Test de Resident Evil Village : un autre portage très réussi
Trois ans après les événements traumatisants en Louisiane, Ethan va de nouveau vivre le cauchemar qu’il espérait avoir laissé derrière lui.
Test
Bienvenue au Village !
On précise ici que pour faire Village, il est chaudement conseillé d’avoir joué à Résident Evil 7 car il s’agit d’une suite directe et que les liens entre les deux sont assez nombreux. Cependant, si vous ne le faites pas, ce n’est pas grave puisqu’un résumé du septième opus nous est présenté en début de partie histoire de nous donner du contexte.Ainsi, l’histoire prend place quelques années après les événements en Louisiane. Ethan Winters, le héros du précédent titre que nous incarnons à nouveau, coule enfin des jours heureux avec sa femme Mia et leur fille Rose, nouvelle-née dans la famille. Ils espèrent vivre loin des horreurs du passé. Hélas pour eux, c’était trop beau pour durer…
Un soir, arrive le drame. Chris Redfield, héros légendaire de la franchise, débarque dans la résidence familiale avec un bataillon armé et fait abattre Mia sous les yeux d’Ethan, sans aucune explication. Emportant Rose avec lui, il assomme notre héros et c’est le trou noir. Ethan se réveille dans un hélicoptère qui s’écrase peu après. Tous ceux qui s’y trouvaient meurent, excepté le jeune homme.
Il découvre alors qu’il est seul dans la neige et le froid. Devant lui, un village isolé semble abandonné et en ruine. Enfin, on pensait la même chose de la maison des Bakers dans Resident Evil 7… Vous l’aurez compris, ce village n’inspire pas du tout confiance.
Très rapidement, notre méfiance nous donne raison puisque nous devons affronter nos premières créatures humanoïdes cherchant à nous déchiqueter. A partir de là, c’est la plongée en enfer. Ethan apprend que sa fille est retenue quelque part dans cet endroit maudit. Il se donne donc pour missions de la retrouver et de percer les mystères de cet étrange village pas si abandonné que ça. Un air de déjà-vu avec Résident Evil 7.
Un scénario toujours aussi bien maîtrisé qui ne manque pas de nous donner régulièrement quelques sueurs froides.
Rappelons que Resident Evil Village sur Switch 2 est une Gold Edition. Ce qui signifie que nous avons également L’extension Winters qui contient l’histoire Shadows of Rose. Sans rentrer dans les détails, ce DLC d’environ 3 à 4 heures se déroule 16 ans après les évènements Village et concerne Rose (devenue adolescente) en tant que protagoniste principale.
L’extension nous offre une nouvelle option disponible pour l'histoire principale : le mode de vue à la troisième personne. En effet, la particularité Resident Evil VIII, comme le VII, c’était sa perception subjective. Si elle peut être un frein pour certains, il faut dire qu’elle reste la meilleure pour se faire de bonnes frayeurs. Nous avons donc désormais la possibilité de choisir entre jouer à la troisième ou à la première personne. Il s’agit ici d’un meilleur confort pour tous, quelles que soient les préférences.
En termes de portage, la Switch 2 supporte parfaitement bien un titre de cette puissance. En mode docker, le titre atteint plutôt bien les 60 images par seconde mis à part pour les grands espaces où on note quelques variations entre 30 et 60 fps mais rien qui ne soit vraiment choquant. Le jeu reste fluide et agréable. Idem en mode nomade, nous n’avons pas relevé de bugs ni de ralentissements qui pourraient gâcher notre expérience.
Les graphismes sont très propres. Les textures des personnages et des environnements sont détaillées et les éclairages excellents. Alors certes, on parle d’un jeu qui date de 2021, conçu pour la PS4 mais la Switch 2 n’a rien à envier à cette dernière et nous montre toute sa puissance dans ce portage extrêmement bien réalisé (autant que ne l’est Resident Evil VII). Le mode docker est toujours mieux que le mode nomade car la qualité en 4K présente pour l’un, disparaît pour l’autre. Cependant, en portable, le jeu reste parfaitement propre.
La bande son est nickel. Que ce soit les différents bruitages, grognements, cris ou musiques angoissantes tout est mis en place pour que l’immersion du joueur soit totale. Enfin, le doublage anglais ou français au choix, est de qualité et colle parfaitement bien avec la personnalité de chacun des protagonistes de l’histoire. Qu’ils soient bons ou mauvais.
Malgré tout, Resident Evil Village n'arrive pas à la cheville de son prédécesseur en termes de frayeur.
Un degré de terreur en moins
Comme dit plus haut, Resident Evil Village conserve la vue à la première personne comme RE7. C’est cette perception qui rend l’ambiance encore plus effrayante.Cependant pour le confort de certains et un gameplay plus simple, il est désormais possible de choisir la troisième personne. En effet, nous avons une meilleure vision de ce qui nous entoure et il est plus facile de viser nos ennemis puis de les attaquer.
En revanche, cela a tendance à rendre le titre un peu moins terrifiant comme l’était son prédécesseur.
On retrouve également les mécaniques de base : exploration, énigmes et ressources assez limitées. Le gameplay est relativement simple à prendre en main puisque le héros peut courir, marcher furtivement, ramasser ou déplacer des objets, attaquer et même esquiver.
Cependant, ici le jeu est plus axé sur l’action. Les combats sont tendus et ont parfois tendance à être bien flippants mais ils sont plus fréquents. chaque créature qui croise notre route peut être abattue à coups de balles dans la tête. Les munitions ne sont pas très rares et se trouvent assez facilement et souvent, de même que des objets de soins.
Nous avons même le droit à un vendeur itinérant, le Duc, avec sa caravane, qui nous permet d’acheter voire même d’améliorer notre arsenal. Il est d’ailleurs l’unique marchand du jeu.
Alors certes, l’accessibilité du jeu dépend de la difficulté choisie. Pour ceux qui aiment les vrais défis, nous avons le mode Village des Ombres, le plus dur de tous. Initialement, il était déblocable après avoir terminé le jeu une première fois. Mais désormais grâce à la version Gold, on peut désormais choisir cette difficulté immédiatement.
De notre côté, nous avons préféré le mode normal qui rend Village accessible avec des ressources toujours suffisantes et des ennemis beaucoup plus faciles à tuer.
Resident Evil Village s’éloigne effectivement de Resident Evil 7 par son côté basé sur l’action mais en contrepartie, les différents ennemis sont plus rapides et agressifs. Dans la première aventure, il fallait surtout se cacher et fuir les monstres au maximum. Ces derniers, pas très nombreux d’ailleurs, n’étaient pas non plus forcément très rapides. C’était tout du long une partie de cache cache des plus angoissantes.
Dans sa suite, le bestiaire est beaucoup plus varié, les ennemis bien plus nombreux et on les voit même de loin. Parfois avant que eux ne nous voient. Les combats n’en restent pas moins tendus, bien sûr.
D’autant que le jeu se découpe en différentes grandes zones autour du village. Chacune possède son style terrifiant avec son type d’ennemis particuliers. Chaque affrontement est varié et nous permet de toujours rester en alerte. Certains monstres sont rapides et agressifs, d’autres lents mais collants, d’autres encore sont de véritables tank et donc très longs à abattre. A certains moments, nous devons même survivre à des attaques de meutes et pour cela, nous nous aidons de notre environnement. Par exemple, nous barricader dans une maison, pousser les meubles pour empêcher les ennemis de rentrer et les dégommer un par un dès qu’ils montrent un bout de leur tête.
Au bout de chacune des grandes zones se trouve un seigneur qu’il faut combattre. Et pour les affronter, il vaut mieux être bien préparé quelle que soit la difficulté choisie.
Même s’il est légèrement moins terrifiant que son prédécesseur, l'ambiance de Resident Evil Village n’en reste pas moins pesante et tendue du début à la fin. Les moment où on peut souffler sont très rares et notre immersion dans ce survival horror est totale.
















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