Ys’uffit de s’accrocher
Alors c’est le moment où il faut se concentrer pour comprendre les origines de cet épisode de la série des Ys. Ys Memoire : Revelations in Celceta est un remasterered de Ys: Memories of Celceta. Celui-ci était sorti en 2012 sur PS Vita au Japon, puis en 2013 aux Etats-Unis, et enfin en Europe en 2014. Plusieurs portages seront réalisés par la suite, sur PC et sur PS4.
Mais à l’époque, c’est en fait déjà un remake ! Falcom, pour célébrer sa licence, remanie en profondeur deux opus : “Mask of the Sun” et “Dawn of Ys”, sortis sur Super Nintendo au Japon, mais n'ayant jamais franchi les frontières du pays. Il en ressort un jeu unique, sous le nom de Ys IV: Memoire of Celceta, qui sera le quatrième épisode canonique de la série.
Chronologiquement, l’histoire s’insère entre Ys X Proud Nordics, remasterisé en 2023, et Ys Memoire: The Oath of Felghana, remasterisé il y a un peu plus d’un an. L’ordre des sorties et des ressorties sont très chaotiques, mais retenons tout de même que toute la licence va suivre le même personnage, Adol, à différentes époques de sa vie. Il y a donc des préquels, des suites, à vous de vous y repérer.
Les dates de remasterisation vont nous aider à nous repérer en termes de possibilités techniques, de réalisation,....
Car avec une sortie récente de Ys X sur PS5 et Switch, la déception va être d’autant plus grande pour le p’tit épisode IV. On parlera de l’aspect graphique juste après, pour s’attarder d’abord sur le problème de la localisation. Ici on a une traduction en anglais uniquement, ce qui était peut-être très bien pour l’époque de sortie d’origine, mais qui passe mal ! En effet une relocalisation était possible, les épisodes 8 à 10 sortis par NIS America ayant été proposés en français. Ça va donc compliquer la tâche aux nouveaux fans de la licence pour comprendre l’histoire d’Adol, quand bien même nous allons voir qu’il n’y aura pas besoin d’y connaître grand-chose pour suivre ce chapitre…
Qui suis-je, où suis-je, dans quel état j’erre
Après s'être intéressé à l'histoire du jeu, il est temps de s'attaquer à l'histoire dans le jeu ! On commence avec un texte en entrée, présentant un héros légendaire et ses exploits, le tout en anglais avec une bande-sonore de boîte à musique très agréable. Comme dans beaucoup de J-RPG, les textes ne seront pas doublés, y compris dans les cinématiques.
On voit alors le personnage qui deviendra ce héros légendaire au fur et à mesure de notre aventure et….. La chute est rude.
L'animation de marche est complètement foireuse, il glisse plus qu'il ne marche, et comme le personnage titube, on a l'impression d'un pingouin alcoolisé. Et ce n'est que la première cinématique… Notre pingouin traverse donc le village de Casnan laborieusement, ce qui nous permet d'entendre tous les habitants déballer du lore sur le régime politique, la situation actuelle, la guerre passée, etc. de façon très artificielle.
Il finit par heurter quelqu'un qui le repousse à terre et notre futur légende s'écroule.
C'est l'heure du super opening façon animé, magnifique, alors qu'on sait très bien qu'on va se taper de la 3D fortement datée pendant tout le jeu.Puis notre personnage se réveille dans une auberge et croise Duren, un informateur à priori de sa connaissance. Pourquoi à priori ? Parce qu'on est…. AMNÉSIQUE. Oui, c'est logique, ça s'appelle “Ys Mémoire”, mais quand même, on se passerait de ce poncif absolu. Duren nous apprend notre nom, Adol, et que l'on revient d'une forêt dangereuse pleine de monstres. Alors que notre super pote allait se tirer à toutes jambes étant donné notre intérêt pour son business, quelqu'un arrive en criant qu'il y a un problème à la mine d'à-côté : des monstres ont envahi les lieux.
On va bien sûr commèrer sur place et on fait bien ! Plus que des potins, on trouve une grande orbe de lumière qui nous permet de retrouver un fragment de mémoire ! Il nous permet de savoir deux choses cruciales : premièrement, on est un épéiste, deuxièmement, on adore se mêler des problèmes des autres.
A noter qu’il y a un effet de vieille VHS abîmée quand une orbe se manifeste. Il n’y a qu’une chose à faire, aller tester nos compétences de guerrier au secours des mineurs en danger !
Passe par la forêt, c’est plus court
Contrairement à pas mal de ses confrères, les combats de Ys IV vont se dérouler en temps réel, et on voit les ennemis avant de les affronter. On maîtrise bien plusieurs personnages, au début Adol et Duren, mais ils vont attaquer tout seul si votre focus n’est pas sur eux. On passe de l’un à l’autre en appuyant sur Y, sans délai de recharge.
Les commandes de base sont assez classiques, on attaque avec A, on dash avec B. On y ajoute tout de même le système des compétences. Au fur et à mesure des combats, on va débloquer des “Skills”, qui tombent aléatoirement. On peut en équiper jusqu’à 4 par personnage, et les activer avec R, puis A/B/Y/X selon l’emplacement de la compétence. Il y a également un système de force/faiblesse selon le type des attaques de base et des ennemis, qui rend plus intéressant le fait de switcher de personnage. A noter qu’il y a des actions réservées : si Adol, de façon évidente, est le seul à pouvoir activer les fragments de mémoire, seul Duren pourra crocheter les serrures des coffres verrouillés éparpillés dans la map (sans mini-jeu, l’action apparaît seulement disponible quand vous avez le focus sur Duren).
Le but du jeu, une fois sorti de la mine du tutoriel, va être d’explorer la mystérieuse forêt dont personne ne ressort habituellement, la commandante du coin vous ayant envoyé au casse-pipe. Pour cela, vous avez accès depuis les menus à votre taux de complétion. Les obélisques de soin que vous croisez régulièrement vous permettent de vous téléporter à une précédente obélisque découverte. Cela permet d’éviter les aller-retours incessants dans toute la forêt.
A noter qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle fonctionnalité, car…. il n’y en a pas. Le remastered s’avère être un simple portage s’adaptant à la console de Nintendo, sans prise en compte de ses fonctionnalités, et pas plus de ses possibilités. Les visuels n’ont pas été améliorés, et ça se voit cruellement quand on passe sur l’interface des menus, avec un design lisse et net. Le jeu est cependant très fluide, mais les animations font vraiment peine à voir, notamment dans les cinématiques.
La musique, elle, a été totalement reprise, on a le choix de jouer avec la nouvelle ou l’ancienne BO. Elle est très agréable à l’oreille et accompagne vraiment bien le jeu.
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