Le magazine Forbes s'est penché sur la Vieille Europe et son marché du jeu vidéo, et est arrivé à la constatation suivante : il y a une belle marge de progression pour fabricants et éditeurs de jeux !
En effet, le magazine s'appuie sur de simples chiffres pour illustrer ses propos : si le marché du jeu vidéo était de 17.9 milliards de dollars en 2007 en Europe pour une population de 495.087.452 personnes très exactement en 2007 (source : Eurostat.ec.europa.eu).
Mais il faut savoir que la population américaine, estimée à 304.393.056 personnes aujourd'hui même (voir ce site gouvernemental américain), dépense de son côté pas moins de 18.8 milliards de dollars. C'est dire la marge de progression sur le marché européen.
Et on l'a tous un peu senti, en théorie : tous les éditeurs s'intéressent de très près à notre bon vieux continent. Selon Forbes, Microsoft a décidé de faire de l'Europe son champ de bataille, tandis que certains jeux comme Wii Fit sont sortis d'abord en Europe, et que d'autres sont très appréciés comme Singstar sur Playstation.
Quand on voit les délais de sortie pour des titres comme Leçons de cuisine : qu'allons-nous manger aujourd'hui ? ou Bleach : Dark Souls, deux jeux qui mettront jusqu'à deux ans entre une sortie japonaise et une sortie européenne, on se demande bien pour qui on peut être une "priorité"... D'un point de vue comptable, il est clair qu'on a un sacré potentiel pour rattraper nos voisins américains. Mais d'un point de vue culturel, peut-on dépenser autant qu'un américain en jeux vidéo ? Si quelqu'un avait des données pour comparer, comme les dépenses en DVD ou en équipement vidéo, on serait mieux à même de le mesurer, notre potentiel.
Un élément de l'info originale (voir ici) va certainement faire bondir certains d'entre vous : "Les jeux vidéo ne sont pas aussi largement répandus en Europe qu'aux USA, et l'ensemble des développeurs du monde se sont surtout efforcés de séduire le joueur passionné américain, payant ainsi moins d'attention aux joueurs européens qui préfèrent des jeux courts, appelés casual." Est-ce que vous pensez que l'Europe est en effet un terrain d'affrontement majeur pour les éditeurs, ou bien Forbes a-t-il tout simplement perdu la tête ?