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Buildings Have Feelings Too! Disponible sur Switch

Test de Buildings Have Feelings Too! (Switch)

Buildings have feelings too! Une ville prend vie mais manque de profondeur.

Le jeu proposé par Merge Games aujourd’hui est un jeu de réflexion tout atypique et rafraichissant. Ce jeu de réflexion side-scroller poussera le joueur à développer une ville tout en gérant sentiments et affinités des différents bâtiments.

Test
« Buildings have feelings too ! » a tous les éléments pour se distinguer et plaire. Ce jeu de réflexion possède de nombreuses originalités, une bonne durée de vie et une atmosphère très plaisante. Cependant ce titre devient rapidement répétitif et quelques défauts de réalisation viennent fortement dégrader l’expérience de jeu.

Premières impressions

Le jeu accueille le joueur dans une ville remplie de changement, sur fond social profond. Cependant l’ambiance est très vite tournée vers le positif et l’envie de changement... des bâtiments, car en effet, dans Buildings have feelings too!, ce sont les bâtiments les personnages principaux du jeu.

Après quelques minutes le tutoriel commence et montre que le jeu est scindé en 9 différents niveaux. Le premier niveau servira de premier tutoriel assez complet pour comprendre et appréhender les bases. Le titre se montre assez complexe avec de nombreux bâtiments séparés en différentes catégories (habitation, commerce, bureaux, usines, …). Plus de bâtiments seront disponibles ou à débloquer au cours de la progression, au gré des niveaux.
Le premier tutoriel est assez complet et long qui permet de bien appréhender le principe du jeu. Au départ l’interface semble très simple mais elle se révèle complète et... complexe. Plusieurs manœuvres vont demander de passer plusieurs menus intermédiaires et parfois des combinaisons de touche rappelant les combos des jeux de combats d’antan. Mais l’habitude et la mémoire musculaire prennent vite le relai et la navigation se fait très facilement et intuitivement laissant la possibilité de se plonger totalement dans le casse-tête qui attend en arrière-plan.
La progression va être mise en place par une chaine de quêtes demandant au joueur de placer et de développer bon nombre de bâtiments. Les briques sont la monnaie très rare et précieuse du jeu. Ces briques permettront de placer des bâtiments, et l’unique moyen d’en gagner sera de compléter les missions, ou de développer les bâtiments existants. C’est à ce stade que les bâtiments révèlent toute leur personnalité et leur exigence. Une habitation demandera d’avoir d’autres amies « habitation » à proximité ainsi qu’un pub pour profiter du plaisir de la sociabilisation.
A contrario mettre une usine dans le mix vous mènera à la catastrophe car habitations et usines ne s’entendent pas du tout. Si l’affinité d’un bâtiment tombe trop bas, ce dernier sera trop déprimé et fermera. Ce qui entraînera des coûts supplémentaires en briques pour réparer et réhabiliter les lieux.

Les premiers challenges sont les plus difficiles

Le tutoriel donne un faux sentiment de suivi et de maîtrise du jeu. Mais très rapidement la progression devient plus chaotique et les quêtes un peu plus vagues. Ce sera alors au joueur de réfléchir et de comprendre les mécaniques à peine avancées par le tutoriel. C’est alors qu’il faudra croiser toutes les informations données dans le premier niveau. Les interfaces des bâtiments et l’arbre des améliorations deviendront très rapidement vos meilleurs alliés.
Il faudra alors devenir extrêmement patient et planifier vos mouvements en fonction des besoins de vos bâtiments. Vos briques sont en quantités très limitées et il est impossible de recommencer le niveau une fois entamé. Il sera donc important de planifier vos mouvements et de limiter les installations superflues. Pour ajouter encore un peu de difficulté, la place et le nombre total de bâtiments de chaque type peut aussi être limité. Il faudra alors prendre en compte toutes ces contraintes, les objectifs et le besoin de chaque bâtiment pour progresser plus loin un tableau à la fois.

C’est cet équilibre qui rend le jeu intéressant et qui vous tiendra un peu tête. Le jeu n’est pas trop difficile dans son ensemble mais il est certain que s’adapter à ces situations est réellement le cœur du gameplay avancé dans ce titre. Cependant passer ce pic initial de difficulté, le jeu donnera l’impression d’être une réalisation de vos plans initiaux avec très peu d’embuches forçant une adaptation de dernière minute.

Une progression rapidement monotone

Malheureusement c’est ce manque de diversité dans les tâches et d’embuches imprévisibles qui donnent rapidement une impression de réinventer la roue de niveau en niveau. Il y a un plaisir initial d’augmenter certains bâtiments et de les évoluer au maximum pour débloquer les suivants. La progression dans l’arbres des bâtiments donne une impression très proche des celle des améliorations dans les RPG ou débloquer un nouvel équipement dans un looter. C’est une excitation initiale de la découverte et une envie de l’installer pour découvrir les particularités de ces nouveaux voisins.

Mais cette excitation devient vite redondante. Le jeu peine à introduire de nouveaux éléments. Les tâches deviennent vite monotones et la progression perd un peu de sa saveur. Il aurait pu être intéressant de pouvoir réellement interagir avec chacun des nouveaux bâtiments pour engager un peu plus de plaisir à la découverte. Les interactions ne se font qu’au travers des bâtiments principaux de chaque niveau avec une même musique en boucle à chaque tableau. C’est un manque qui peine vraiment à ce jeu très beau et plaisant qui ne demande qu’à plaire et apporter un peu de défi et de gaité.

Des défauts techniques viennent malheureusement entacher l’expérience

Il est malheureusement impossible de conclure ce test sans parler des gros problèmes techniques qui ruinent énormément l’expérience du jeu. Dès les premières secondes, les dialogues montrent de gros problèmes d’affichage des caractère spéciaux français. Ou plutôt une absence absolue qui au départ peuvent être discret mais peuvent aussi rendre le texte presque illisible. Il faudra alors un gros effort pour lire le texte et comprendre les échanges.

C’est très malheureux car ce jeu n’utilise que le texte pour les échanges avec les bâtiments, dans les menus et dans toutes les interfaces. Ce « bug » graphique est d’autant plus frustrant car la majorité des noms sont bien traduits et affichés. Cela ne fait que renforcer l’impression que le jeu sur la version switch a été sorti un peu trop vite et manque de contrôle de qualité car ce défaut est omniprésent et inconstant.
Mis à part ce défaut majeur le jeu a aussi son lot de problèmes plus discrets. Il arrive que les affichages superposent des textes les rendant totalement illisible. Il y a aussi les texte « oublié » en anglais entouré de français. Malheureusement le texte oublié est en rouge et en gras le rendant littéralement le mot le plus visible sur votre écran.

Enfin pour conclure ce petit tour des efforts un peu manqués il y a les bugs techniques à proprement parler. Le jeu présente de nombreux bugs mineurs qui vous obligeront à redémarrer le jeu pour vous débloquer. Pour n’en citer que certains il y a les bâtiments bloqués sur la rue qui ne veulent plus se placer, les bâtiments débloqués qui ne sont pas disponibles pour installation ou sur l’arbre des bâtiments et les NPC qui ne veulent plus interagir avec le joueur. Il est alors conseillé qu’au premier doute ou blocage dans la progression de relancer le jeu pour être sûr que ce n’est pas un souci de bug temporaire.
11/20
« Building have feelings too ! » est un jeu qui laisse finalement une impression très aigre douce. D’un côté le jeu a de réelles qualités avec une difficulté bien ajustée, un gameplay rafraichissant et unique. Le style graphique et les musiques sont aussi très plaisants, même si un peu répétitifs. Mais d’un autre côté le jeu devient très rapidement répétitif dans sa nature. De plus, l’impossibilité de déplacer plusieurs bâtiments à la fois ou de « courir » crée une impression de lenteur désagréable.

Les soucis d’affichage omniprésents fatiguent et ruinent complètement l’immersion. De plus, les problèmes mineurs finissent le travail et enlèvent l’impression de défis car la question devient rapidement de savoir si le joueur a fait une erreur ou si le jeu en a fait une, qui nécessitera un redémarrage. Malgré tout, ce titre reste très plaisant et agréable dans l’ensemble.

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11 /20

L'avis de Puissance Nintendo

"Buildings have feelings too!" est un jeu original qui ne demande qu'à être aimé. Ce titre est très divertissant et vous fera oublier une journée épuisante. Cependant les défauts techniques actuels impactent trop la qualité du jeu et il est important d'en être conscient avant de l'acheter. Attendre une promotion serait sûrement une stratégie plus sûre.

Jouabilité
L'interface du jeu est bien pensée malgré le fait que l'on sent qu'elle a été pensée pour jouer sur PC. Cependant les explications et détails gagneraient sur les bâtiments, mécaniques et objectifs à être plus clair et détaillés.
Durée de vie
Le jeu est assez long avec ses 9 niveaux et devrait prendre entre 10 et 15 heures de jeu pour des joueurs habitués au genre. Cependant, le jeu peine à se renouveler au long des niveaux.
Graphismes
Les graphismes sont plutôt bien rendus en portable et sont plus mis en valeurs sur un plus grand écran. Les bâtiments ont tous des propriétés uniques et le monde est lumineux et engageant.
Son
Les musiques sont très sympathiques et entrainantes. Malheureusement un seul thème musical passe tout au long d'un niveau et devient vite lassant.
Intérêt
Pour 19,99€, "Building have feelings too!" a beaucoup de points positifs. Mais je conseillerai d'attendre des promotions (ou un patch !) car dans l'état actuel du jeu, les bugs trop présents rebuteront plus d'un joueur.
Ergonomie
Les bugs d'affichage de textes sont omniprésents et extrêmement dommageables. Même avec du temps et de la réflexion il est parfois impossible de comprendre certains mots dans les textes. De plus les autres bugs viennent ajouter de la lourdeur inutile à ce titre. Tout cela donne l'impression que la version Switch est sortie trop vite avant que tous les aspects du jeu aient été vérifiés. Un patch viendrait fortement améliorer l'expérience de jeu globale.

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