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Devil May Cry Disponible sur Switch

Test de Devil May Cry (Switch)

Devil May Cry : L'enfer se déchaine sur Switch

Capcom n'en finit plus de ressortir ses jeux sur la console hybride de Nintendo. Alors qu'on a déjà cinq "vieux" Resident Evil de dispo sur l'eShop, et qu'on en attend encore deux, Capcom nous sert le remake HD du premier Devil May Cry. Le jeu de 2002 s'était vu remasterisé dans une compilation HD contenant les deuxième et troisièmé épisode sur PS3/360, puis PS4/One et PC, mais c'est tout seul qu'il arrive sur Switch et au prix étonnement élevée de 19.99€. Capcom ne chercherait-il pas à faire pleurer le joueur plutôt que le diable ? Réponse dans le test.

Test
La série n'étant jamais apparue sur console Nintendo, la sortie du tout premier Devil May Cry a ce petit quelque chose d'iconique en arrivant sur Switch. Et pour ceux qui ne connaîtrait pas la série, un peu d'histoire ne devrait pas faire de mal. Le titre est en fait la toute première version de Resident Evil 4 refusée par Capcom car s'éloignant trop des fondamentaux de la série. Coup de chance, le projet n'a pas été mis de côté mais s'est vu attribué une licence et un univers propre. Exit Leon Kennedy, les zombies et Umbrella Corps, bonjour Dante le chasseur de démons en quête de vengeance. Derrière ce jeu, on retrouve un trio bien connu de l'époque chez Capcom et des fans de Resident Evil : le producteur Hiroyuki Kobayashi, programmeur sur les deux premiers Resident Evil puis producteur sur de nombreux jeux Capcom depuis; Hideki Kamiya, Monsieur Platinum Games aujourd'hui; et enfin Shinji Mikami particulièrement connu pour les Resident Evil puis les Evil Within. L'identité Resident Evil, ce premier épisode ne l'a pas totalement perdu en devenant un titre à part entière, chose qui disparaîtra dès le second épisode. Ce premier épisode a donc un charme assez particulier, et le rend très différent des épisodes adulés par les fans que sont le 3 et le 4. Devil May Cry premier du nom est donc assez singulier, et c'est peut-être l'une des raisons qui ont poussé Capcom à le sortir seul (ça ou l'argent allez savoir!)

L'épique de Dante

Le scénario de Devil May Cry n'a rien d'original. Le jeu commence par un panneau déroulant, très à la mode aussi chez Capcom à cette époque, racontant au joueur qu'il y a deux millénaires, le monde vivait sous le joug du terrible empereur du mal Mundus avant que l'un de ses sujets ne se retourne contre lui et sauve l'humanité. La légende de Sparda était née. De nos jours (en 2002, que le temps passe vite), Dante, fils du démon Sparda, a monté sa petite entreprise de détective privé. En entrepreneur difficile qu'il est, Dante n'accepte que certaines affaires, celles lui permettant d'en apprendre plus sur les démons qui ont tué sa mère et son frère. L'occasion pour Capcom de créer l'un des personnages de jeux vidéo les plus badass et poseur de l'époque. Dante est cool, balance des punch-lines assassines aux démons avant d'en découdre avec eux mais cache un lourd passé. On a fait moins cliché, mais pour l'époque (et encore aujourd'hui), le personnage est singulier et l'incarner procure un sentiment grisant au joueur.

L'attachement à Dante se fera d'ailleurs par bribes tout
au long de l'aventure. Le titre est peu bavard, et quand les personnages parlent ce n'est pas tant pour se faire des révélations que pour se provoquer ou s'insulter. Son scénario, DMC le distille par sous-entendus : un zoom sur un objet, un personnage qui réagit autrement qu'attendu.. Ce n'est finalement que dans sa dernière ligne droite que le jeu fera des révélations plus concrètes. La mise en scène est donc agréable et posée, et vient trancher agréablement avec le côté chien fou de son héros et de ses adversaires. De ce point de vue, il est toujours très appréciable de parcourir l'aventure, d'autant que ses environnements, bien que précalculés et donc accusant leur âge aujourd'hui, participe grandement à installer une ambiance et servent la narration à merveille. L'imaginaire du joueur est sollicité de fort belle manière, et c'est une véritable réussite.

Petit mot enfin sur l'ambiance sonore du titre. De son héritage de la saga Resident Evil, le jeu conserve ces thèmes au piano pesants et savoureusement inquiétants qui accompagnent les phases d'exploration dans les couloirs de ces châteaux gothiques ou de ces forêts brumeuses. Les thèmes de combat sont eux énergiques à souhait, entre rock et électro, avec de gros riffs de guitares, signe distinctif de la série. Là encore, c'est du solide et le tout n'a presque pas vieilli.

Viser le rang S : Une épée et des flingues pour faire la différence

Devil May Cry, c'est aussi le jeu qui a révolutionné le genre de Beat Them Up à scoring. Occire une armée de monstres c'est bien, mais à la manière des Bayonetta après lui, le titre encourage le joueur à le faire constamment avec style. Plus Dante enchaîne les coups, plus son score monte passant de Dull à Cool, de Bravo à Absolute pour finir sur le tant convoité Splendid.
On est en revanche loin de la virtuosité d'un Bayonetta, et maîtriser Dante demandera un réel apprentissage. Le jeu nous arrive avec sa maniabilité hybride entre celle des Resident Evil et des jeux 3D modernes. Comprenez que les plans de caméra sont fixes et que l'orientation de Dante changera à chaque changement de plan, occasionnant des inversions de direction en plein déplacement mais aussi en plein combat. Il n'est pas rare de se retrouver à faire des aller-retours entre deux plans car la caméra passe de derrière à devant Dante. Une mécanique qui accuse son âge et à laquelle il faudra se faire.
Il existe d'ailleurs moins de moyens de lier les combos entre eux dans ce premier opus. Pas de système de dash, de mécanique de grappin ou autre pour aller d'un adversaire à l'autre, la moindre seconde sans impact validera le combo en cours, tant pis si vous n'avez mis que trois à cette poupée démoniaque. Il faudra donc apprendre à réunir les ennemis pour les affronter par paquet, et à sauter et faire des roulades au bon moment pour esquiver les assauts des adversaires.

L'arsenal et les techniques de Dante évolueront évidemment au cours de l'aventure, ce qui facilitera considérablement les possibilités d'obtenir des scores de combos élevés. Si les nouvelles armes se trouveront dans les niveaux du jeu, les techniques devront quant à elles être achetées au moyen des sphères rouges glanées au fil des combats et en fin de niveau.

C'est sur ce point que Devil May Cry avait révolutionné les choses en son temps : réaliser un score n'est pas essentiel pour terminer le jeu, mais c'est lui qui déterminera la vitesse de progression du joueur, ici représenté par le nombre d'orbes rouges que laisseront vos ennemis derrière eux. Tant qu'on parle scoring, une note est attribuée à la fin de chacun des vingt niveaux du jeu, et ce en fonction du temps de complétion, des dégâts reçus et du score obtenu. Cette note détermine le bonus d'orbes rouge octroyé, et le bonus est réellement non négligeable à partir du rang A ce qui peut drastiquement accélérer le déblocage des compétences de Dante si vous parvenez à enchaîner les bonnes notes.

Orbes à tout faire

Vous pouvez dépenser les orbes rouges entre deux niveaux ou si vous croisez une statue lors de vos pérégrinations. Il y a tout d'abord le magasin permettant d'acheter des objets pour recharger votre santé ou votre barre de magie, d'acheter une eau bénite pour infliger de lourds dégâts aux ennemis voir d'acheter une invulnérabilité passagère si un boss vous donne trop de fil à retordre. L'usage de ces objets vous privera du meilleur score, mais vous permettra de vous sortir de situation épineuse. Vous pourrez aussi vous acheter une vie supplémentaire, une extension de barre de vie ou de magie. Evidemment, ces extensions coûteront de plus en plus cher, vous insistant à visant le score le plus élevé pour pouvoir vous les payer. Aujourd'hui une petite micro-transaction viendrait vous proposer de vous faciliter la vie, mais nous sommes en 2002, et tout se fait à la sueur du front (et des doigts).
Vous pourrez aussi, et surtout, améliorer vos armes pour débloquer des compétences : double-saut, vol temporaire, boule de feu... autant de pouvoir qui vous permettront de mieux vous défendre mais surtout de mieux scorer. Certaines capacités vous permettront même d'accéder à certaines zones inaccessible du jeu pour mettre la main sur les précieux morceaux d'orbes bleues. En réunir 4 vous donnant une extension de barre de vie, les chercher deviendra véritable jeu dans le jeu. Certaines sont d'ailleurs cachées au sein de mission secrète, qui s'active en revisitant la bonne pièce au bon moment. Ces missions sont
assez ardues, et vous demanderont par exemple de tuer un certain adversaire en un coup, de forcer les adversaires à s'attaquer entre eux ou de vider une pièce d'ennemis particulièrement retors. Ces missions sont en général le moyen de découvrir certaines mécaniques cachées du jeu ou de découvrir le point faible d'un ennemi en apparence coriace.

Le jeu a donc été savamment pensé à l'époque, ce qui explique qu'il n'a pas si mal vieilli aujourd'hui au regard d'autres jeux du début des années 2000. Et vous me voyez arriver avec mes gros sabots, tout cela justifie-t-il pour autant une ressortie aujourd'hui sur Switch ?

Trip Nostalgique ou relique passéiste ?

Un petit mot avec de s'attaquer au portage en soit : si vous n'avez jamais touché à ce premier épisode (ou même à la série) mais que vous avez une certaine appétence pour la sérié Resident Evil ou le Beat Them Up (voir les deux, c'est encore mieux), vous devez jouer à ce jeu, même si ce n'est pas sur Switch. C'est un véritable momunent du jeu vidéo, une pierre angulaire du Beat Them Up moderne et représente un véritable tournant dans l'histoire de Capcom.
Sur Switch, Devil May Cry embarque avec lui ses qualités et ses défauts d'une autre époque du jeu vidéo. Capcom ne nous propose aucun ménagement de Gameplay ou d'options supplémentaires, comme à son habitude. Le titre baigne donc dans son jus de près de 20 ans, et il faudra passer outre certaines aigreurs de ci de là. Pourtant, le jeu embarque surtout son charme, avec ses énigmes empruntées à la saga Resident Evil, ses décors envoûtants, son héros au charisme fou et aussi et surtout son Gameplay. Car oui, sa vétusté est un défaut à l'arrivée mais après quelques heures, c'est un véritable plaisir de manier le chasseur de démons. La raideur ne disparaît pas totalement, les problèmes de caméra subsistent, mais on parvient à s'en accommoder, et même à en jouer. Il se dégage un réel plaisir à contrôler Dante, à utiliser les nouveaux pouvoirs et nouvelles armes débloqués si bien qu'on oublie vite l'âge du jeu et qu'on a du mal à lâcher la manette.

Pour ne rien gâcher, le jeu est parfaitement fluide et les temps de chargement quasi inexistants. C'est donc une réussite de ce côté-là, aussi bien en portable qu'en mode docké. Evidemment, le jeu est plus agréable en mode portable du fait du petit écran, mais tient la route sur grand écran, si bien sûr on lui pardonne ses décors précalculés un peu pixelisé. Le filtre HD a le mérite de donner un titre parfaitement lisible, chose essentielle dans un titre du genre. Les cinématiques ont quant à elles plus vieillies, mais Capcom a pris la peine de les retravailler autant que possible pour qu'elles ne soient affiche en mode fenêtré, chose toujours assez disgracieuse. Sur le plan technique pur, c'est donc un très bon portage/remaster.

Pour autant, on regrettera forcément que ce portage n'intègre qu'un système de succès/trophées interne, une galerie d'artworks et un léger travail sur les cinématiques. D'autant que, comme évoqué en introduction, sur les autres support le jeu est proposé avec les deuxième et troisième épisode pour 10€ de plus. L'addition est donc un peu salée. Me concernant, ma préférence ira toujours au premier épisode, mais objectivement, Capcom abuse quelque peu du succès du rétro sur la Switch.
14/20
Il serait criminel de ne pas conseiller Devil May Cry. Les premières heures demanderont un véritable effort de prise en main, mais le plaisir de jeu sera réel. Voila comment conclure ce test dans un monde parfait. Mais avec ces petits défauts mis bout à bout, son prix exagéré et le programme vidéoludique qui s'annonce dans les prochains mois, vous y réfléchirez certainement à deux fois avant de sortir la carte bleue. Clairement, comme pour tous les portages de Capcom, on ne peut que vous conseiller d'attendre une baisse de prix, d'autant que l'éditeur est assez généreux de ce côté-là. Il y a peu de chance que vous regrettiez d'avoir posé vos mains sur ce DMC premier du nom, à moins bien sûr d'être allergique aux Beat Them Up. Mais dans ce cas, que faites-vous encore là ?

Commentaires sur l'article

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gurtifus
J'ai regardé des vidéos de gameplay et j'ai vraiment du mal avec cette caméra fixe à l'ancienne.
p2501
Mieux vaut acheter Onimusha je trouve, c'est plus intéressant. Pour devil may cry, j'attendrai soit une promo à 10 euros, soit la trilogie à 40 euros, sinon c'est dispensable je trouve
wiidefender
Sans espoirs d'avoir les autres opus de la compilation HD sortie sur PS360 et PS4/One, ce jeu ne sert à rien ! Et d'autant plus qu'il est vendu seul pour 10€ de mois que la totale sur les stores Sony et même Steam !

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14 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Devil May Cry sur Switch est un ajout indéniable à la ludothèque de la Switch, marquant enfin l'arrivée de la licence sur consoles Nintendo. Il est plus que regrettable que Capcom se contente systématiquement de portage faciles ces derniers mois, mais face à un classique comme celui-ci il est difficile de s'offusquer totalement. Le jeu avait-il besoin de réelles améliorations ? Non, il faut être honnête. Mais Capcom aurait pu travailler bien mieux l'enrobage du titre. En l'état, ce remaster ne vaut pas vraiment son prix, même s'il est dommage de devoir s'arrêter à ce genre de considération. C'est donc le portage qui perd des points, au détriment de l'excellent jeu.

Jouabilité
Dans le contexte de son époque, la maniabilité du titre est plus que correcte, et procure même un certain plaisir aujourd'hui. Mais ses problèmes de caméra posent de vraies problèmes lors de certains passages, et particulièrement lors de certaines phases de plateformes. Clairement sur ce point, il y avait des choses à faire.
Durée de vie
Parcourir le jeu une première fois vous prendra entre 3 et 5 heures, mais le jeu vous encourage clairement à le recommencer pour en tirer toute la substantifique moelle. C'est un grand classique des jeux du genre, et devenu un vrai gimmick de la saga depuis. Mais si vous êtes du jour à passer vite à autre chose, autant être prévenu...
Graphismes
Le jeu était très beau à son époque, mais son lissage HD révèle plus de défaut qu'il n'en cache. Entre ses décors pixelisés et ses personnages assez sommaire vu de près, le titre accuse clairement son âge. Ce ne sera pas cependant un problème dans les phases d'action, et quelques effets lumineux sauront même surprendre par moment.
Son
S'il y a bien une chose dans le jeu qui n'a pas vieilli, c'est bien sa bande-son. Si le thème de combat principal fait parfaitement son office sans être inoubliable, les musiques d'ambiance vous hanteront (agréablement) pendant longtemps. Le genre de compositions qui mérite de brancher un casque pendant vos parties.
Intérêt
Vous l'aurez compris, le jeu fait partie des classiques du jeu vidéo, aussi bien pour ce qu'il a apporté à l'industrie que pour sa propre genèse.

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