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Ys IX: Monstrum Nox Disponible sur Switch

Test de Ys IX: Monstrum Nox (Switch)

Test de Ys IX : Monstrum Nox, peut mieux faire, et c’est dommage.

Nihon Falcom est célèbre pour la série The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel, mais pas seulement. La saga trentenaire inspirée du folklore breton reprend les devants de la scène avec un neuvième épisode, voici le test de Ys IX : Monstrum Nox !

Test
Le 9 juillet 2021 dernier, a eu lieu la sortie de Monster Hunter Stories 2, mais pas uniquement. C’était également le lancement d’Ys IX. La saga des Ys est sans doute l’une des plus anciennes de l'histoire des RPG. Elle trouve ses origines au début des années 1980. Comme à chaque fois, on retrouve Adol Christin, le protagoniste principal de chaque épisode. Si vous n’avez pas fait les épisodes précédents, rien ne vous empêche de vous lancer ici, car les aventures de ce neuvième volet ne sont aucunement la suite du huitième. Mais est-ce que ça vaut le coup de dégainer la carte bleue ? Notre avis est assez mitigé.

Monstrum quoi ?

Si vous n’avez jamais fait un Ys de votre vie, ce n’est pas un souci. Il y a quelques références aux précédentes aventures d’Adol mais rien de bien dérangeant pour votre compréhension de l’histoire principale. En résumé Adol est un aventurier de renom qui a parcouru le continent grâce à tous les épisodes de la saga. Pour ce neuvième volet, son aventure l’amène aux portes de la ville de Balduq où sa célébrité joue contre lui. Accusé d’être un trouble-fête, car toujours impliqué dans des événements catastrophiques. Il est emprisonné sans sommation. Il rencontre dans les tunnels de la prison une femme mystérieuse qui va le maudire, faisant de lui un Monstrum.
Mais c’est quoi un Monstrum ? Il s’agit d’êtres humains aux capacités surnaturelles. Cette femme, Aprilis, ne lui donne aucune explication sur le pourquoi du comment. Ce don a pour objectif de servir ses intérêts à elle. Adol se retrouve alors avec une nouvelle apparence, des dons surhumains, et une nouvelle mission contre sa volonté. Il doit combattre des monstres nommés larvas, qui proviennent d’une autre dimension, la Nuit de Grimwald. Aprilis pour ne rien changer, se garde de vous donner la moindre explication au sujet de toute cette mise en scène.
Les autres Monstrum, car Adol ne sera pas seul, s’amuseront et s'agaceront régulièrement d’ailleurs des mystères engendrés par Aprilis. Comme quoi, on pourrait penser que le scénario manque de cohérence au départ alors qu’il n’en est rien. Au fil de l’avancée, les langues se délieront et les origines de ce combat feront surface.
L’histoire de ce neuvième épisode est très mystérieuse et ne déplait pas. On prend plaisir à avancer de chapitre en chapitre. Chacun met très bien en avant le passé et le récit de chaque personnage jouable.

L’aventure rime avec l’exploration

En parallèle de ce récit alléchant, il y a une multitude de quêtes annexes qui complètent le récit principal. En dehors des autres Monstrum que vous découvrez en détail durant chaque chapitre, se greffent d’autres personnages non jouables et au background très bien développé également.
Chaque chapitre fait la part belle à l’exploration de la ville de Balduq. Vous constatez très rapidement qu’il vous est impossible d’en sortir, du moins au départ. La malédiction des Monstrum vous empêche de fausser compagnie à Aprilis car elle ne vous a pas demandé votre avis. Des barrières sont érigées partout dans la ville.

Chaque Monstrum dispose d’un don unique, que vous récupérez lorsqu’ils intègrent votre troupe. Adol, alias le Roi Rouge peut se téléporter via des points précis, et les autres ont des capacités comme marcher sur les murs ou encore planer dans le ciel. On vous laisse découvrir les autres.


L’histoire se déroule principalement au sein des murs de Balduq. La logique étant de vous permettre d’explorer de plus en plus d’endroits dans la ville au cours de votre progression. Chaque chapitre vous offre la possibilité de débloquer une partie de la ville. Sous ces faux airs d’open world, Balduq est une cité immense que vous pouvez explorer en toute liberté entre les quêtes annexes et principales. Il est relativement agréable de pouvoir escalader les murs et de voler au-dessus de la ville pour découvrir des secrets en tout genre. Il y a même un marchand qui sera friand des panoramas de la ville.
Pour débloquer les zones inaccessibles, vous devez réaliser des quêtes secondaires, ou affronter de nombreux larvas afin de remplir une jauge de Nox. Cette jauge fait apparaître un portail vers la Nuit de Grimwald. A l’intérieur de cette dimension vous combattez de façon similaire à un Tower Defense avec divers objectifs, des vagues de monstres et un boss. Une fois réussi, vous faites tomber une barrière de la ville, et ouvrez la voie vers de nouveaux lieux à explorer.

Une réalisation indigne d’une grande saga

Le récit et l'exploration, même si nous aurions souhaité plus de liberté dans les mouvements, sont des points très positifs du titre. La saga a toujours un style action RPG. Cependant c’est justement l’action qui pose souci dans cette épisode. Bien que les combats soient très nerveux, il y a un bourrinage de touche indéniable, lui donnant un aspect très beat'em all.

L'action est brouillonne et confuse. Malgré un système de visée correct, les ennemis se déplacent à toute vitesse et dans tous les sens, amenant la caméra à les suivre aussi rapidement. Ce qui peut vite vous faire perdre vos repères dans l’espace. Vous devez trop souvent réajuster la caméra, ou alors arrêter de viser un ennemi au risque de taper dans le vide.

Même si les capacités des Monstrum sont très utiles en combat, comme celle du Roi Rouge qui permet de se téléporter auprès des ennemis visés, le temps de vous retrouver dans l’espace, l’adversaire est déjà ailleurs. Ce qui est dommage car le système de coups spéciaux et d’attaques finales est très abouti.
Pour ne rien arranger à ces combats brouillons, la réalisation graphique du titre semble avoir au moins dix ans de retard par rapport aux standards d’aujourd’hui . Malgré une architecture très inspirée de l’époque médiévale de l’Europe, notamment de la France, les décors sont très vides. Les textures sont granuleuses. Ce qui contraste d’autant plus avec les personnages qui disposent d’une réalisation plus aboutie. L’exploration, notamment verticale, de la cité est pourtant un aspect très positif du jeu avec ces grandes bâtisses.
13/20
Ys IX séduit pour son arc narratif qui malgré sa linéarité, est très bien développé autour de tous ces personnages, et pour toute l’exploration de la ville. Chaque personnage non jouable, et il y en a un paquet, a une utilité forte, ce qui est devenu rare de nos jours dans les RPG. On passe de longs moments à chercher s’il faut monter ou descendre les murs pour trouver le trésors affiché sur la carte. Malgré ces qualités évidentes, les défauts abordés en dernière partie de cet article sont trop omniprésents pour fermer les yeux dessus notamment sur l’action qui est ultra présente. Le jeu impose une farming au risque de manquer de ressources ou d’expérience. L’ensemble reste très agréable mais ne sera pas excellent, ce qui est triste pour des fans comme nous qui avons connu les premiers volets.

Commentaires sur l'article

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Baldurien
J'ai du mal à saisir votre notation, surtout quand je vois que Zelda Skyard Sword HD est mieux noté sur la jouabilité/ergonomie... sauf que sur l'ergonomie, il est globalement à la ramasse (les boutons X et Y ne servent globalement à rien), la lenteur pour changer d'arme avec ce menu circulaire mappé sur le même bouton ZR (ou R c'est le même combat) quand les précédents Zelda utilisaient un système d'assignation fonctionnel, que le monde "ouvert" de ce Zelda est également globalement vide. On parle quand même d'un remake "HD" d'un jeu à 60€ par une entreprise qui est loin d'être un "petit" studio.

Je ne parlerai pas de la gestion de la caméra et de l'épée, changements qui auraient probablement cassé certaines scènes du jeu.

Les graphismes, en revanche, pour avoir testé la démo Switch en mode portable, c'est sûr que ce n'est pas terrible par rapport un PC en 2K.

Par contre, y a erreur sur la personne : ce n'est pas Falcom qui développe les versions Switch mais PH3 Games et Engine Software.

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13 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Ys IX : Monstrum Nox est un bon jeu pour ce qu’il est. Falcom loupe de très peu l’excellence qui aurait pu permettre à la saga de sortir de sa niche. Les fans et connaisseurs pourraient bien être les seuls à s’intéresser à ce neuvième épisode. En effet, il doit faire face à des mastodontes sur Switch tels que Monster Hunter Rise ou un indétrônable Zelda Breath of the Wild qui offrent eux aussi, de l’action et de l’exploration en pagaille.

Jouabilité
Trois carapaces et c’est bien dommage, car le bilan est mitigé. Même si l’action durant les combats est très vive avec des ennemis qui tiennent la route, c’est bien trop confus pour savourer les esquives et gardes parfaites quand-t-on arrive à les placer. Il est regrettable avec la possibilité d’utiliser les facultés de déplacement des Monstrum, que la ville de Balduq ne soit pas un réel monde ouvert. On se retrouve souvent bloqué devant un rebord pas plus haut qu’une marche d’escalier.
Durée de vie
L’aventure principale se boucle avec plus ou moins 50h de jeu, ce qui est largement respectable pour un action RPG. Il faudra ajouter une vingtaine heures supplémentaires si vous comptez explorer les moindre recoins et accomplir le plus de quêtes annexes.
Graphismes
Où sont passées les ressources ? Falcom semble les avoir dépensées ailleurs. Pour une grande saga, c’est dommage de se retrouver avec un neuvième épisode visuellement au rabais. Pourtant c’est dans doute celui qui en avait le plus besoin, avec l’exploration de la citadelle. Mise à part des murs et de l’eau, il n’ y pas grand chose à observer. Le plus ironique c’est qu’un PNJ nous demande de rassembler les beaux panoramas de la ville pour développer le tourisme. Avec une aventure qui se déroule majoritairement au sein de ses murs, les développeurs auraient dû prendre plus de temps pour modéliser une ville médiévale qui se respecte.
Son
La bande sonore est très bonne. Les musiques qui accompagnent les affrontements et les balades mettent très bien dans l’ambiance comme la plupart des studios japonais savent le faire. En revanche, ce qui est également regrettable, c’est le doublage partiel. Il y a de nombreuses scènes où elles commencent doublées, puis le doublage s’arrête, et reprend quelques échanges plus tard. Mais pourquoi ?
Intérêt
Même ceux qui n’ont jamais touché un titre de la licence pourront apprécier ce jeu. En tant que RPG, le titre est très intéressant pour sa narration. Chaque Monstrum et PNJ sont très bien mis en avant. Ils ont chacun leur petit moment de lumière. En revanche, pour le côté action, il y a des sagas comme Tales Of qui font beaucoup mieux. Idem sur l’exploration de la ville, il y a pas mal de choses qui font écho à Assassin’s Creed mais la modélisation l’architecture n’est pas aussi qualitative. Donc le bilan est très mitigé. C’est l’exemple même du : “je fais tout à la fois, mais moins bien que les autres.”
Ergonomie
Bien que les menus soient très simples, ce qui nous a bloqué, c'est la configuration des commandes. On peut les modifier depuis le menu, mais les commandes ne sont pas très intuitives. Avoir le même bouton pour esquiver, courir et grimper sur les murs pose de nombreux problèmes de maniabilité. Même si chacun peut configurer les touches à sa guise, les développeurs auraient dû réfléchir à cet aspect dès la conception du jeu, au lieu de laisser les joueurs y trouver une solution. Il y a également des soucis d'encodage des caractères spéciaux.

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0/5

L'avis des visiteurs

Le meilleur opus de cette série mythique de par son scénario haletant, ses personnages passionnants, son gameplay nerveux et exigeant, ses moments d’exploration plaisants et son ost divine. Fans d’A-rpg et j-rpg, ne vous laissez pas rebuter par ses graphismes, foncez! 18/20!

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