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Killer 7 Disponible sur NGC

Test de Killer 7 (NGC)

Du sang et du jeu !

Test
Il y a maintenant plus de 2 ans, Capcom a annoncé la production de 5 jeux exclusifs Gamecube. Aujourd’hui, on peut constater que l’opération ne s’est pas passée exactement comme prévue: Viewtiful Joe et Resident Evil 4 sont certes superbes, mais ont été portés sur PS2. P.N. 03, malgré ses initiales alléchantes, fut, lui, médiocre. Quant à Dead Phoenix, il a bien porté son nom car le projet a discrètement été arrêté par Capcom. Reste Killer 7, le plus mystérieux de la bande, qui arrive dès maintenant sur nos Gamecube avec son cortège de cadavres couverts d’hémoglobine bien fraîche.
Test rédigé par Janus

*The master. It is dangerous…*

En l’an 2005, le monde est en paix. La guerre et le terrorisme ne sont plus que des lointains souvenirs, et les gouvernements s’affairent à ouvrir de nouvelles voies économiques et culturelles entre les pays. C’est dans ce climat pacifiste que débarque un groupe de lunatiques menaçant la sécurité internationale: les Heaven’s Smile. Loin d’être de simples terroristes, leurs membres sont des êtres difformes au sourire figé qui ont la capacité d’exploser comme une bombe en touchant n’importe qui. A leur tête se trouve un dénommé Kun Lan, qui fait grossir ses rangs à l’aide de sa main dotée de pouvoirs magiques: Il lui suffit de simplement toucher une personne pour la transformer en l’une de ces créatures détonnantes au rire tonitruant.

Face à cette menace, le gouvernement américain décide de faire appel au meilleur groupe de tueurs professionnels sur terre: les Killer 7. Le terme “groupe” n’est peut-être pas totalement approprié, car les Killer 7 ne sont effectivement composés que d’une personne: Harman Smith, un vieil homme au regard froid se déplaçant en chaise roulante. Il n’est néanmoins pas tout à fait bien dans sa tête, et abrite dans sa conscience sept autres personnalités totalement distinctes qui peuvent s’incarner en lui à tour de rôle. Sa schizophrénie est si poussée que son corps disparaît même pour laisser place à celui de la personnalité actuellement éveillée.

Ces sept personnages n’ont rien en commun, sauf le fait qu’ils sont tous des tueurs professionnels. Leurs compétences se complètent donc admirablement: il y a Dan Smith, un homme sans remords qui laisse son magnum parler pour lui; Kaede Smith, la seule femme du groupe, adepte du sniper et capable de déceler des choses invisibles en ouvrant ses veines (!); Con Smith, un garçon aveugle fan de rave party, rapide et habile avec deux flingues automatiques; Kevin Smith, un albinos musclé pouvant se rendre invisible et muni de couteaux; Mask de Smith, le catcheur mexicain possédant un grand cœur et des grands lance-roquettes; Coyote Smith, un homme d’origine latine très violent et capable de crocheter les serrures; et, enfin, Garcian Smith, un afro-américain habillé façon seventies, calme, détaché et sans pitié. Garcian est d’ailleurs le seul des sept à pouvoir communiquer avec les six autres et avec Harman, ce qui lui donne effectivement le rôle de chef et d’organisateur des missions, même s’il est subordonné au vieil homme.

Leurs aventures sont narrées à l’aide de cinématiques nerveuses, stylées et classes qui interviennent pendant tout le long de l’aventure. Le scénario est complexe à souhait, et chacune de ces séquences pose autant de questions qu’elle n’apporte de réponses. Avec une trame bien ficelée, remplie de révélations et de retournements de situation, Killer 7 réussit à vraiment accrocher le joueur, par sa narrative décalée, mature et surréaliste.

Surréaliste? Oui, Killer 7 est rempli de séquences totalement jetées et surprenantes qui risquent de perdre même le plus attentif des publics. Le plus souvent, ces événements zarb sortent de nulle part, et n’ont aucune logique, même considérant le reste du scénario. On a quelquefois l’impression que Capcom s’est décidé à surprendre un max les joueurs sans vraiment réfléchir à la cohérence de l’ensemble. D’ailleurs, certains chapitres sont dédiés à des missions qui n’ont qu’un lointain rapport avec la trame principale, ce qui frustrera sûrement les joueurs en quête de réponses.

Et même si la conclusion de l’histoire est satisfaisante, elle ne répond pas à de nombreuses questions posées au cours du jeu. Killer 7 fait donc partie de ces jeux qui feront beaucoup discuter les fans sur les forums, et cela même longtemps après sa sortie.

Killer 7 s’adresse néanmoins à un public averti: quasiment toutes les scènes font preuve d’une très grande violence. Et ce n’est pas une violence clownesque comme dans un GTA, mais une depiction dure de meurtres, et d’abus physique. Les personnages sont sans pitié, et en voir un descendre un autre à bout portant dans une immense gerbe d’hémoglobine n’est que le point de départ des scènes aperçues au cours du jeu. Et encore, s’il n’y avait que la violence! Killer 7 s’adresse à un public résolument adulte par les thèmes assez durs qu’il développe dans sa trame scénaristique. On y voit par exemple un culte religieux, des décisions politiques désastreuses en matière de défense nationale, ou encore un tueur abattre de sang froid une enfant (!). Le jeu joue vraiment dans la cour des grands, et ne s’adresse donc qu’a un public mature et avisé.

*Master, it is fun!*

Le style graphique de Killer 7 a beaucoup fait couler d’encre, car il prend à contre-pied l’évolution actuelle de l’industrie du jeu vidéo. Si l’on analyse les graphismes du jeu sur un plan purement technique, on a de quoi être déçu: les personnages sont peu détaillés, les décors sont très vides et n’ont même pas de textures. Mais cette pauvreté technique est voulue, et elle marque une réelle recherche de style: usant d’un cell shading épuré, Killer 7 tente de retranscrire les lignes contrastées d’un comic néo-noir. Et a ce niveau, c’est une véritable réussite. Les protagonistes sont stylés, et leurs traits renforcés par le cell shading permettent de cerner leur personnalité rien qu’en voyant design.

De même, les décors réussissent à retranscrire une ambiance particulière rien qu’en jouant avec des dégradés de couleurs et les ombres. Qu’il s’agisse d’un hôtel feutré ou d’un immeuble d’affaires en passant par un restaurant traditionnel japonais, les lieux sont variés et ils disposent tous de leur propre identité. Mention spéciale pour le stage se déroulant dans les Caraïbes: quasi en monochrome, le lieu réussit parfaitement à restituer la chaleur et la lourdeur d’une petite ville endormie au bord de la mer.
Finalement, Killer 7 prouve qu’il y a une autre voie que le hyper-réalisme, et que le cell shading ne sert pas qu’à imiter des cartoon. Le monde sombre et brutal que nous dépeint le scénario va même de pair avec style très original.

Quant à la bande-son, elle est un curieux mélange entre sons ambiants et musique proprement dite. Selon le stage, on a droit soit à des collages de bruitages retranscrivant bien l’ambiance du lieu qu’ils représentent, soit à des plages musicales. Et que ce soit une guitare jouant nonchalamment lors du stage du Texas, ou de la pure techno mise à fond la caisse dans le couloir du colosseum ou lors des boss, les thèmes musicaux sont tous variés et de très bonne qualité. On aurait presque voulu en avoir plus!

Du côté des bruitages, rien à redire. Les armes ont des bruits distincts et satisfaisants, et les rires des Heaven Smile ont de quoi donner des frissons dans le dos. Par contre, TOUS les ennemis du jeu ont presque le MEME rire, et cela devient vite très saoulant d’avoir exactement le même bruitage à chaque ennemi tué. En plus, comme il faut repérer les ennemis au rire (voir la section gameplay), on ne peut pas simplement enlever le son et mettre un CD. Argh!

Mais pour finir sur une note positive, je vais parler des voix. Toutes en anglais même sur la version japonaise, elles sont professionnelles et apportent beaucoup de personnalité aux protagonistes. Cela fait vraiment plaisir de voir que Capcom a pris le doublage au sérieux, car un jeu à vocation cinématique comme celui là aurait été ruiné par des voix de seconde zone. Un des persos a d’ailleurs presque la même voix que Liquid Snake de MGS, ce qui m’a immédiatement fait hurler “SNAAAAKE” devant mon écran. Enfin bref.

*Master, it is good.*

Le gameplay de Killer 7 est à l’image du reste: atypique. Que ceux qui s’attendent à un FPS ou à un Resident Evil-like s’en aillent en hurlant: K7 propose un mélange étrange entre plusieurs genres qui ne laissera personne indifférent.

Déjà, on ne contrôle pas directement les mouvements des personnages. En effet, il suffit de laisser le bouton A enfoncé pour que le protagoniste avance tout seul dans un chemin déterminé, comme sur des rails. Bien sûr, on peut faire demi-tour en appuyant sur B, auquel cas le tueur expérimenté ira dans l’autre sens, mais toujours sur ces rails invisibles. Evidemment, le tout serait très monotone si les niveaux n’étaient composés que d’un trajet de A jusqu’à B, et ainsi on tombe souvent sur des intersections où il suffira d’appuyer dans la direction voulue pour faire bifurquer notre avatar. De même, à certains points, le même menu s’ouvre pour nous laisser le choix d’interagir ou non avec certains éléments du décor (qui sont généralement des puzzles) ou avec des NPC. Les niveaux sont du style labyrinthique, et la carte automatique ne sera pas de trop pour se retrouver dedans. Ce système, bien que restrictif, est n'en fait pas si mal que ça, et on s’y habitue assez rapidement. Le seul point noir que l’on pourrait relever est qu’il oblige presque à la confrontation: la fuite est peu pratique, et les ennemis aiment se placer en travers du chemin obligatoire des personnages. Du coup, on est presque obligés de “nettoyer” chaque salle pour progresser.
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3.9/5

L'avis des visiteurs

Capcom y va fort. apres Res evil 4 c'est killer 7 qui nous en met plein la vue. allez-y, soyez pas timide, entrz dans la peua dun tueur shcyzophrène. vous ne le regretterez pas.edit: bon jai baissé un peu ma note parce que le jeu na pas une grande durée de vie
Jeu assez particulier on aime ou on déteste, pas parfait (loin de là) mais pas foncièrement mauvais, je ne peux que vous conseiller de l'essayer avant de l'acheter...
C'est le meilleur jeu de 2005 que j'ai jouer(et meme plus)Jmen fou que les gens disent que c'est moyen ou meme a chier(si tu regarde sur nofrag...ils sont gay!!!)Moi je l'ai version Play2 et c'est plus que ques que jattendait de ce Killer7 qu'on attendait avec impatience!!! Les "cutscenes" sont...

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