Rechercher sur Puissance Nintendo
  • Ma note
    Soyez le premier à noter !
  • Vous possédez ce jeu, vous voulez vous en séparer ou vous souhaitez l'acheter ? Indiquez-le simplement.


    Fermer
    Mes jeux 0Soyez le premier !
  • Devenir fan ! Soyez le premier !0
Possessor(s) Disponible sur Switch 2 depuis le 29/04/2026
Test de Possessor(s) (Switch 2)

Test de Possessors(s) : démons et metroidvania

Une terrible catastrophe, l’ouverture des portes de l’enfer… Luca, humaine, va devoir faire équipe avec Rhem, un démon, s’ils veulent survivre !

Test
Annoncé depuis quelques temps déjà, le nouveau jeu du studio de Hyper Light Drifter promettait de l'aventure et de l’action. Après le succès de leur premier jeu, et un second, Hyper Light Breaker, plus mitigé, le studio Heart Machine change de direction pour nous proposer un metroidvania où une sorte d’apocalypse frappe la ville de Sanzu. Les promesses sont nombreuses, mais sont-elles tenues ? Penchons-nous sur la question, grâce à notre Switch 2, puisque le titre y est exclusif.

Démons et merveilles

1992. La ville de Sanzu est plus ou moins sous la houlette de Agaprydge, entreprise censée vendre des piles et autres batteries. Mais la réalité semble être tout autre. Et quand une terrible catastrophe secoue la ville, celle-ci est mise en quarantaine. Une porte vers le monde des démons s’est ouverte ! Luca, une adolescente, se retrouve prise dans la tourmente. Elle voit son meilleur ami se faire tuer et ne peut plus bouger, ses jambes sectionnées lors de la catastrophe. Aux portes de la mort, elle n’a d’autre choix que d’accepter de conclure un pacte avec Rhem, un démon.
Ensemble, ils vont s’enfoncer dans Sanzu et chacun va tenter d’y mener à bien ses objectifs. Pour garder ses nouvelles jambes, Luca va aider Rhem à regagner son monde. Rhem, lui, va lui promettre de ne pas la posséder complètement, de lui laisser son libre arbitre. Ou presque. Commence alors une épopée hallucinée, entre deux mondes, à combattre des objets et humains possédés. Au fil de l’aventure, on va découvrir l’histoire de Luca et celle de Rhem, à travers des flash back de la vie d’avant la catastrophe.
La narration de Possessor(s) tente de nous raconter cette histoire par petites touches, à travers des flash back et de nombreux dialogues. Cela fonctionne, plutôt bien, même si on regrette par moment des dialogues plutôt longs qui viennent rompre le rythme du gameplay.

Des batteries, vraiment ?

Au fond, personne n’est vraiment dupe. L’entreprise ne fait pas juste des batteries et cache de nombreux secrets. A nous de les découvrir. Possessor(s) est un metroidvania tout ce qu’il y a de plus classique. C’est peut-être à la fois l’avantage et l’inconvénient du titre. L’avantage car cela le rend particulièrement accessible. Il suit les préceptes du genre à la lettre. Vous allez explorer des environnements, voir des endroits que vous ne pouvez pas encore atteindre et finir par débloquer le pouvoir. Ensuite, à vous de retourner explorer ces lieux devenus désormais accessibles.
L’inconvénient, c’est que pour les fans du genre, Possessor(s) peut s’avérer très scolaire. A l’heure des Silksong et autres The Messenger, par exemple, nombreux sont les joueurs à attendre un twist, une surprise dans le gameplay ou l’histoire. Ce n’est pas ici le cas. Et bien que ce ne soit pas vraiment dérangeant, cela pourra décevoir les afficionados du genre en quête d’un nouveau titre à poncer.
Possessor(s) possède donc un gameplay d’exploration assez classique. Vous allez débloquer un grappin pour atteindre certaines zones, un bouclier pour repousser les projectiles, une attaque chargée vers le bas et d’autres pouvoirs pour avancer et mener à bien vos objectifs. Seulement voilà, si tout est bien calibré, le grappin, quant à lui, manque cruellement de précision. Il ne sera pas rare de viser et d’appuyer sur ZR pendant notre saut et de se retrouver plus bas plutôt qu’accrocher à l’anneau blanc qui marque la possibilité d’utilliser le grappin. C’est le seul pouvoir qui souffre de problèmes de jouabilité. C’est dommage parce que ça fait partie des pouvoirs qui donnent de la vitesse à l’exploration.

Se battre pour sa vie

Comme dans de nombreux métroidvania, vous allez devoir vous battre. L’originalité de Possessor(s) se fait sur son arsenal. Puisque vous êtes dans un monde désormais post-apocalyptique, alors les vestiges de l’ancien peuvent être détournés. Vous débutez avec des couteaux de cuisine et allez débloquer une souris filaire (on est dans les années 90) qui vous servira de yo-yo destructeur par exemple.
Vous avez un premier slot d’arme principale et trois slots d’armes/d’objets secondaires. Au fil de votre aventure, vous allez débloquer différents objets vous permettant d’équiper des bonus sur votre arme et vos objets. Cela va vous permettre d’avoir d’autres passifs et actifs en plus et d’upgrader autrement votre équipement. Le mélange entre éléments de technologie old school (comme les disquettes) et éléments du monde démoniaque (comme des flammèches et autres matières organiques bizarres) donne un rendu particulier à vos collectibles. Cela montre principalement que les développeurs ont porté une attention toute particulière au world building et à la cohérence globale.
Cependant, si tout ça est intéressant sur le papier, le système de combat manque de finesse. Possessor(s) tente de faire quelque chose qui se rapproche plus de certains jeux de combat, avec la possibilité d’accrocher les ennemis avec le grappin, de les frapper, de les relâcher, etc. Cela aurait pu donner un gameplay nerveux, avec un grand nombre de possibilités.

Cependant, le résultat est plutôt rigide, voire manquant de fluidité par moment. Les “gauntlet”, ces zones qui se ferment pour nous forcer à affronter des vagues d’ennemis (comme on peut en trouver notamment dans Silksong et consorts) deviennent particulièrement complexes. En effet, pour être parfaitement efficace, il faudra éliminer les ennemis un par un, et non tous ensemble.

Les attaques de zones sont peu nombreuses et il y a par moment une seconde de latence entre le déploiement du bouclier et le fait qu’il est effectif. Cela tient à l’animation, certes magnifique, mais qui a tendance à nous immobiliser quand les ennemis, eux, sont très mobiles.

Un métroidvania trop classique ?

Possessor(s) est un titre compliqué. Loin d’être déplaisant, il souffre certes de quelques problèmes d’optimisation dans l’utilisation du grappin et de fluidité dans ses affrontements. Mais le reste est bon. Le côté métroidvania est maîtrisé, bien qu’un poil classique pour les initiés du genre. L’exploration est plaisante, avec ses différents biomes, ses quêtes annexes, ses personnages touchants ou carrément flippants. La narration est un peu bavarde, mais bien écrite, avec quelques moments de bravoure saisissants.
Mais au-delà de ça, Possessor(s) est magnifique. On retrouve la patte graphique du studio Heart Machine, avec des contrastes forts, des environnements apocalyptiques chatoyants et des arrière-plans grandioses. Les jeux de contrastes sur les environnements sont magnifiques et mettent en valeur les différents éléments. Les jeux de mise en scène permettent de nous surprendre, de jouer sur ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. De son côté, le character design est lui aussi très réussi. Les personnages sont expressifs, les gammes chromatiques de chacun sont porteurs de sens. Il y a un vrai soin apporté au graphisme qui fait de Possessor(s) une fresque très belle.
15/20
Possessor(s) est un titre complexe : il est très bien pour découvrir le genre, malgré quelques soucis d’optimisation décrits plus haut. Mais pour les amateurs du genre, les fans de métroidvania qui ont déjà arpenter de nombreux jeux, alors Possessor(s) manquera d’originalité et pourra paraître trop scolaire. Heureusement, il y en a pour tous les goûts ! Et on apprécie particulièrement la direction artistique du titre, magnifique !
Commentaires sur l'article

Cet article vous a intéressé ? Vous souhaitez réagir, engager une discussion ? Ecrivez simplement un commentaire.

Aucun commentaire. Soyez le premier à réagir !
Le tout dernier PNCAST
PNCAST - L'actu de janvier 2026
15 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Prêts à faire un pacte avec un démon ?

Jouabilité
Les problèmes avec le grappin et la rigidité du gameplay des combats rendent par moment Possessor(s) complexe à prendre en main. Mais on s’y fait plutôt rapidement.
Durée de vie
Comptez entre 15 et 20h en fonction de si vous avez envie de tenter ou non le 100%. Une durée de vie intéressante pour un metroidvania qui propose pas mal de contenu.
Graphismes
Le jeu est magnifique. La direction artistique est très belle, tout en jeux de lumière et de contrastes. On apprécie aussi bien les environnements que le character design, particulièrement soigné.
Son
Là aussi, la bande son est soignée. Que ce soit dans les musiques ou le sound design, tout est fait pour nous faire ressentir l’apocalypse et le danger de cette cité en ruine.
Intérêt
Pour seulement 9,99 € sur Switch 2, Possessor(s) est un bon métroidvania, avec pas mal de contenu. Alors oui, il laissera probablement un goût d’inachevé chez les gros fans du genre. Mais il est aussi un bon moment à passer, à explorer les environnements et à tenter de battre les ennemis les plus corriaces.

Votre avis sur Possessor(s)

Vous souhaitez donner votre avis sur le jeu Possessor(s) (Switch 2) ? Attribuez-lui une note. Vous pouvez également écrire un commentaire, et devenir fan du jeu.

POSTER MON TEST
Il n'y a encore aucun avis de visiteurs pour ce jeu.
Galerie images
Mots-clés en relation
Rejoignez-nous sur Discord
MonPN : la communauté Nintendo par PNConnectez-vous ou créez un compte en quelques clics
Vous aussi, partagez votre passion, Rejoignez-nous !
Découvrir MonPN

Connexion

Vous avez déjà un compte sur MonPN (ou sur le forum) ? Identifiez-vous simplement !

Créer un compte

Vous n'avez pas encore de compte ? Créez-en un simplement en vous inscrivant sur notre forum. C'est totalement gratuit !

> Aller sur le forum pour s'inscrire

MonPN, késako ?

MonPN est l'espace membre de Puissance Nintendo. Avoir un compte MonPN donne accès à une multitude de fonctionnalités, totalement gratuitement :

  • Le Forum et ses 700.000 messages
  • Réagir aux articles
  • Devenir Fan des jeux, personnalités, séries de jeux...
  • Noter les jeux
  • Ecrire des tests
  • et bien plus !

MonPN : la communauté Nintendo par PNConnexion réussie

Vous êtes désormais connecté.

Retournez sur la page d'accueil