notre héroïne ce qui est doublement dommage.
Même si le jeu est beau graphiquement, on finit par passer la totalité des lignes de dialogue sans les lire et se contenter de l’exploration et du combat contre les ennemis.
Un gameplay agréable mais sans réelle saveur
Comme nous le disions plus haut, chaque livre est un nouveau monde à explorer. Dommage qu’ils soient tout petits et relativement vides. On en a vite fait le tour, l’exploration est assez linéaire et il n’y a pas spécialement de secrets ni de passages cachés à découvrir.On ne croise pas beaucoup d’ennemis à combattre et le bestiaire n’est vraiment pas très varié. Les environnements eux-mêmes sont classiques et ont tendance à se répéter.
Côté gameplay, il s’agit d’un plateformer agréable avec une bonne ergonomie des touches. Même si le jeu est intégralement en anglais, il est assez simple de s’y retrouver. avancer, sauter, combattre avec une série de sorts. Sorts qui se débloquent au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire.
On peut en assigner six à nos touches. La sélection est plutôt grande au final et il peut être hasardeux de choisir. Après tout, comme le dit l’expression “trop de choix, tue le choix”. De plus, une fois qu’on a nos sortilèges, on va avoir tendance à toujours utiliser les mêmes sans varier car il n’y a aucune stratégie pour venir à bout de nos ennemis. Il s’agit simplement de leur faire le plus de dégâts possibles et d’éviter leurs attaques.
On peut gagner des améliorations et quelques objets à équiper afin d’augmenter notre puissance d'attaque cependant, ça ne change rien au fait que les coups manquent d’impacts et ne sont pas spécialement beaux à observer.
Le point positif est que les monstres comme les boss ne sont pas très difficiles à battre ce qui rend le jeu très accessible. Et si éventuellement, on se retrouve bloqué devant un ennemi, il nous suffit de baisser la difficulté à n’importe quel moment de la partie. Pour ce qui est de regagner de la vie, c’est très simple. Notre sort de soin est suffisant et il suffit de l’améliorer au maximum pour être quasiment intuable.
















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Je n'ai pas fait le jeu, mais j'avais suivi sa communication japonaise. Ce jeu avait pour but d'amener le public feminin adepte de jeux plus "passif" comme les visual novel ou les jeux de housing, vers l'action RPG, d'où le gameplay convenu et le challenge limité.