Test de Granblue Fantasy Relink : Endless of Ragnarok, le JRPG très attendu
Connaissez-vous le célèbre Granblue Fantasy Relink ? Non ? Alors il est temps d’y remédier car il ressort le 9 juillet 2026 sur Switch 2 en même temps que son extension, Endless Ragnarok. Choisissez les membres de votre équipage et partez protéger les continents célestes !
TestC’est en 2024 que Granblue Fantasy revient avec l’appellation Relink sur PC, PS4 et PS5, autant dans la région Orientale que Occidentale. Action RPG en 3D à la troisième personne, il est un savant mélange dans son gampeplay entre un Monster Hunter et un Tales of. Outre sa narration très bien ficelée, c’est son côté multijoueur qui a énormément séduit les joueurs.
Ainsi, Cygames annonce pour le 9 juillet 2026 son extension, Endless Ragnarok, sur toutes les plateformes. Les possesseurs de Granblue Fantasy Relink pourront faire une simple mise à niveau. Quant à nous, joueurs de Switch 2, nous avons enfin la chance de le découvrir dans son entièreté. Et c’est ce test que nous vous livrons aujourd’hui.
Une narration bien ficelée mais une aventure qui met du temps à démarrer
Pour ce début de jeu, il va falloir aimer la lecture car on va en avoir vraiment beaucoup, voire peut-être un peu trop. Cela commence par un bref cours d’histoire sur un monde formé d’îles dans le ciel et de ses habitants, les enfants du vent ; d’une guerre ayant eu lieu avec un autre peuple, les Astraux, qui tentèrent de s’emparer de ces continents par la force ; et enfin de créatures originelles, des bêtes colossales créées par lesdits Astraux, dotés de pouvoirs divins et qui, 500 ans après la guerre, se sont endormies à travers les cieux.Plus tard, nous découvrons le début de la rencontre très mouvementée entre notre héros et Lyria, une jeune fille aux cheveux bleus qui a le pouvoir de contrôler les créatures originelles et qui est donc très convoitée par des personnes malintentionnées de l’Empire d’Erste. C’est en voulant la protéger que notre personnage principal recevra une blessure fatale. Lyria le sauve de la mort en partageant sa force vitale avec lui, liant à jamais leurs deux destins.
Et la lecture continue avec la présentation du reste de l’équipe et comment nous avons rencontré chacun d’eux, comme par exemple Katalina, Eugen, Rackam, Io ou encore Rosetta. Autant dire que le jeu met beaucoup de temps à se mettre en place car on nous fait bien comprendre que tout ce groupe d’amis a vécu beaucoup d’aventures avant que notre partie ne commence vraiment.
Alors certes, même si ce n’est pas absolument nécessaire pour jouer, les deux saisons de la série d’animation relatent très bien toute cette partie-là de l’histoire. D’ailleurs, pour l’occasion, Cygames propose de voir tous les épisodes gratuitement jusqu’au 31 juillet. Ces derniers étant entièrement sous-titrés en français.
Quant au héros, dont l’appellation est “capitaine”, nous pouvons choisir de jouer un personnage prédéfini masculin ou féminin. Pour ce test, nous avons décidé de prendre le jeune homme en lui laissant son prénom d'origine, Gran, pour coller avec l’Anime.
Une fois cette longue lecture terminée, nous pouvons enfin vivre la grande aventure qui nous est dédiée : celle de sauver Lyria kidnappée par Lilith, l’énigmatique bergère des Pèlerins d'Avia, dont l’objectif est d’atteindre Estalucia, l’île des Astraux, et d'apporter le salut à ses brebis. Un scénario qui nous tient en haleine du début à la fin et dont on apprécie grandement chaque instant et chaque retournement de situation.
Il s’agit ici de l’intrigue déjà connue de 2024 dans Granblue Fantasy Relink. Étant très linéaire, il nous faut facilement une vingtaine d’heures pour en venir à bout.
Et c’est à partir de là qu’entre en scène la nouvelle histoire introduite via l’extension Endless Ragnarok. Car oui, il faudra faire la première aventure jusqu’au bout avant de découvrir la suivante. Après avoir frôlé la destruction, les îles des cieux voient resurgir le chaos sous la forme des Ragnarions, de puissants monstres annonciateurs de la fin des temps. Nos héros devront donc faire face à une nouvelle menace apocalyptique.
Ce nouveau scénario, tout aussi prenant que le premier, prolonge grandement la durée de vie du jeu en termes de narration, pour notre plus grand plaisir.
De beaux graphismes et une grande panoplie de personnages jouables
Dans Granblue Fantasy, nous avons la chance de vivre une grande aventure avec des graphismes de toute beauté. Les panoramas sont grandioses, variés et colorés. Chaque île possède un paysage différent et on aimerait pouvoir toutes les explorer en long et en large.Hélas, ce n’est pas possible car elles sont représentées en zones limitées, un peu comme des donjons avec quelques défis à résoudre et ennemis à combattre tout au long du chemin. Elles sont plus ou moins grandes et très linéaires. Il est difficile de s’y perdre.
Cependant, la carte, que l’on peut faire apparaître en plein milieu de l’écran en transparence, nous est très utile pour trouver coffres et objets à terre. On a même tendance à laisser la carte active tout en avançant afin de ne louper aucun trésor. L’inconvénient est qu’on profite moins du beau paysage.
Les villes sont des zones un tout petit peu plus vastes et surtout très animées. C’est là que l’on peut faire des échanges au Bazar de Cielo, améliorer ou forger des armes et des sceaux chez le forgeron et accomplir missions et quêtes secondaires des habitants, dont nous parlerons plus bas.
Quant aux personnages qui vivent l’aventure, ils ne peuvent être qu’au nombre de quatre et nous sommes obligés d’y inclure notre héros principal, même si on n’est pas obligé de le contrôler. Cependant, les autres protagonistes présentés précédemment peuvent très bien ne pas faire partie de l’aventure (bon ce n’est pas très roleplay).
En effet, il y a une grande quantité de personnages jouables que l’on peut obtenir via des cartes de coéquipiers à échanger au Bazar de Cielo dans l’une des villes du jeu. Dans Relink, nous en avions 19, en comptant notre héros. Dans Endless Ragnarok, nous en avons une dizaine de plus.
Ils sont tous très bien réalisés et on arrive à s’attacher à chacun d’eux avec leurs différentes allures et visages très expressifs. Les voix doublées en japonais (même si on peut choisir le doublage anglais) leur donne encore plus de prestance comme tout bon animé qui se respecte. Cependant, puisqu’on parle de doublage, les dialogues apparaissent souvent aux plus mauvais moments. Par exemple, lorsque l’on est concentré en plein combat, certains protagonistes se mettent subitement à parler, via une petite icône en bas à gauche de l’écran. Parfois, c’est pour donner des informations importantes sauf qu’on ne les voit pas ou qu’on n’a pas le temps de les lire. Ce qui a tendance à nous énerver quelque peu.
De plus, tout au long de l’histoire, se débloquent les quêtes personnelles des héros obtenus. Il s’agit plus de lectures (encore) que de missions à proprement parler, mais cela permet d’améliorer leurs caractéristiques et de mieux les connaître en comprenant leur passé.
Que les protagonistes soient bons ou mauvais, ils ne nous laissent pas indifférents. Ils ont chacun leur personnalité qui les rendent uniques. Même les ennemis et monstres sont de toute beauté. Le bestiaire est d’ailleurs suffisamment varié pour ne pas nous laisser sur notre faim.
Boss ou simples mobs, ils ont tous un aspect menaçant. Et très vite on comprend qu’il ne faut pas les prendre à la légère.
Finalement, du côté de la direction artistique, on a l’impression de visionner un manga. On peut affirmer que le portage de Granblue Fantasy Relink sur la Switch 2 est très propre et a été parfaitement bien réalisé. Le jeu, pourtant relativement massif, tourne très bien sur la nouvelle console de Nintendo que ce soit en mode docker ou nomade. Il est très fluide et nous n’avons constaté aucun bug.
Des missions épiques à faire seul ou à plusieurs
On pourrait qualifier cette partie de point quasi-central du jeu. Certes, la narration est importante. Nous avons une histoire principale, que nous ne pouvons vivre qu’en solo.Mais nous avons aussi ce qui rend le jeu en très grande partie vivant : les missions annexes que l’on peut accepter au comptoir des quêtes et que l’on peut faire seul ou en multijoueurs.
Plus ou moins difficiles, il peut s’agir par exemple de la défense d’une zone, la recherche d’une cargaison volée, ou encore le combat contre un boss que nous avons généralement déjà battu dans le scénario. Et c’est là que l’on ressent clairement l’inspiration de Monster Hunter puisque c’est au comptoir que les joueurs pourront se connecter et jouer ensemble pour combattre des monstres.
Précisons d’emblée que nous n’avons pas pu tester de parties en coopération, nous ne pourrons donc pas apporter une note par rapport à cet aspect du jeu qui est pourtant l’un de ses points clés. Cependant, sachant que le mode multijoueur a été très apprécié dans la version Relink de 2024, nulle doute que ça sera le cas ici aussi.
D’autant que la version Endless Ragnarok ajoute des missions en plus et surtout la possibilité de jouer en crossplay. Les joueurs de toutes les plateformes pourront se battre côte à côte en ligne, jusqu’à quatre. La Switch 2 propose un petit plus qui lui est exclusif, celui du mode sans fil local.
Ces missions peuvent également très bien être réalisées en solo et il y en a une très grande quantité. On en a réalisé un certain nombre et on peut confirmer qu’elles sont toutes très prenantes, plus épiques les unes que les autres, la difficulté augmente au fur et à mesure et on ne s’y ennuie jamais. D’autant que les ennemis ne sont pas forcément rapides à abattre.
Au début, les missions sont faciles mais dès qu’on commence celles qui sont extrêmes, on parle de véritables batailles de titans avec des monstres à plusieurs millions de points de vie. Précisons qu’ils ne sont pas que de simples sacs à PV, il convient de se battre avec une certaine stratégie. Il faut parfois rester très concentré pendant une quinzaine de minutes juste pour un seul boss.
C’est le genre de parties addictives que l’on peut facilement faire à répétition tout au long d’une soirée sans se lasser, et cela augmente grandement la durée de vie du jeu. Elle pourrait même être quasi-infinie si le multijoueur fonctionne comme il faut.
Les missions de comptoir sont également très importantes car c’est en particulier grâce à elles que nous augmentons drastiquement les niveaux et la puissance de nos personnages et que nous obtenons beaucoup de points de maîtrise (PDM) à dépenser pour nos héros, un autre aspect qui sera vu plus bas.
Enfin, Endless Ragnarok ajoute un mode exclusivement solo : le Conflux. Des profondeurs à explorer dans une sorte d’univers parallèle sous forme de donjons roguelite générés procéduralement. Les réussir nous octroie beaucoup plus de récompenses rares, autant que si nous faisions les missions en coopération. Comme ces dernières, la difficulté augmente de plus en plus dans le Conflux et on finit avec de grandes batailles glorieuses.
Des combats grandioses et dynamiques
Voilà un autre point important de Granblue Fantasy Relink : Endless Ragnarok. Car les combats sont la base même du gameplay.Nos quatre personnages choisis se battent en temps réel contre les divers ennemis et monstres des îles des cieux. Chaque victoire nous octroie de l’expérience, nous faisant monter de niveau et améliorant automatiquement nos caractéristiques. Nous pouvons choisir le héros que nous allons contrôler dans le menu pause du jeu, cependant il n’est pas possible d’en changer en plein combat. Les trois autres combattent automatiquement.
Nous pouvons utiliser des attaques simples avec Y ou puissantes avec X. Mais lors d’un combat, il est extrêmement important d’esquiver les attaques ou de les parer afin d’éviter les coups critiques qui pourraient nous mettre à terre. Si tel est le cas, nous pouvons nous relever en maintenant Y mais cela prend un certain temps. Ou alors il suffit de boire une potion qui nous régénère instantanément mais nous n’en avons qu’une seule disponible par bataille. Si tous les membres du groupe sont à terre, le combat est perdu et il faut le recommencer du début.
Lorsque les quatres protagonistes combattent en harmonie, nous pouvons activer via la touche A, des attaques liées ce qui donne au groupe des bonus d’attaques, de défense, vitesse etc. De plus, chaque coup donné à l’ennemi finit par l’étourdir. On l’appelle le Break. Et plus on frappe, plus nous avons une jauge qui augmente.
Une fois arrivée à 100%, nous pouvons l’activer pour une attaque ultime. Mais on peut faire encore mieux. Lorsque les trois autres membres de l’équipe ont également leurs barres entièrement chargées et que les quatre sont toutes utilisées simultanément, cela déclenche le Burst Chain, un coup suprême propre au groupe.
Après chaque victoire, nous remportons des points de maîtrise (ou PDM) que nous allons pouvoir dépenser dans les deux arbres de maîtrise que sont l’attaque et la défense. Comme leur nom l’indique, l’un augmente notre puissance au combat et l’autre notre vie et notre capacité à résister aux coups adverses. Mais pas que. C’est également grâce à cela que nous pouvons obtenir de nouvelles compétences, c’est-à-dire des attaques spéciales pour nos héros, des capacités de buffs, de soin, de bouclier etc. Ici, nous sommes limités car nous ne pouvons attribuer que quatre compétences.
Autre détail qui a son importance, les PDM sont communs à tout le groupe. A nous, donc, de choisir qui en bénéficiera en priorité. Une véritable réflexion afin de rendre les personnages de notre groupe aussi puissants les uns que les autres et tous utiles au combat. Si jamais on a pour objectif de monter à 100% les niveaux et PDM de tous les personnages jouables disponibles, cela risque d’être vraiment, vraiment très long, car les arbres sont très grands et au fur et à mesure qu’on débloque des capacités, ces dernières coûtent de plus en plus chères en points.
Comme nous l’avons dit plus haut, on peut contrôler environ 29 protagonistes différents. Ils ont chacun leur spécificités, leurs forces et leurs faiblesses, mais également un élément pour lequel ils ont une affinité. Pour notre héros Gran, par exemple, il s’agit du vent. Il y a aussi le feu, la glace, l’eau, la terre, les ténèbres et la lumière. C’est important de le prendre en compte car les ennemis ont eux aussi une affinité et peuvent donc être plus vulnérables aux éléments contraires. En pratique, le choix des personnages peut s’avérer long et fastidieux, surtout si l’on veut établir la meilleure stratégie.
S'ajoutent à cela les armes que nous pouvons faire forger et améliorer ainsi que les sceaux dont on peut s’équiper pour avoir encore plus de puissance et de capacités spéciales.
Mais n’arrêtons pas en si bon chemin ! L’extension Endless Ragnarok met en place un autre système : celui des invocations qui nous permettent d’appeler en renfort des créatures originelles pour nous aider dans nos combats.
Tous ces aspects rendent le gameplay pas si simple que ça à appréhender, cependant force est de constater que les batailles sont nerveuses et dynamiques mais surtout particulièrement belles à observer.




























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