Test de Moonlight Peaks : Un petite ferme nocturne
Envie de commencer une nouvelle vie loin de vos vampires de parents ? Bienvenue à Moonlight Peaks, un endroit en apparence tranquille où vit une petite communauté surnaturelle…
Bienvenue à la ferme
Le titre de Little Chicken Game Company a tout pour plaire aux fans de cosy game et de jeux de fermes. Moonlight Peaks nous embarque dans une aventure classique mais différente. Fuyez votre domaine familial pour l’ancienne maison de Moonlight Peaks et apprenez à connaître les habitants… Seulement voilà : vous êtes un vampire (l’enfant des Dracula) et dans la ville, il y a sorcières, loup-garou, vampires et autres créatures fantastiques.
Vous allez pouvoir vous lier d’amitié avec des fantômes et peut-être même avec la Mort elle-même ! Mais attention : à l’heure actuelle, Moonlight Peaks ne bénéficie pas d’une traduction française. Il faudra donc avoir des notions d’anglais pour se lancer dans l’aventure. Et de la patience : les temps de chargement entre deux zones étant de quelques secondes, et pouvant être un peu frustrant par moment.
Moonlight Peaks reprend les codes du genre. Vous héritez d’une bicoque délabrée et d’environs en friche que vous allez pouvoir nettoyer et aménager. Vos premières missions consistent globalement à faire connaissance avec les habitants et à découvrir leurs spécificités. Une “journée” est en réalité une nuit. Vous vous levez à 18h pour vous coucher aux alentours de 5h30/6h du matin. Après tout, vous êtes un vampire et vos voisins sont aussi des créatures de la nuit. Il faudra donc regagner votre cercueil (votre lit) avant le lever du jour pour vous reposer.
S’éloigner des sentiers battus
Moonlight Peaks joue avec ce que l’on attend d’un titre comme celui-là. En effet, vous avez la possibilité de discuter avec chacun, de leur offrir des cadeaux (un par jour) et de chercher à vous lier d’amitié avec eux. Chacun aura quelque chose à vous dire. Plus que dans d’autres titres, les relations inter-espèces sont essentielles. Ainsi, une grande partie du scénario consistera à rendre tout ce petit monde amical les uns envers les autres en vous chargeant d’à peu près toutes les tâches ingrates.
Le scénario est intéressant, bien que très bavard. Si vous connaissez les rivalités classiques entre loup-garous et vampires (entre autres) vous avez déjà une vague idée de ce dont Moonlight Peaks va parler. Vous disposez de choix dans vos dialogues, mais globalement, ils sont illusoires. Vous devrez dans tous les cas effectuer les tâches que tous vont vous confier. Cependant, Moonlight Peaks est très permissif. Vous n’aurez pas besoin de ces missions pour faire avancer l’histoire de votre petit hameau. En ce sens que vous aurez droit à quelques cinématiques en arrivant dans certaines zones et que votre carte sera votre meilleure atout.
La carte est en effet essentielle pour comprendre où vous vous trouvez, bien entendu, mais aussi pour cerner certaines de vos missions implicites. Tous les personnages y apparaissent, vous donnant une idée d’où les trouver. Mais soulevant aussi quelques questions. Puisque, dans votre journal, le jeu vous indique que vous avez rencontré tout le monde, qui est cette silhouette noire encore non découverte sur votre carte ? Aller voir pourrait vous mettre sur la piste d’un mystère, d’une quête, d’une rencontre. Pareil pour les points d’intérêt : ils sont indiqués, parfois juste avec des “???” comme mention. A vous d’aller enquêter et de comprendre ce qu’il se passe.
Et notre ferme ?
Là encore, vous avez le déroulement classique d’un jeu de ce type. Vous creusez le sol pour le rendre cultivable, y planter vos cultures et les arroser. Une fois cela fait, il n’y a plus qu’à attendre que ça pousse. Une table de craft est à votre disposition dès le début, vous permettant là encore de construire le nécessaire. Et au gré de vos rencontres, une sorte de panier géant un peu verdâtre viendra loger devant chez vous pour absorber ce que vous lui donnerez et le transformer en argent.
Vous disposez de presque tous les outils dès le début. Seule la canne à pêche et le filet sont à obtenir via des quêtes annexes, trouvables relativement facilement. C’est là où Moonlight Peaks se distingue des autres : le jeu fait appel à votre initiative et à votre curiosité. Par exemple, il faudra fouiller un peu et penser à parler à tout le monde si vous voulez récupérer le filet ou simplement découvrir où déposer certains collectibles. Vous en avez de deux sortes : les esprits et les vampsters (des vampires hamsters noirs adorables). A vous de découvrir comment et quoi en faire !
Pour cultiver votre jardin, vous disposez d’un menu radial avec tous les outils. Ils apparaissent et disparaissent au gré de vos envies, notamment en appuyant sur R. Ensuite, votre inventaire est accessible via la touche X, notamment pour vous équiper de vos graines. La suite ? Y est votre touche d’action pour utiliser les outils, planter, etc. La touche A vous servira dans les dialogues et les menus. Tout est simple d’utilisation et très intuitif. D’autant que tout est toujours indiqué à l’écran, de façon à ne pas vous perdre.
Et c’est tout ?
Loin de là ! Moonlight Peaks est un titre conséquent, offrant de nombreuses choses. Chasse aux vampsters, bien entendu (eux et les esprits, il y en a 100 de chaque à trouver), cultures à développer, endroits à explorer, outils à upgrader pour pouvoir avancer… Il y a de quoi faire. D’autant que ce n’est pas tout ! Vous disposez aussi d’un livre de sort (après tout, tout est magique ici !) pour faciliter l’exploitation de votre terre, mais pas que. Un jeu de cartes à collectionner, la possibilité de faire la cuisine, de créer de multiples choses…En réalité, le seul vrai problème de Moonlight Peaks (outre son absence de traduction française), ce sont ses dialogues. Certains sont longs pour rien, plusieurs personnages ont tendance à répéter plusieurs fois la même chose et à noyer les informations nécessaires à votre quête dans un blabla redondant. Attention, ils ne sont pas mauvais. Mais juste long, d’autant qu’ils exploitent les clichés des vampires, loup-garous, sorcières et autres races, ce qui permet à la fois de ne pas se perdre dans cet univers et de se sentir à la maison ; et d’avoir l’impression de savoir sur quelle corde narrative le jeu va jouer par la suite.
















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