Vous avez dit MachineGames ?
Oui, le nom de ce studio ne parlera pas à beaucoup de monde, pourtant, cette équipe de développeurs suédois est derrière la licence Wolfenstein, ce qui n’est pas rien. D’ailleurs, c’est leur habitude de taper sur des nazis qui leur a valu d’obtenir le développement d’un jeu d’aventure Indiana Jones. Pour les plus jeunes d’entre vous, la saga se passe en grande majorité peu avant la seconde guerre mondiale et utilise souvent les nazis comme ennemis. C’est aussi le cas dans le jeu que nous allons aborder.
Des Nazis ? Je haïs ces gars-la !
Indiana Jones et le Cercle ancien se déroule entre le premier et troisième film de la saga, c’est-à-dire entre 1937 et 1938. L’introduction du jeu devrait rappeler quelques souvenirs à certains d’entre-vous puisqu’elle reprend les premières minutes des Aventuriers de l’Arche perdue.
La vibe nostalgique est, à ce moment, plutôt élevée. Les traits d’Harrison Ford de l’époque sont très bien représentés, de même que ceux d’Alfred Molina dans le rôle de Satipo. Le jeu fait d’ailleurs la part belle à quelques acteurs que nous vous laisserons découvrir.
Pour revenir au scénario, Indiana Jones va poursuivre en Italie un géant de plus de 2 mètres qui a volé une statuette dans l’université dans laquelle il enseigne. Le jeu se rapproche beaucoup d’un film dans sa narration avec plusieurs cinématiques permettant de faire progresser l’histoire.
Celles-ci permettent de faire une transition assez fluide entre l’action et les dialogues tout en se révélant assez riches en informations, voire en mise en scène. Elles peuvent donc être plus ou moins longues. Au cours de l’une d’entre elles, Indy expliquera ce qu’est le Cercle Ancien et le mystère qui l’entoure tout en révélant qu’il ignore quel pouvoir les nazis lui prêteraient. Le contenu vous invitera donc à jouer l'archéologue en dévoilant les secrets cachés dans des lieux chargés d'histoire tels que le Vatican ou des temples en Égypte.
Si vous souhaitez expédier l’aventure en ligne droite, vous pouvez compter quinze à vingt heures de jeu. Mais chaque région qui sera explorée se révèle en réalité assez vaste. Si une zone peut vous paraître plus ou moins grande au début de son exploration, sachez qu’en progressant dans l’aventure de nouvelles sections vous deviennent accessibles. Celles-ci cachent souvent leurs propres quêtes ou des parties de quêtes plus vastes.
Oui, chaque niveau vous invitera à dériver de l’histoire principale pour résoudre des mystères, collecter des artefacts ou… retrouver un chat. Vous trouverez ci dessous un exemple d'énigme à résoudre pour ouvrir un coffre ayant un verrou à 4 chiffres. Les énigmes ont un format assez proche les unes des autres, mais ne se ressemblent pas pour autant et différents mécanismes existent.
La plume est plus puissante que l’épée !
Pour parvenir à ses fins, Indiana ne pourra pas se passer de son célèbre costume, de son fédora (chapeau), et de son fouet. Oui, c’est tout. Pas d’arme à l’horizon, si ce n’est ses propres poings. Indy n’est pas James Bond, ou tout autre héros équipé d’une arme ou d’un quelconque pouvoir. Le jeu vous propose parfois des armes, mais les munitions sont en quantité très limitée.
Vous devrez donc composer avec les objets qui vous passeront sous la main, comme un balai, une guitare ou tout autre objet qui pourra faire l’affaire afin d’asséner un méchant coup à vos ennemis.
Jeu d’aventure et d’exploration oblige, vous serez invités à ramasser de nombreux éléments, tels que des documents, notes ou photos qui vous permettront de comprendre certains détails de l’histoire ou de résoudre le code de certaines énigmes. Mais rassurez-vous, lorsqu’un coffre nécessite un code, les éléments permettant de le trouver seront très souvent, pour ne pas dire toujours, dans la même pièce que ce dernier. Il faudra faire jouer votre sens de l’observation au risque que les vétérans du genre les trouvent parfois trop simples.
Pas d'arbre de compétences mais des livres à trouver vous permettront, moyennant des points, d'améliorer vos capacités à encaisser les coups ou rendre les vôtres plus forts. Ces points de compétences seront obtenu en réalisant les différentes quêtes ou en utilisant votre appareil photo ou réaliser des clichés de lieux plus ou moins importants. Ce dernier sera d'ailleurs utiliser à quelques reprises au cours de l'aventure. De plus, certaines zones vous seront en théorie interdites d’accès par des PNJ. Vous aurez parfois l’embarras du choix entre la discrétion pure en vous faufilant au travers d’un grillage, ou en trouvant des costumes vous permettant de vous déguiser et vous fondre dans l’environnement, bien que cela ne suffise pas à tous les coups. Dans l’ensemble, le jeu vous invite plutôt à faire profil bas.
C’est d’ailleurs l’un des très nombreux clins d’œil du jeu envers la saga et il s’en inspire assez fidèlement, mêlant action, aventure et humour. Si l’ambiance générale de la série se ressent, c’est aussi au travers des graphismes que l’on reconnaît plein de détails. Les catacombes que vous pourrez explorer en Italie ressemblent à s’y méprendre visuellement à celles vues dans La Dernière Croisade.
Les plans de camera lors de certaines cinématiques permettent aussi de jouer parfois sur les détails comme les ombres. Vous serez amusés de voir celle d’Indy derrière un rideau affairé à nourrir un serpent… La transition entre différents lieux est parfois si soudaine que nous sommes ébahis que la console nous ait fait voyager d’un continent à un autre en moins de… 5 secondes !
Pas de ticket !
Visuellement, le portage est un véritable régal pour les yeux, en mode docké comme en mode portable, qui démontre une fois de plus que la Switch 2 n’a pas à rougir de sa puissance bien au contraire. On remarque cependant que des détails techniques font défaut. Rien de bien méchant et on espère qu’un patch pourrait venir corriger des bugs assez mineurs qui pourraient s’apparenter à un clipping de texture ou un défaut de chargement de LOD (level of details).
À ce petit jeu, ce sont nos amis les chats qui y sont les plus grands perdants et y ont laissé des poils. Ce sont fort heureusement peut-être bien les seuls… Autre bug constaté, nous avons entendu un PNJ nous marmonner ses tirades… à une centaine de mètres. Ce qui est quelque peu cocasse.
En matière de gameplay propre à la Nintendo Switch 2, en plus de pouvoir emporter l’aventure n’importe où, le jeu implémente le support du mode Souris ainsi que des commandes par mouvement. Cela permet à chacun de jouer selon sa préférence. C’est d’ailleurs un aspect qui nous a agréablement surpris lors du paramétrage de la partie: les options de personnalisation. Elles méritent qu’on s’y attarde.
La première surprise concerne la difficulté, qui est séparée en deux notions : le degré d’action et le degré d’aventure. Au début du jeu, cinq niveaux de difficulté vous sont proposés allant du très facile (permettant de profiter de l’histoire sans prise de tête) au plus difficile. C’est en réalité le degré d’action permettant de préciser si les ennemis sont faibles ou forts et leur nombre.
Le degré d’aventure permet de faciliter ou pas la progression dans l’aventure avec des indicateurs d’objectifs ou la difficulté des énigmes. Si on vous demande au début du jeu de choisir le niveau avec un curseur, les options en jeu sont en réalité bien plus personnalisables. Il est possible de régler un par un les dégâts infligés par les ennemis, leur nombre, leur réactivité, s’ils sont capable de parer les coups… Pareil pour le degré d’aventure ou les différents paramètres sont réglables individuellement.
Si on est de plus en plus en plus habitués à ce genre d’option agréables pour la rejouabilité entre autres, ce qui nous a le plus surpris, et qui fait défaut aux jeu Nintendo, ce sont les nombreuses options liées à l’accessibilité et au handicap. Vous pouvez ainsi rendre la police plus grande, lui ajouter un arrière plan pour augmenter sa lisibilité. Un mode Daltonien est disponible (Protanopie, Deutéranopie, Tritanopie). C’est clairement une bonne chose que le jeu vidéo intègre de plus en plus de telles options., de nombreuses options permettent de varier différents paramètres comme la taille des sous-titres, ou relatifs à l’accessibilité ou a l’handicap. Ce qui est un effort appréciable.
L’ambiance sonore est plutôt fidèle à la saga, que ce soit pour la musique d’ambiance, des bruits des bourre-pifs, ou le vocabulaire utilisé. Nous avons d’ailleurs été très agréablement surpris de retrouver la voix en VF de l’excellent Richard Darbois, doubleur d’Harrison Ford dans Indiana Jones mais aussi de très nombreux personnages (le Génie dans Aladin, Buzz l’Éclair) tout comme la voix off de Danse avec les stars ou de NRJ. Le reste du casting reste dans la même qualité en reprenant les doubleurs associés aux acteurs prêtant leurs traits à des personnages.
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