Test de CloverPit : jouer pour survivre
Il existe une autre version de la roulette russe, celle d’une machine à sous où vous devrez faire votre quota… ou périr ! Prêts à relever le défi ?
Un 777 et c’est gagné !
Le principe est excessivement simple : dans une toute petite pièce, vous avez devant vous une machine à sous. Derrière, un téléphone et la possibilité d’acheter des upgrades et modificateurs. Sur votre droite, un ATM, un distributeur de billets qu’il faudra remplir des pièces durement gagnées. De l’autre côté une porte, votre porte de sortie, hermétiquement close. L’ATM vous informe que vous avez un quota à réaliser, un nombre de pièces demandées pour passer au prochain palier. Alors, jouez maintenant !CloverPit est très simple : une machine à sous, des multiplicateurs et modificateurs et deux systèmes de monnaies, les tickets et les pièces. A chaque quota réussi, le téléphone retentit, vous permettant de gagner un bonus supplémentaire (ou un malus, de temps à autre aussi). L’objectif est toujours plus important, toujours plus grand, il faudra parvenir à manier les multiplicateurs et autres bonus pour franchir les différents paliers. Pour le reste, c’est classique : les combinaisons de fruits, de coffres et d’autres icônes vous permettent de gagner de l’argent, rien qu’en abaissant le levier de la machine. Plusieurs tableaux récapitulatifs se trouvent autour de vous, explicitant les valeurs de chaque item, les combinaisons possibles, etc. Le gameplay de CloverPit est d’une grande simplicité. Les parties sont courtes et parvenir à avancer ne se fera qu’au prix d’une forme de stratégie et de réflexion. Car les quotas augmentent drastiquement mais vous n’aurez toujours que trois manches pour parvenir à le remplir ! Attention cependant, trois manches ne signifient pas trois coups de manivelles, mais trois parties de sept tentatives (ou plus mais ça ne dépendra que de vos bonus équipés).Un 666 et c’est perdu…
A partir d’un certain quota, vous allez débloquer la possibilité de faire 666 avec la machine. Et là, c’est le drame ! Car un 666 et c’est toute votre cagnotte qui retombe à zéro ! Il faudra donc bien gérer votre argent, développer des stratégies pour se refaire si vous perdez tout et faire encore plus attention à vos gadgets équipés.Toute la saveur du jeu est basée sur son environnement. L’esthétique low poly, le côté sale du lieu, la voix désincarné qui nous pousse à faire toujours plus d’argent… Tout contribue à donner une ambiance glauque et anxiogène à votre expérience de jeu. CloverPit évoque le monde du travail, qui nous enferme dans ces petites boîtes sans espoir d’en sortir, avec l’illusion qu’atteindre ses objectifs permettra de s’en sortir, de vivre autre chose. Les textes sarcastiques et autres réflexions ironiques qui vous sont faites renforcent l’impression que vous êtes pris au piège, obligé de jouer encore et encore pour parvenir à - peut-être - sortir d’ici. Mais est-ce seulement possible ?Les parties de CloverPit sont courtes, parfois très courtes selon les bonus, aléatoires, que vous pouvez ou non acheter en début de partie. Ils se réinitialisent à la fin de chaque échéance, vous poussant à dépenser vos tickets pour espérer obtenir les gadgets les plus intéressants. Mais vous ne pourrez en porter que sept, alors il faudra choisir encore plus délicatement. Heureusement, vous pouvez les revendre, certains auront des traits spécifiques bonus, n’auront des effets que ponctuels et devront se recharger au fil du temps. Tout un tas de petites choses qui font la richesse du gameplay et son côté hautement stratégique.













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