Test de Black Jacket : voir l'enfer et ne pas en revenir
Après le poker, les dés et autres jeux, il est temps de se pencher sur le black jack dans ce rogue lite… infernal ! Parviendrez-vous à payer le passeur et à quitter les enfers ?
Rebattre les cartes
Le pitch de Black Jacket est simple. Vous êtes mort. Votre salut ne réside que dans votre capacité à battre vos adversaires sur une table de black jack. Ce titre est un rogue lite qui se joue avec des cartes. Si vous avez aimé Balatro, vous risquez d’apprécier ce nouveau jeu de cartes et de stratégie.Votre périple commence contre Reed. Un adversaire simple qui vous apprend les bases du jeu : tirer des cartes et réussir soit à ce que la somme des cartes fasse 21 ; soit s’en approche suffisamment. Il faudra faire un meilleur score que votre adversaire pour remporter les différentes manches. Comme dans un rogue lite classique, à la Slay the Spire par exemple, vous avez un chemin avec des embranchements, se terminant par un boss. Vous avez accès à la carte globale de façon à planifier votre périple.
Enchanter, brûler, avancer et gagner
Outre les parties contre les âmes de ces lieux, vous avez accès à plusieurs choses (selon les jalons de votre parcours). Une boutique, bien entendu, où vous allez pouvoir acheter des cartes supplémentaires et autres artefacts. Des événements vous permettant de choisir de nouvelles cartes parmi plusieurs. La possibilité de révéler ses cartes et d’activer un enchantement sur elles. Et celle d’en brûler une, de la détruire pour maîtriser votre deck.On retrouve ici la mécanique plutôt classique des rogue lite deckbuilding. Il s’agit de constituer notre deck pour affronter un ennemi plutôt redoutable en fin de route, avant d'enchaîner sur une autre, plus dangereuse encore. On l’a dit, la spécificité de Black Jacket, c’est le black jack. Mais alors, comment faire évoluer son deck avec un jeu de cartes ? Tout réside dans les choix que vous allez faire et ceux fait par les développeurs, plutôt malins, qui ont réussi à allier stratégie, decks spécifiques et à aller au-delà des quatre couleurs que l’on connaît.
Outre la toute première partie, qui fait office de tutoriel, vous choisissez en tout début de run une couleur principale et deux secondaires. Il faudra jouer pour débloquer les couleurs spécifiques, hors carreau, trèfle, pique et coeur, que sont les épines, par exemple. Ensuite, vous choisissez les royaux (les figures). Et vous êtes partis.
Faire évoluer ses cartes
Le jeu distille ses indices. On vous conseillera d’essayer de placer deux figures sur le tapis de jeu, côte à côte, sans vous avertir de ce qu’il se passera. Nous ne vous en dirons rien de plus, la surprise est plaisante et donne une autre dimension au jeu. Rapidement, vous vous rendez compte qu’il ne s’agit pas uniquement de faire 21. Le jeu va au-delà. Les combinaisons de cartes, les pouvoirs de celles-ci, tout vous pousse à plus de stratégie que simplement tirer et placer des cartes.Vous pouvez par exemple placer une main dans votre manche, contre quelques jetons de mise. Mais attention ! Vous n’en avez au début que 8. Et chaque manche vous en coûte deux. Sur le tapis, cinq emplacements sont disponibles. Vous pouvez placer vos cartes où vous voulez. Mais attention : certains emplacements sont payants et engendrent des événements. Parfois, il deviendra même stratégique de placer vos cartes en face (ou au contraire pas du tout en face) de celles de vos adversaires.
Les possibilités sont nombreuses et vous en découvrirez à chaque run. De la possibilité de voir les premières cartes de votre pioche, de forcer une carte trahison ou autre dans le deck de votre adversaire, de faire tourner toutes les cartes… Certaines ont même des scores en négatif, vous permettant parfois de vous sauver d’un dépassement de score.
Ce n’est que l’enfer, n’est-ce pas ?
En réalité, Black Jacket n’est pas qu’un jeu de black jack. Au-delà des parties, chaque boss a une histoire, une bribe de narratif qu’il distille au fil des affrontements. Les petites phrases qu’ils distillent pendant les parties, mais aussi après. Une fois un boss vaincu, vous avez accès à une courte image, quelques lignes, quelques informations sur lui, sa vie, ce qu’il fait en enfer et son rôle. Parfois, vous débloquez d’autres choses. Tout dépendra de combien de fois vous l’avez terrassé.Cela ajoute à la narration du titre. On s’attache à ces boss, à ces âmes errantes que l’on affronte en chemin et qui ont le même but que nous, récolter le plus de pièces possibles pour les donner au Passeur et renaître. La direction artistique du jeu est à l’avenant. Les tons rouges et noirs côtoient des bleus sombres et froids. Des âmes et des boss, on n’en voit que les mains, ou des silhouettes sans visage. Savez-vous seulement à quoi votre personnage ressemble ? La musique alourdit encore l’ambiance, tout en restant en retrait par rapport au sound design.
Et les cartes, magnifiques, jouent aussi avec nous. Elles reprennent les designs que l’on connait, y ajoutent parfois quelques variations tantôt légères, tantôt glaçantes. Attardez-vous sur le descriptif de certaines, lors d’une partie… Peut-être y glanerez-vous des informations sur autre chose que leurs effets…














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