Billet de Waluigi

Vade Rétro - Rush'n Attack (NES)
L'art de faire du génial avec rien !

Cette semaine, Waluigi s'intéresse à un grand classique NES : Rush'n Attack, qui aura fait le bonheur de tant de fans à travers le monde !

Billet de Waluigi
Vade Rétro, c'est votre nouvelle chronique qui, chaque semaine, vient de parler d'une autre actualité, celle du jeu d'autrefois qui soudain capte l'attention de ce brave Waluigi !

Cette semaine, Waluigi s'intéresse à un grand classique NES : Rush'n Attack, qui aura fait le bonheur de tant de fans à travers le monde !

Bonne lecture de cette nouvelle chronique qui, comme toutes nos infos, vous donne rendez-vous sur le forum pour accueillir vos réactions !

Rush'n Attack :
L’Art de faire du génial avec presque rien

Salut à vous chers lecteurs,

Je suis heureux de vous retrouver pour cette seconde itération des billets Vade Rétro. Cette semaine, j’aimerais attirer votre attention sur un jeu hors du commun, il s’agit de Rush’n Attack. Un jeu d’action militaire 2D en vue de profil prenant, sorti sur NES en 1987. Le soft est une adaptation fidèle de « Green Beret » de Konami, sorti sur borne d’arcade. Dans Rush’n Attack, le joueur incarne un soldat américain armé seulement d’un couteau -!-, qui doit infiltrer une série de bases tenues par l’armée Russe (en gros).

Le but ultime est d’y saboter une arme nucléaire menaçant l’humanité. Le jeu, finalement assez réaliste, semble clairement s’inspirer de la période de la Guerre Froide. Celle-ci est d’ailleurs, d’un point de vue allégorique, clairement représentée par des scènes se situant dans les montagnes enneigées !

Sur le papier, le titre n’a pas grand-chose pour lui : couleurs crades, six niveaux très courts, musiques très répétitives (mais sympas), réalisation complètement dépassée et ce même à l’époque ! Et pourtant…

… Et pourtant, le jeu est incroyablement addictif ! C'en est même indécent, quand on voit que de bons titres actuels, coûtant des millions d’euros, ne parviennent pas à nous divertir autant !

C’est quand même incroyable de constater qu’on
peut parfois faire du très bon avec trois fois rien…
Plus on joue, plus on devient accro. Son atavisme « arcade » n’y est d’ailleurs pas pour rien. Car tout est fait pour vous rendre dépendant, par des procédés éculés mais qui marchent à fond : des couleurs acidulées qui éveillent vos neurones et une difficulté basée sur le par cœur. Laquelle vous donne envie de revenir sans fin. De revenir, jusqu’à toucher enfin le graal : voir le dernier niveau, réussir sa mission et mourir ! Et la mort, justement, il va falloir s’y habituer.

Deviens le « Je » !

Dans Rush’n Attack, la perspective de terminer le jeu devient une obsession quasi-sadomasochiste ! Et on ne se débarrassera pas de cette idée tant qu’elle ne sera pas assouvie ! Mais le plaisir de la victoire, jubilatoire, se mérite. Alors on y revient, encore et encore. C’est que le début, d’accord... On enchaîne les parties avec célérité, telle une main plongeant dans un pot rempli de popcorns. On commence à s’accaparer progressivement le level-design. Nous passons d’intrus à maître des lieux, subrepticement, comme un oiseau qui construit son nid. Les reboots des ennemis ne nous font plus peur. Léger comme une plume mais avec du plomb dans l’aile, on glisse dans les niveaux sans perdre de vie… tel un pianiste qui récite sa partition par cœur, dans une salle comble et comblée. On finit par ne faire qu’un avec le jeu. Le titre fait tellement partie de nous qu’il en devient familier. Une sorte d’ami invisible, qu’on prend plaisir à retrouver devant sa télé de 35 cm, pour partager un délice complice.

Jouer à Rush’n Attack est une expérience métaphysique apte à convertir le joueur à la religion du jeu vidéo. La marque des grands titres, sans doute. On s’accroche, de niveau en niveau, évitant les kamikazes, déjouant les embuscades, survolant les mines… pour enfin découvrir le tant espéré dernier niveau. Un dernier niveau qui ne déçoit pas, grâce à une réalisation cette fois-ci plus léchée et surtout une musique très entrainante voire inoubliable !

La jaquette du jeu, entre l’ultrapatriotisme et le kitch, reste bien dans le ton !

Opération séduction

Il convient de constater qu’à l’époque, vu qu’il n’y avait pas internet, il était quasiment impossible de se faire spoiler. Ainsi si on voulait voir la fin du jeu, il n’y avait pas d’autre solution que d’y parvenir soi-même en jouant ! Cet effet de surprise rajoutait un charme fou et injectait du mystère au titre. Aucun speedrun ni info n’allait venir casser la magie de la découverte. La cartouche s’effeuillait dans un passionnant strip-tease ludique, qui récompensait les plus méritants.

Cet aspect « surprise » est aujourd’hui devenu extrêmement fragile. Prudence donc, quand vous vous renseignez sur un jeu, de ne pas tomber au détour d’un forum sur une info meurtrière ! Le mieux, c’est de ne se cantonner qu’aux news classiques - sur PN ;-) -… où alors de vraiment repérer les bannières « spoils » tel un sniper. Mais il y a bien consensus quant au fait qu’un effet de surprise positif est source de réjouissance. Comme le dit le proverbe : « 
Le moment le plus agréable dans le bonheur, c’est bien plus le chemin qui mène vers celui-ci que son aboutissement » ! Rush’n Attack illustre parfaitement cela !

Alors pour les petits nouveaux qui découvrent le jeu aujourd’hui, je vous en conjure, ne regardez pas tout de suite le speed run ! Surtout que le jeu, bien qu’exigeant, est loin d’être impossible à finir. D’ailleurs, à l’époque, certains arrivaient sans problème à le terminer avec des vies en plus, acquises grâce au scoring ;-)
Et si en plus on vous dit qu’on peut y jouer à deux simultanément… Eh oui, je voulais garder le meilleur pour la fin.

Une suite en 2011 ratée… ah bon quelle suite ?

Il faut croire que les vieux démons ont rattrapé le titre. Rush’n Attack arrivait à faire du très bon avec du très peu (Quel est le méchant qui a dit « du vide »  ? C’est pas vrai ! Attention, je vous entends quand vous pensez fort !). Aujourd’hui, cet exploit n’a pas pu être réitéré dans sa suite officielle sortie plus de 20 ans plus tard : Rush’n Attack Ex patriot ! Un soft dématérialisé à petit prix, disponible sur consoles XBox 360 et PS3, qui est hélas une vraie daubasse. On perd l’aspect action pour plonger ici dans de l’infiltration ratée. L’histoire s’inspire d’évènements liés à l’explosion du météorite de Toungouska en 1908 en Sibérie, tombant dans la science fiction kitch ! Le hors sujet est total, la mayonnaise ne prend pas, on ne retrouve quasiment rien de l’ancien titre. Quel dommage !

Pourquoi ne pas avoir fait tout simplement une suite en 2D ? Pourquoi être parti dans des dénivellations ubuesques ? Konami ne nous apportera sans doute jamais ces réponses. Ça tombe bien, car finalement ceci contribue à alimenter le mythe du premier Rush’n Attack, décidément inoxydable ! Son seul vrai défaut, ce serait de tomber dans l’oubli. Ce ne sera pas le cas en tout cas ces jours-ci, sur PN.

Précisons, avant de terminer le sujet, qu’un remake en style « cell shading » a été proposé toujours en dématérialisé en 2010. Mais il n’apporte strictement rien de plus, hormis une désagréable sensation de flou périclitant ! La meilleure version, en plus de celle qu’on pourrait trouver sur MAME, est bien sur NES. Finalement, la modernité n’est peut-être qu’une question de point de vue.

Comme dirait Guy Lagache dans Capital, « Bonsoir… et bonne semaine ! ».

Rétro Note : 91 %

WAL-J

Commentaires sur l'article

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KillerMapper
Rho j'avais complètement oublié ce jeu ! Moi et mon frère on y a passé du temps en mode coop... On n'a jamais réussi à le finir d'ailleurs. C'est un jeu excellent :)
pit56
green berret aussi sur msx ....
ppatoc
Tiens pour le 2ème jeu que tu testes (après Battle of Olympus) j'ai encore un souvenir bien particulier pour Rush'n attack lol.

C'était la dèche niveau jeu à jouer lorsqu'il est sorti en France et sans le connaitre du tout en me promenant en grande surface je vois la boite du jeu et je me souviens qu'avec mon frère on avait forcé mon père a nous autoriser à dépenser nos petits deniers pour l'acquérir lol.

Après je ne reviendrais pas sur ton avis qui rejoint le mien concernant le jeu en lui même (Addictif).

Je l'avais d'ailleurs fini plusieurs fois à l'époque.

Voilà c'était juste pour me rappeler un moment précis de ma life en rapport avec ce jeu.
Merci à toi et au prochain test.

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