Test de Decollate Decoration : hanter pour mieux t’aimer
Vous venez de mourir. Incapable de partir seule, vous décidez de hanter votre voisin pour essayer de le faire venir avec vous dans l’au-delà.
Te tuer pour mieux t’aimer
Vous êtes donc une jeune femme et venez de décéder. Comment ? Cela n’a aucune importance. Tout ce que vous devez savoir c’est que vous aimez beaucoup votre voisin, mais que vous ne l’avez jamais abordé de votre vivant. Il ignore qui vous êtes. En plus d’être invisible parce que vous êtes un fantôme. Vous disposez de 49 jours pour le hanter, essayer de lui parler, interagir avec l’environnement pour qu’il vous aime, pour le tuer, pour l'entraîner avec vous dans l’au-delà.Le pitch est assez particulier. Vous hantez une personne à qui vous n’avez jamais parlé, mais que vous aimez, avec comme ambition de le tuer pour ne pas être seule dans l’au-delà. Rien que cela interroge à bien des niveaux. Le jeu ne questionne pas une seule seconde le harcèlement de votre personnage, sa solitude et ses raisons, ou encore vos pulsions meurtrières. Il semble même encourager le stalking et le harcèlement post-mortem, ce qui est un problème.Mais ce n’est pas la seule chose qui pêche dans ce titre. D’un point de vue purement pragmatique, vous disposez de 49 JOURS, mais ne pouvez effectuer qu’une seule action par SEMAINE. Pourquoi ne pas avoir compté en semaine dès le début ? Sachant que vous n’avez qu’une action tous les sept jours, cela vous demande des calculs d’apothicaire inutiles pour savoir combien de temps il vous reste. D’autant que le calendrier affiché à l’écran compte lui aussi en semaine, comme le menu de “hint” qui n’est pas un indice mais un récapitulatif de ce que vous avez fait jusqu’à présent.C’est très opaque tout ça
Vous pouvez faire quatre actions différentes : Parler, infiltrer les rêves de votre cible, le hanter, ou le maudir. En haut à droite trois petites icônes se modifient au fil de vos décisions. A quoi font-elles référence ? Le jeu ne l’explique pas. On comprend une fois la première fin obtenue qu’il y a plusieurs fins au jeu et que ces conclusions dépendent de ces trois icônes. Elles peuvent apparemment être neutres, positives (les flèches vers le haut) ou négatives (vers le bas).
Ici nul suspense : dès la première fin, vous savez quelles sont les conditions pour obtenir les mauvaises fin, la neutre, la meilleure. Mais les conditions d’obtention restent floues puisque vous ignorez encore à quoi les icônes font référence et vous ne le saurez jamais. Ce ne sont que des déductions, à force de tester. Heureusement, le jeu est court : il faut compter une quinzaine de minutes pour avoir une première conclusion. Mais vu que vous allez devoir tester un peu tout et n’importe quoi pour tenter de comprendre comment fonctionne le jeu, vous allez en avoir pour un peu plus longtemps.













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