Interview Mathieu Manent

Interview de Mathieu Manent, auteur de l'Anthologie GameCube

Avec la sortie en librairie de l'Anthologie GameCube, l'occasion d'interviewer Mathieu Manent au sujet de son travail et de sa passion pour le jeu vidéo était trop belle : nous l'avons saisie et lui avons posé mille et une questions !

Interview
Mathieu Manent est l'auteur de la série d'excellents ouvrages, très bien documentés et riches en informations, Anthologie. L'Anthologie GameCube vient tout juste de paraître, et Mathieu a bien voulu répondre à nos questions pour en savoir plus sur les conditions d'écriture de cet ouvrage en particulier et sur sa passion pour les jeux vidéo en général.
Après l'Anthologie Nintendo 64, l'Anthologie Playstation, voici l'Anthologie GameCube, nouvel ouvrage de Mathieu Manent, aux éditions J'm Destroy/Geeks-Line. Disponible depuis le 16 août 2017, nous avions envie d'en savoir plus sur son auteur et de discuter avec lui de cette passion pour l'histoire des consoles !

L'occasion de rappeler que l'Anthologie GameCube est disponible sur le site de l'éditeur, en édition standard et en édition collector. Il s'agit d'un livre de 360 pages richement documenté, qui a demandé, vous pourrez le découvrir ci-dessous, plus de deux ans de travail ! Deux ans de travail à lire de toute urgence pour en savoir plus sur une console qui, en dépit de sa performance commerciale un peu décevante face au rouleau-compresseur Playstation 2, a su nous réserver des titres... d'anthologie !

Mathieu, qui êtes-vous ?

Puissance Nintendo : pouvez-vous vous présenter ?

Mathieu Manent : Bonjour, je m’appelle Mathieu, un « vieux » gamer de 36 ans qui a commencé à jouer sur NES à dix ans, suivant par la suite l’actu jeu vidéo de près. J’ai longtemps cherché ma voie dans la vie professionnelle, enchainant les petits boulots, jusqu’à me découvrir une passion pour l’écriture, notamment dans le domaine du jeu vidéo.

Avez-vous travaillé dans le milieu du jeu vidéo avant d'écrire pour Geeks-Line ?

Pas du tout, mais j’ai été rédacteur sur divers sites web, dont feu Gameweb.fr, site fondé par Jay (l’ancien rédac’ chef de Gameplay RPG, entre autres).

Quel type de joueur êtes-vous ou avez-vous été ?

Je joue toujours, quand j’en trouve le temps ! Je joue essentiellement sur les machines de Nintendo, mais aussi sur PC. Globalement, j’aime tous les types de jeux, hormis les simulations sportives et les jeux en ligne.

Vous maîtrisez un peu le japonais pour vos recherches ?

Pas du tout. Heureusement, Geeks-Line travaille en permanence avec des traducteurs.

Votre regard sur les nouvelles consoles et notamment la Switch ? Envie d'une console virtuelle GameCube sur la Switch ?

Les consoles actuelles ne m’attirent pas spécialement, et je ne suis plus de ceux qui craquent pour une console en day one. Je trouve ça stupide de débourser une fortune pour une console flambant neuve, avec un choix de jeux restreint et sans avoir de certitude quant aux titres à venir (combien ont, par exemple, acheté la PS3 à sa sortie dans l’espoir d’y découvrir The Last Guardian ou un remake de FFVII ?). Sans parler des potentielles défaillances techniques des premiers modèles, souvent peu fiables.

Non, depuis plusieurs années maintenant, je m’achète une console peut-être 3 ou 4 ans après sa sortie, à moindre prix, avec des jeux d’occas’ à foison. Par contre, difficile de trouver le temps d’y jouer ! Concernant la console virtuelle GameCube, il serait temps que Nintendo s’y mette, après avoir raté le coche sur Wii U. Il y a tellement d’excellents jeux qui, quinze ans après, sont toujours exclusifs à la GameCube…

Votre travail

Pour la partie logithèque, jouez-vous à tous les jeux ? Comment se déroule l'écriture de cette partie ? Comment êtes-vous certain de ne pas oublier de titres sortis ?

Sur la GameCube et la Nintendo 64, oui, j’ai joué à tous les jeux ! J’en ai déjà une grosse partie, on m’en a prêté plusieurs autres, j’en ai même acheté certains exprès (notamment pour tester les options de connectivité GBA sur GameCube, ou pour constater les effets de l’Expansion Pak sur N64). Sur la PlayStation, je n’ai pas testé tous les jeux d’abord parce que je n’étais pas seul rédacteur, et je n’ai pas essayé tous ceux sur lesquels j’ai écrit, notamment parce qu’il y avait d’innombrables jeux à licences médiocres et une flopée de jeux de mahjong sans grand intérêt.

Par contre, il est évident que j’ai joué (ou rejoué) à des titres importants tels que les Tomb Raider, les Resident Evil ou Final Fantasy VII, avant d’écrire quoi que ce soit dessus. Quant à s’assurer de ne pas oublier certains jeux, je me fie essentiellement à la base de données de Gamefaqs.com, très complète. Mais je recoupe également ces informations avec d’autres sites, notamment de collectionneurs, qui possèdent parfois des éditions rares ou exclusives à certains territoires. Plusieurs jeux à licence sortis tardivement dans la vie de la GameCube sont par exemple exclusifs à certains pays d’Europe.

En moyenne, sur combien de projets travaillez-vous en même temps ?

Deux ou trois, mais pas plus. J’ai par exemple travaillé simultanément sur la traduction anglaise de Nintendo 64 Anthologie, pendant que je rédigeais GameCube Anthologie. C’est d’ailleurs en partie de là que vient le retard du livre…

Comment vous y êtes-vous pris pour mener vos recherches/enquêtes ?

Il y a un fossé entre la N64 et la GameCube, avec l’arrivée d’Internet. Pour la N64, il m’a fallu feuilleter de nombreux magazines de jeux (que j’ai toujours) et chercher des articles de diverses revues américaines ou japonaises pour compléter mes infos. Pour la GameCube, en cherchant des pages web archivées, j’ai pu obtenir 90% du contenu de l’histoire telle que je l’ai rédigée. Internet est une véritable machine à remonter le temps (mais pas au-delà des années 90) ! Je prends aussi contact avec des acteurs de l’époque lorsque c’est nécessaire, afin de vérifier la véracité de certaines informations.

Comment se lance-t-on dans l'histoire d'une console ?

Un peu par hasard en fait ! Au départ je voulais simplement fonder un site web, puis un catalogue de jeux N64. Puis J’m Destroy, qui édite mes ouvrages, m’a vivement recommandé de retracer avant tout l’histoire de la console. Ce que j’ai fait, en essayant d’être le plus complet possible.

Vous avez écrit plusieurs ouvrages désormais sur plusieurs consoles : quelle anecdote ou quel fait vous ont le plus surpris ?

Il y en a eu plusieurs… mais je pense que les coulisses de Silicon Graphics au lancement de la N64 sont ce qu’il y avait de plus étonnant. La guerre interne entre le directeur et le fondateur de SGI et toutes les anecdotes qui entretenaient la tension entre les deux hommes, le suicide d’un des investisseurs, les frasques de Tom Jermoluk qui montrait son derche aux employés et vomissait devant ses clients, complètement bourré… Ca faisait beaucoup d’un seul coup !

Dans vos recherches sur le GameCube, avez-vous un ou deux exemples de découvertes qui vous ont marqué ?

Homeland, exclusif au Japon, est assez étonnant de par ses fonctionnalités en ligne. Pour le reste, je connaissais déjà la plupart des jeux importants et j’ai surtout découvert des jeux à licence qui n’ont pas grand intérêt. Par contre, j’ai découvert que Frédérick Raynal avait travaillé sur deux jeux GameCube qui ne sont jamais sortis. Lorsque je l’ai interrogé au sujet d’un certain Castle Castle, il était très étonné que je connaisse le jeu, et m’a alors tout raconté au sujet de ce projet avorté. C’était long et vraiment passionnant, mais je ne peux pas en dire trop, hélas !

Parmi toutes les interviews, rencontres réalisées pour l'écriture de vos livres, est-ce que l'une d'entre-elles vous a marqué plus que les autres ?

Lorne Lanning. Ce mec est génial, accessible et intéressant. Il nous a aussi laissé une liberté totale pour utiliser les illustrations officielles d’Oddworld, et même les musiques, que nous avons fait graver sur des vinyles en édition limitée.

Quel est le niveau de participation de Nintendo lorsqu'on se lance dans une anthologie d'une de leur ancienne console ? Coopèrent-ils facilement pour les interviews ou pour l'accès à certains documents ?

Aucune implication, à vrai dire. Ou alors, de gens qui ont travaillé pour Nintendo dans le passé. J’ai par exemple eu l’occasion de discuter avec Patrick Lavanant (le frère de l’actrice Dominique Lavanant), qui avait importé la NES en France, avant Bandai et avant qu’il ne devienne le directeur général de Nintendo France.

Quelle personne rêvez-vous un jour de pouvoir interviewer ?

Shigeru Miyamoto, évidemment !

Qu'est-ce qui a été le plus compliqué dans vos recherches/enquêtes ?

Comme toujours, de trouver des informations concernant les coulisses chez Nintendo. C’est à chaque fois mission impossible, leurs locaux doivent être mieux gardés qu’une base militaire !

Au sujet de ce livre, l'Anthologie GameCube

Vos livres sont notamment assez riches en rencontres, qui retrouverons-nous dans l'anthologie du GameCube ?

Hélas, il n’y a pas d’interviews dans l’Anthologie GameCube, à mon grand regret. Aucune des nombreuses personnes contactées ne nous a donné de réponse… Pour contrebalancer cela, j’ai du remodeler la partie histoire et y ajouter des citations pertinentes d’un maximum de personnes différentes, et les replacer dans leur contexte. C’était un travail compliqué et je n’étais pas certain que ce soit réellement utile, mais maintenant, quand je regarde ce chapitre avec du recul, je suis plutôt satisfait et je me dis que ça en valait la peine.

Votre ouvrage contient-il la liste complète des jeux GameCube? Une petite préférence ?

Bien sûr, tous les jeux sont présents et testés, comme auparavant avec la N64 et la PlayStation. Il y a beaucoup de jeux GameCube que j’ai adorés mais je n’ai pas vraiment de préférences. Plutôt des coups de cœur : Eternal Darkness (sa narration est aussi démentielle que son atmosphère), Pac-Man Vs. pour son gameplay asymétrique simple mais génial, et surtout le dyptique Baten Kaitos.

À qui, quel public, conseilleriez-vous ce bouquin ?

À ceux qui connaissent la GameCube bien sûr, et encore plus à ceux qui la connaissent mal ! J’essaie à chaque fois de m’adresser à un maximum de gens, ce qui n’est pas forcément évident avec un bouquin aussi spécialisé que peut l’être ce type d’ouvrage, dédié à une seule machine.

Prévoyez-vous d'écrire une anthologie de la Wii pour son 15ème anniversaire en 2021 ?

Ahah. C’est encore trop tôt pour envisager une telle Anthologie mais pourtant, j’y ai pensé, pour une raison simple : la Wii recèle de pépites cachées, bien plus que sur la N64 et la GameCube réunies. Elle possède tellement de jeux méconnus qui auraient mérité une plus grande reconnaissance du public…

D’un autre côté, la profusion de jeux poubelles ou à licence me fait flipper, car pour un excellent jeu sur Wii, il en sortait cinq de mauvais, au moins. Le syndrome PS2 en quelque sorte : dès qu’une console connait le succès commercial, les éditeurs sont prêts à sortir tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi) pour se faire de la thune facilement.

Qu'avez-vous le plus/le moins apprécié durant l'écriture du bouquin ?

Ce que j’ai à la fois le plus et le moins apprécié, c’est de tester certains jeux. Autant je me suis régalé à refaire Resident Evil et Baten Kaitos, autant c’était un réel supplice de jouer plus de vingt minutes à Beyblade V-Force. Cette horreur me hantera encore pendant quelques années, je le crains…

Au sujet de la GameCube

Quelle est votre console préférée parmi celles que vous avez étudiées ?

Je n’ai pas de console préférée, ce sont les jeux qui importent. Je n’ai pas de préférence et ça me pose pas mal problème puisque du coup, j’ai quinze consoles et au moins 800 jeux ! Mais au niveau histoire et développement, la N64 a un background assez étonnant.

Quelles consoles/jeux vous ont le plus marqué ?

La NES, puisque c’était ma première console. Ca laisse des traces ! La PlayStation m’a laissé un très bon souvenir (alors que je ne l’avais pas eu à l’époque on me l’avait prêtée), ainsi que la Game Boy Advance. Côté jeux les plus marquants, je citerai Final Fantasy VII, Bioshock, Super Mario 64, Chrono Trigger, Portal et la plupart des jeux d’aventure LucasArts (Day of the Tentacle et Monkey Island 2 en tête). Et les Zelda et Metroid, évidemment.

On imagine que vous êtes bien lancé pour couvrir de nombreuses consoles : pour laquelle êtes-vous pressé d'écrire ?

Après un enchainement quasiment non-stop avec les anthologies Nintendo 64 / PlayStation / GameCube depuis 2013, je ne suis pas aussi pressé de me relancer dans un projet de cette envergure ! L’Anthologie GameCube a nécessité deux années de travail et dans l’immédiat, je ne compte pas me lancer dans un ouvrage similaire. Mais s’il y avait vraiment une Anthologie que je souhaiterais réaliser plus tard, ce serait, je pense, la Game Boy Advance. Mais vu le nombre de jeux disponibles, ce n’est certainement pas un projet que je pourrai mener seul !

Pourquoi la GameCube ? Quels souvenirs avez-vous de cette console ?

Parce que c’est la suite logique de la Nintendo 64 ! Elle ne m’a pas autant marquée, mais j’en garde d’excellents souvenirs, notamment des longues soirées Super Smash Bros. Melee et des nuits blanches à quatre sur Final Fantasy Crystal Chronicles. Sans parler de la découverte de Resident Evil 4…

Avez-vous pu approcher la Q réalisée par Panasonic, le GameCube gérant les DVD sorti uniquement au Japon ?

Oui, un ami collectionneur m’en a montré une. C’est clairement un bel objet de collection mais concrètement, il s’agit davantage de deux appareils en un plutôt que le véritable appareil universel qui était promis à l’époque. En effet, le lecteur DVD ne profite pas de la sortie vidéo numérique de la GameCube, et les jeux GameCube ne bénéficient pas des possibilités surround offertes par le lecteur DVD ! C’est un peu technique mais j’ai largement évoqué la Q dans l’Anthologie GameCube, avec plus de détails.

Vous avez possédé vous-même un GameCube ? Un Wavebird ?

J’ai toujours la GameCube noire que j’avais acheté à sa sortie ! J’ai deux Wavebird, un volant à retour de force Logitech (un régal pour F-Zero GX et Burnout 2), trois paires de bongos DK, un adaptateur broadband pour jouer en LAN à Mario Kart, Kirby Air Ride et 1080° Avalanche avec des potes… Je suis plutôt bien équipé, niveau jeux et accessoires !

Quel aspect de la GameCube vous manque le plus, que vous ne retrouvez pas dans les consoles actuelles ?

Je ne saurais dire. Peut-être sa simplicité d’utilisation ou son approche conviviale du jeu vidéo. C’était du jeu en local. Aujourd’hui avec Internet, c’est chacun chez soi.

Qu'est-ce que la GameCube avait en plus par rapport à ses concurrents, ses points forts donc ?

Avant tout, comme d’habitude : les licences de Nintendo. Ensuite, son principal atout était sans doute son prix (199€ à sa sortie). La manette aussi était ultra ergonomique, bien plus que la Dualshock 2 ou l’énorme paddle Xbox.

Et son principal handicap ?

D’être confrontée à la PlayStation 2. N’importe quelle autre machine se serait vautrée face à celle de Sony. De plus, la logithèque GC n’était pas aussi fournie que ses concurrentes, surtout au Japon…

L'impossibilité de jouer en ligne a-t-elle été un handicap ? A Mario Kart par exemple ?

Mais il était possible de jouer en ligne, sur GameCube ! Encore fallait-il aimer Phantasy Star Online... De toute façon, Internet n’était pas encore très répandu de manière générale, aux débuts des années 2000, et encore moins sur consoles. D’ailleurs je n’ai pas souvenir d’amis jouant en ligne sur PS2, à l’époque… Double Dash a compensé le manque de jeu en ligne par un mode LAN jouable jusqu’à 16, mais de toute façon, Mario Kart, comme tous les autres jeux de Nintendo, est fait pour être joué ensemble dans une même pièce et pas chacun chez soi.

La GameCube a-t-elle toujours sa place aujourd'hui face aux consoles plus récentes (et avec un adaptateur HDMI surtout)

Elle l’a d’autant plus que ses principaux titres n’ont, pour la plupart, jamais été réédités, et que ses meilleurs jeux ont très bien vieilli, à la fois d’un point de vue graphique et en termes de gameplay. Star Wars Rogue Leader, qui était pourtant l’un des premiers jeux de la console en Europe, est toujours aussi bluffant.

Le fait d'avoir un format propriétaire pour les jeux a-t-il causé du tort au GameCube ?

Clairement non, c’était un atout au contraire. Le mini-DVD offrait un espace de stockage suffisant aux développeurs, limitait les risques de piratage pour Nintendo et offrait aux joueurs des temps de chargement deux fois moindre qu’avec un DVD standard. Tout le monde y a trouvé son compte !

Vous êtes-vous replongé dans l'expérience GameCube pour aider à la réalisation de l'ouvrage ?

Evidemment, c’est obligatoire. Je possède toujours la console que j’avais achetée à sa sortie européenne, mais j’ai du me procurer des jeux que je n’aurais jamais achetés pour moi (dont plusieurs titres EA Sports et divers jeux à licence…) et je me suis également fait un petit stock de cartes mémoire, pour sauvegarder un maximum de données (plusieurs titres nécessitent des données additionnelles).

Est-ce une machine que vous affectionnez particulièrement ?

Je n’avais pas aimé la N64 en tant que console, mais j’avais adoré la plupart de ses jeux. Pour la GameCube, bizarrement, c’est le contraire. J’adorais la machine, son look, ses capacités, sa manette, son support mini-DVD... mais plusieurs de ses titres phares m’ont un peu laissé de marbre. J’avais été particulièrement déçu par Star Fox Adventures, certes magnifique, mais que j’ai toujours trouvé creux, répétitif et sans ambiance – y compris quand j’ai re-testé le jeu, pour les besoins du livre.

Sincèrement, je ne comprends pas qu’il puisse être aussi adulé ! J’avais aussi été déçu par le manque de variété et de finition dans Super Mario Sunshine, et par la facilité et la faible durée de The Wind Waker (sans parler des longs trajets maritimes qui, à mon sens, gonflent artificiellement la durée de vie). Ah, et je déteste Mario Kart Double Dash. Je hais ce jeu. Je ne vais certainement pas me faire des amis en ciblant ces titres là, mais c’est la vérité !

Par contre, j’ai adoré Resident Evil, Eternal Darkness, Metroid Prime, Timesplitters 2, Rogue Leader et Twilight Princess. Sans parler des Baten Kaitos et de Tales of Symphonia, qui sont juste merveilleux.

Comment résumeriez-vous la GameCube en 3 mots ?

Convivialité, fun, ergonomie.

Quand Nintendo lancera un GameCube Mini, quels sont les jeux qui devraient absolument figurer dans la sélection de jeux proposée ? Et si un jeu qui n'est pas sorti en Occident devait être inclus, lequel aimeriez-vous que Nintendo propose ?

La GameCube mini, je n’y crois pas. Du moins pas avant quelques années. L’espace de stockage requis n’est clairement pas le même que pour une trentaine de Roms NES, et certains titres comme Wind Waker proposent une connectivité GBA qui ne pourrait être restituée… à moins que Nintendo propose des fiches de connexion similaires à celles des manettes GameCube, comme ils l’ont fait pour leur adaptateur Wii U. Mais admettons. Je mise sur une quinzaine de jeux : Animal Crossing, Mario Kart Double Dash, Super Mario Sunshine, Mario Party 5, Zelda the Wind Waker, Zelda Twilight Princess, Resident Evil, Metal Gear Solid : The Twin Snakes, Eternal Darkness, F-Zero GX, Kirby Air Ride, 1080° Avalanche, Wave Race Blue Storm, Fire Emblem: Path of Radiance et Paper Mario : la Porte Millénaire. Et un titre jamais paru en Occident ? Baten Kaitos Origins. Bon ok, il est paru aux US mais pas en Europe, donc ce serait l’occasion idéale pour nous de découvrir enfin ce chef d’œuvre génial.

On considère le GameCube comme un échec commercial : après votre enquête, quelle conclusion en tirez-vous ?

La conclusion est dans le livre, et je m’en voudrais de spoiler le final aux futurs lecteurs !
Toute l'équipe de Puissance Nintendo vous remercie de votre temps et de votre disponibilité : toutes nos félicitations pour la sortie de ce nouvel ouvrage que nous allons bien entendu dévorer ! Les internautes peuvent le retrouver sur le site Geeks-Line.com, ou sur Amazon.com !

Commentaires sur l'article

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ThibaultPN
Excellente interview. La GameCube restera à jamais ma console de coeur puisque ça a été ma 1ère console de salon. Super Mario Sunshine, Animal Crossing et bien d'autres, autant de jeux excellents qui m'ont marqué !

J'aimerais réellement avoir l'occasion d'y rejouer un jour. Je sais que Nintendo n'est pas friant de remake donc ça sera difficile d'avoir SMS HD mais je me contenterais sans problème d'une version Virtual Console sur Nintendo Switch :)

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