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Max : The Curse of Brotherhood Disponible sur Switch

Test de Max : The Curse of Brotherhood (Switch)

Max : The Curse of Brotherhood - Marchez au cœur des ténèbres avec votre feutre magique

Un bon petit jeu d’aventure de type die and retry assez long, voici ce que nous propose Max : The Curse of Brotherhood. Bien réalisé, ce portage sur Switch du jeu d’origine sorti en 2014 se prête parfaitement à un gameplay nomade.

Test
Max the Curse of Brotherhood est le type même de jeu qu’adore votre serviteur, qui dans sa jeunesse avait joué avec passion à Flashback ou Another World et se rappelait un titre qui l’avait scotché un bon moment sur son PC à l’époque : Heart of Darkness. La parenté entre ce dernier jeu et Max saute aux yeux. Un jeune garçon qui doit se propulser dans un monde parallèle pour récupérer d’un côté son chien, de l’autre son jeune frère, un gameplay assez jouissif et une histoire qui donne vraiment envie d’avancer. Même si le titre est sorti sur Switch depuis quelques mois, l’envie de faire une séance de rattrapage a été la plus forte, car il ne faut pas passer à côté de ce titre sur votre console Nintendo.
Max n’est pas totalement un inconnu car il a vécu déjà une aventure sur Wii et Nintendo DS avec le principe du crayon qui permet d’intervenir directement sur les niveaux à l’écran. Intitulé Max & the Magic Marker, et déjà réalisé par le studio Press Play, on retrouvait déjà Max utilisant un stylo lui permettant de dessiner sur le décor pour influencer sur le gameplay.

Mais on dira pudiquement que ce premier essai n’a pas été un très grand succès, les développeurs ont donc fait table rase de tout cela pour créer un jeu d’aventure beaucoup plus travaillé, notamment au niveau du scénario et de l’ambiance, avec une très nette amélioration des déplacements du personnage (tout ceci répond au doigt et à l’œil même si cela ne reste pas toujours simple, nous en reparlerons un peu plus loin) et en soignant l’enrobage sonore.

On grimpe très nettement d’un niveau et on retrouve le plaisir procuré par certains passages d’Heart of Darkness (ainsi que son lot d’agacement pour des passages un poil rébarbatif).
L’histoire est à la base relativement classique. Rentrant chez lui après sa journée de classe, Max découvre avec agacement que son jeune frère Félix vient de squatter sa chambre pendant son absence et joue (et même détruit) quelques-uns de ses jouets. A priori ce n’est pas la première fois et de colère, Max cherche un moyen sur Internet pour faire disparaître son jeune frère.

Avouons, pour ceux qui ont une fratrie, qui n’a pas un jour dans une crise de nerf pensé à expédier au fin fond de Tambouctou un jeune frère ou une jeune sœur qui venait de détruire l’un de vos jouets préférés ou de crayonner dans votre BD ou sur votre poster dédicacé chéri ? Tombant sur un site qui lui propose une formule à réciter, Max en se retournant à la surprise de voir se matérialiser un portail dimensionnel dans sa chambre avec un bras gigantesque qui s’empare du jeune Félix.

Comprenant qu’il vient de faire une boulette et craignant probablement de se prendre une rouste de la part de ses parents, Max se voit contraint de sauter lui aussi dans le portail pour porter secours au benjamin de la famille. Bref, nous avons le vaillant grand frère qui va sauver le « morveux » et qui va clairement en baver sur le chemin. On se doute bien sûr que tous ces événements vont permettre à la fratrie de recoller les morceaux et se rapprocher et on esquisse sans peine un happy-end, où chacun jouera avec l’autre, que ne renierait pas Spielberg.
Le scénario étant posé, passons au gameplay. Nous avons des décors travaillés et un jeu de plateforme où Max devra avancer continuellement pour atteindre le chapitre suivant, au gré d’une histoire où il fera connaissance avec cet univers parallèle, un grand méchant gâteux, et un bestiaire pas très intelligent mais assez pot de colle.

Graphiquement, on ne peut qu’être séduit : là où il y a encore une dizaine d’année on obtenait ce type d’animation pour des scènes cinématiques pré-calculées, c’est la totalité du jeu qui se joue dans des décors bien modélisés et une animation sans faille, ponctué de quelques séquences de cogitation pour trouver le truc qui vous permettra de franchir l’obstacle. Bref de l’action non-stop et de la réflexion, c’est déjà pas mal du tout.

Le coup de crayon magique

Si Max semble bien mal embarqué dans l’aventure, il va devoir son salut dans le pouvoir d’une vieille dame qui depuis des années s’oppose à un vil personnage qui tente de prendre possession de ce monde. Les années ont passé et même si la tension n’est pas retombée entre les deux, ils ont vieilli et n’ont plus la jeunesse dans leurs artères pour continuer le combat.

Cependant Moustacho a trouvé la solution pour récupérer une certaine jeunesse, c’est utiliser le corps du jeune Félix. La vieille dame a bien compris le danger et va donc s’allier à Max dans sa quête en unissant son pouvoir au seul objet que Max a sur lui : un feutre.
Au fur et à mesure de votre avancée dans l’histoire, vous allez donc débloquer un pouvoir supplémentaire permettant à votre feutre de réaliser une action sur le décor. Ainsi vous allez pouvoir élever des colonnes de pierre (ou les détruire) pour atteindre une plateforme autrement inaccessible, puis vous allez intervenir sur la croissance de branches ou la création de lianes pour vous hisser, vous balancer au-dessus gouffre, et ainsi également atteindre d’autres endroits inaccessibles, vous éclairez dans le noir en le secouant, influencer la courbe de certains geysers….

Reconnaissons qu’au départ, ce gameplay nécessite un petit coup de main pour alterner croissance d’un objet, mouvement et destruction pour s’en servir ailleurs. Les capacités de votre feutre ne sont pas illimitées, vous avez une jauge limitée qui vous indiquera la distance maximale d’action si vous vous voulez l'utiliser correctement pour surmonter un passage délicat.
C’est à ce niveau que le travail de réflexion est intéressant : en effet, selon le geste que vous ferez pour créer une plateforme ou une branche, cela vous permettra ou non de franchir un obstacle. La forme de la branche aura donc un impact précis pour vous catapulter au bon endroit, vous permettre de grimper ou vous bloquer.

Parfois, vous serez amené à créer une forme particulière de branche, puis en la coupant et en la tirant ou en la poussant, vous permettra d’obtenir une action particulière. Une forme ronde peut ainsi être intéressante pour faire rouler une partie de la branche qui comblera ainsi un trou par exemple. Relier deux points du décor avec une liane vous permettra de franchir certains précipices ou de bloquer par exemple dans un espace réduit certaines créatures, qui autrement, au moindre contact, vous mettraient hors-jeux.

Bref c’est le côté jouissif du titre, on cogite, on tâtonne pour trouver le bon mouvement, la bonne forme, la bonne combinaison qui vous permettra d’avancer plus loin, et on multiplie les échecs. Un die and retry en bonne et due forme, où vous pourrez sans limite recommencer à l’endroit de votre échec, et parfois nécessitant de faire une bonne pause parce que ce jour-là, vous ne trouvez pas le bon timing.

Du bon, du très très bon, du sadique et du peut mieux faire.

Si nous avons connu d’excellents moments avec Max (le début disponible dans la démo étant très accessible et bien réalisé), on peut dire qu’à partir du chapitre 3, les développeurs se sont montrés parfois un peu trop sadiques avec des points de sauvegarde pas toujours bien placés.

On a clairement pesté sur des parties où tout heureux d’avoir enfin franchi un précipice en étant catapulté correctement, on tombe à côté d’une plante ou d’un insecte qui nous explose à la figure et nous oblige à recommencer toute la séquence avant le passage du précipice.

Des passages seront donc connus par cœur tellement vous maudirez les développeurs d’avoir collé à tel endroit une plante carnivore dans l’obscurité ou une créature qui vous attend juste à votre point de chute. Une difficulté qui ne permet donc pas de laisser ce titre dans les mains des plus jeunes, car on est clairement sur des passages à la difficulté old-school.
Si le jeu s’avère généreux visuellement au démarrage, le rythme s’essouffle un peu en cours de route. Les deux premiers chapitres possèdent 5 et 4 niveaux vraiment de grande qualité et puis les suivants alternent entre deux ou trois niveaux, comme si les développeurs avaient un peu tout balancé au démarrage et n’avait pas gardé assez sous le pied pour la suite, en multipliant les pièges et les chausse-trappes pour nous ralentir artificiellement alors que les niveaux paraissaient un peu plus redondant ou le gameplay moins varié au niveau des surprises.

C’est un peu le problème de certains jeux indépendants avec des équipes réduites, contraints de réduire certaines ambitions initiales au fur et à mesure de l’avancée dans le temps du développement du jeu, car il faut bien vivre. Malgré tout, Max : The Curse of Brotherhood s’en sort bien même si on aurait apprécié quelques passages supplémentaires dans certains chapitres.
Parmi les objectifs de cette aventure, vous allez devoir collecter les différents éléments de l’allumette de la vieille dame lui redonnant tout son pouvoir pour s’opposer convenablement à Moustacho. Au niveau des sous-quêtes, vous allez pouvoir éliminer les yeux espions du vil personnage, disséminés dans le décor. Pas moins de 75 yeux sont à découvrir, il suffit de s’approcher d’eux et d’appuyer sur X pour les arracher, mais encore faut-il trouver le moyen de les approcher ou de parcourir tout l’espace et les recoins pour les dénicher.

L’aventure c’est l’aventure

Tel un baroudeur, vous allez devoir vous coltiner 7 chapitres principaux, chacun divisé en plusieurs épisodes. On voit du paysage, du moins dans les premiers niveaux : les dangers des zones désertiques font rapidement place à la forêt luxuriante et tout aussi dangereuse avant de plonger au cœur du repère de l’ennemi. On a clairement moins apprécié les passages dans l’obscurité, assez fatigant visuellement, où il faudra trouver le bon chemin à travers un labyrinthe, sauter sans chuter, avancer délicatement pour ne pas se faire croquer. Si Max montre son soulagement de sortir de cet enfer, nous aussi on souffle un bon coup en retrouvant des décors plus lumineux ensuite et plus « chaleureux » (le sens de ce jeu de mot ne sera compris que par les personnes qui joueront dans les derniers niveaux du jeu).

Le jeu n’est pas exempt de petit problème de calibration. Ainsi dès le niveau 2, on s’est retrouvé avec un passage où le crayon se montrait imprécis par rapport à l’endroit où l’on voulait faire aller notre branche, on devait viser de manière un peu décalée. Tout cela est rentré dans l’ordre deux niveaux plus loin mais pour un jeu sorti plusieurs années après sa première commercialisation, cela fait un peu tâche. Un patch devrait pouvoir régler cependant le problème qui ne vous empêchera pas de surmonter ce niveau, pas trop difficile.
Là où cela devient chaud, c’est lorsque vous devez enchaîner plusieurs actions rapides et qu’en plein saut, malgré une animation ponctuellement en slow motion, vous devez vous mettre à créer une liane pour l’attraper en plein vol et éviter une chute fatale. On ne s’y attend pas toujours et le temps qu’on comprenne ce qu’il faut faire et placer la pointe de votre feutre au bon endroit, et bien c’est trop tard et il va falloir recommencer le passage. Bref des petites pointes de difficultés qui agacent ponctuellement mais qui heureusement ne donnent pas envie de jeter votre console par la fenêtre (ben on l’aime notre Switch et il y a encore tellement de bons jeux à se faire dessus). Bref un équilibrage de la difficulté pas toujours idéal.
Alors si au temps de sa sortie sur PC ou sur PS4, certains ont pu se targuer de faire l’ensemble des niveaux en 5 ou 6 heures, ce ne fut clairement pas notre cas. Les deux premiers chapitres de cinq et quatre niveaux chacun ont été bouclés en une grosse heure quasiment les doigts dans le nez, en revanche dès le chapitre 3, on a mis …..beaucoup plus. Bref, on est arrivé au chapitre 5 avec déjà 8 huit heures au compteur et la fin du jeu est arrivée au bout d’une bonne dizaine d’heures.

Donc chapeau aux as qui boucleront beaucoup plus rapidement le jeu mais attendez-vous pour la grande majorité des joueurs à une durée de vie tout à fait convenable en fonction de certains passages retors. Un investissement tout à fait acceptable, d’autant que le jeu existe également sous une forme physique. Nous remercions l'éditeur pour nous avoir fait parvenir un code pour télécharger le jeu.
15/20
Max : The Curse of Brotherhood, malgré certains aspects bancals, arrive à tenir la route pour nous proposer une aventure de qualité nous tenant en haleine et nous donner envie de découvrir la fin de cette histoire même si tout reste prévisible. Le jeu distille de bonnes idées au niveau de l’intervention du crayon nécessitant de réfléchir à certains tracés précis pour se sauver de situations périlleuses. Même s’il n’a pas l’étoffe d’un hit absolu sur la durée, il n’en demeure pas moins une bonne réalisation indépendante qui saura vous apporter de très bons moments sur certains niveaux. Un titre inégal qui montre cependant une très bonne progression de la maîtrise de Press Play dans la construction de leur jeu. On n’est pas passé loin du très bon jeu et on guettera avec attention la prochaine réalisation du studio. Cependant la situation s'est un peu gâtée pour Press Play. Racheté par Microsoft en 2012, le studio a été officiellement fermé le 10 mars 2016. Depuis les fondateurs de Press Play ont crée un nouveau studio, Flashbulb Games, et on attend des nouvelles de leur nouvelle création, Trailmakers, disponible en Early Access sur Steam.

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gurtifus
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15 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Un bon titre qui mérite le détour sur votre Switch. Jouissif sur bien des aspects (et notamment la qualité des énigmes), il pêche en revanche sur un équilibrage de la difficulté à revoir. Certains passages sont clairement moins agréables, heureusement qu'il y a assez de moments de bravoure pour maintenir l'intérêt jusqu'au bout. Pas franchement pour les plus jeunes, il reste une bonne production indépendante, à défaut d'un hit. Il ne manquait pas grand chose cependant pour en faire un grand titre.

Jouabilité
Même si on pestera sur certains pièges qui vous referont faire plusieurs fois les mêmes manœuvres avant de passer l'obstacle, le jeu possède quelques belles fulgurances qui vous mettent en appétit. Un petit temps d'adaptation est nécessaire au départ pour manier correctement votre feutre. Certains passages vont nécessiter une bonne cogitation avant de trouver la bonne forme à créer.
Durée de vie
Une dizaine d'heures, c'est tout à fait convenable même si on regrette des passages moins attachants dans l'histoire. Il faut parfois savoir poser le jeu pour se laisser le temps de trouver le moyen de poursuivre l'aventure.
Graphismes
Ils sont de très bonne qualité et certains passages sont de vrais moments de bravoure. Dommage que les développeurs nous éblouissent dans les deux premiers chapitres puis n'ont pas totalement maintenu le même niveau dans les chapitres suivants. L'introduction et la conclusion sont des petits dessins animés agréables, tout au plus nous regretterons qu'ils soient un peu rapides.
Son
Les bruitages simples accompagnent bien l'histoire, on aurait pu espérer un peu plus, car Max n'est pas très causant. On devra se contenter de cris de douleurs et de chute. Les voix sont en anglais mais le texte reste en français à l'écran. La musique se montre discrète mais fait le job.
Intérêt
Nous avons clairement été enchanté par les premiers niveaux, puis il y a eu un coup de mou avant de retrouver un équilibre correct. Le jeu possède de très bonnes idées au niveau du gameplay avec ce feutre, il aurait fallu trouver un meilleur équilibrage pour rendre la difficulté un peu plus progressive.
Ergonomie
On est un peu perdu face aux manques d'explications. Max est perdu dans ce monde et il doit se débrouiller. Et nous aussi finalement. Alors après quelques essais, on comprend comment utiliser au mieux son feutre pour avancer dans le jeu et on se concentre sur la résolution des énigmes. Par contre, ce n'est pas toujours simple d'utiliser le feutre lors d'un enchaînement rapide d'actions.

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