Test de Onimusha : Way of the Sword, une histoire de samouraïs comme on les aime
Armé de votre sabre et du pouvoir surhumain des Oni, combattez les hordes de Genmas qui menacent le Kyoto de l’époque Edo.
TestCette fois-ci c’est au tour d’Onimusha : Way of the Sword, entièrement traduit en français, de bientôt voir le jour le 4 septembre 2026. Notre nouveau héros, Miyamoto Musashi, parcourt le Kyoto de l'ère Edo avec la même mission que ses prédécesseurs, à savoir vaincre les Genmas envahisseurs. Sa sortie étant prévue sur toutes les plateformes (excepté la Switch 1), nous y avons joué sur Nintendo Switch 2 et nous vous livrons notre test ici.
Oni soit qui mal y pense
Le jeu commence avec une chouette cinématique de départ bien que relativement longue (entrecoupée de quelques passages didacticiels). On est réellement lâché dans le jeu qu’au bout d’une bonne trentaine de minutes. Au moins, cela nous donne les bases de l’histoire.Nous sommes dans l’ère Edo et nous incarnons Miyamoto Musashi, un samouraï passionné (et légèrement pouilleux), qui cherche à prouver son talent au sabre en affrontant d’autres maîtres.
Hélas, ce voyage prend un tournant dramatique puisqu’il se fait tuer par des Genmas. Avant d’arriver en enfer, un mystérieux personnage lui enfile un gantelet Oni de force dont Musashi ne veut pas car il considère son pouvoir comme mauvais et impur.
Cependant, il est ressuscité par la magie de l’objet et ce dernier est bien ancré à son bras. Notre héros finit par apprendre que s’il veut réussir à le retirer, il est obligé de l’utiliser pour vaincre des hordes de Genmas qui ont franchi la porte des enfers et envahi Kyoto. Même si l’enlever signifiera une mort définitive pour lui. Musashi va vite découvrir que le gantelet lui octroie un pouvoir qui transcende les limites humaines.
Voilà ce qui constitue nos trente minutes de cinématique. Il y en a d’ailleurs beaucoup d’autres tout au long de notre aventure, toutes très intéressantes à regarder mais qui ont parfois tendance à casser le rythme de notre avancée. En revanche, le scénario est très prenant et nous suivons toute l’histoire avec beaucoup d’intérêt. Le fait que les doublages soient en japonais améliore grandement notre immersion dans le jeu.
En dehors de ces moments, nous explorons Le Kyoto de l’ère Edo pour chasser les Genmas. Notre voyage est assez linéaire mais nous avons quand même plusieurs missions secondaires en plus de notre principale afin d’étoffer notre aventure. Durant notre exploration, nous pouvons tomber sur des coffres contenant divers objets ou ramasser des plantes qui nous redonnent de la vie ou nous octroient des bonus temporaires. Cependant, la touche utilisée pour accomplir cette action n’est pas très intuitive puisqu’il s’agit de B. Et durant le jeu, on a un peu du mal à s’y faire.
Quant aux graphismes, ils sont superbes. Les paysages sont nets et très colorés. Le jeu nous offres de magnifiques panoramas à observer.
Les genmas, même s’ils se ressemblent à peu près tous, sont très bien réalisés. Certains, notamment les boss ont des aspects assez malaisants voire terrifiants.
Pour la création de notre personnage principal, Capcom s’est inspiré de l’acteur japonais Toshiro Mifune qui a joué dans de très nombreux films comme par exemple l’excellent Les Sept Samouraïs. Ses traits sont très expressifs, ce qui rend le héros très attachant.
Il est vraiment dommage que certains PNJ qui servent juste de décor (car on ne peut pas leur parler) n’aient pas les mêmes traits aussi expressifs. Cela n’empêche pas de rendre le jeu très beau dans l’ensemble.
Onimusha est un jeu particulièrement gourmand du fait de sa direction artistique. Et la Switch 2 parvient très bien à faire fonctionner tout cela de manière très fluide sans bug ni ralentissement que ce soit en mode docké ou nomade.
De très beaux combats dynamiques mais un peu trop guidés
Onimusha Way of the Sword, étant principalement une aventure Hack’n Slash, le combat constitue le gameplay principal du jeu. Mushashi a ses attaques de base au sabre, légères et lourdes, via Y et X. Il peut aussi parer et esquiver. Il a même la possibilité d’utiliser certains objets dans l’environnement qu’il peut projeter sur ses ennemis pour faire des dégâts de zone ou s’en servir comme protection. Par contre, notre héros ne peut pas sauter.Même si c’est un détail, c’est très frustrant par moment, surtout lorsqu’on est bloqué devant des petites barrières par exemple qu’il est impossible de franchir.
Le samouraï a aussi son gantelet Oni qui lui octroie des pouvoirs supplémentaires. Citons par exemple des armes magiques comme les dagues qui permettent diverses attaques spéciales une fois la jauge correspondante remplie ou alors l’arc qui peut tirer des salves infinies de flèches. Notons d’ailleurs que cela ne sert pas qu’à terrasser nos ennemis mais également à activer des mécanismes.
Le gantelet lui permet également de voir ce qui est invisible au commun des mortels, de traverser certains passages et même de suivre la piste des Genmas à chasser via une traînée dorée qui montre tout le chemin à Musashi. Avec ça, on a vraiment l’impression que le joueur est légèrement trop tenu par la main.
Musashi ne gagne pas d’expérience ni de niveau en tuant les Genmas ou en accomplissant des quêtes. Cependant, lorsque ces démons meurent, il laissent derrière eux des orbes rouges et bleus qui servent de diverses manières, notamment pour débloquer de nouveaux talents et ainsi rendre notre héros encore plus puissant. Elles permettent aussi d’améliorer les tenues de Musashi.
Pour finir, les Genmas sont définitivement chassés une fois que la brèche d’où ils sont sortis, est refermée. Pour cela, Musashi utilise une fois de plus les pouvoirs de son gantelet Oni. Cette action est au final l’objectif principal de toutes les missions qu’il a tout au long de son aventure : refermer toutes les brèches qui sont apparues un peu partout dans Kyoto.
Les combats sont très impressionnants à regarder. Ils sont nerveux et dynamiques. Lorsqu’on réussit un enchaînement, nous avons même le droit à des finishers satisfaisants visuellement. Cependant, nous sommes un peu trop guidés dans les combats puisque nous avons beaucoup de QTE qui apparaissent régulièrement et qui ne nous donnent donc pas énormément de liberté d’action dans nos tactiques. Par exemple, si on nous dit de parer, il faut parer, si on nous dit d’utiliser une attaque lourde, il faut le faire etc.
Lorsqu’on joue en mode le plus facile, on peut se permettre de passer outre et de faire comme bon nous semble car on roule littéralement sur tous les ennemis. Cependant si on essaye une difficulté plus élevée, autant les mobs sont toujours très simples à tuer, autant les boss sont quasiment infaisables si on ne réussit pas à la lettre tous les QTE. Ce qui a tendance à déséquilibrer complètement les combats. Même si on peut changer la difficulté à loisir tout au long de la partie, c’est un point qui doit être souligné.
Malgré tout, les combats sont vraiment agréables à observer.






















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