Preview de Hot Wheels Infinite Rush : jeu de course et bac à sable, en plastique
L’open world fait des émules, y compris dans le monde des cylindrés Hot Wheels.
Impressions
Pas un seul monde ouvert mais quatre !
La principale singularité de ce Hot Wheels Infinite Rush tient naturellement au monde ouvert dans lequel évolue le joueur en permanence. En lançant le jeu, quatre grandes îles aux paysages et aux ambiances différentes s’offrent à nous :- Wheelswood : la métropole principale, mélange à la fois de Manhattan, avec sa forêt de buildings et de Los Angeles, avec sa côte ensoleillée.
- Tentacle Bay : un côté plus nature entre plages et sites archéologiques, avec des vestiges de dinosaures.
- Gearville : le contraste entre les canyons sauvages et un grand aéroport.
- Drifty Temples : un voyage plus traditionnel inspiré des temples japonais.
La ville est dense, pas gigantesque non plus mais restitue bien la sensation de hauteur des bâtiments environnant. La grande réussite tient à la hauteur accentuée par la présence d’un grand circuit automobile qui traverse la skyline et sur lequel bien sûr il est possible d’accéder. Avec sa couleur orange caractéristique, il renforce ce côté de monde de jouets tout en plastique propre au fabricant Mattel. L’immersion est réussie et le jeu échappe ainsi au côté un peu générique que peuvent avoir ces types d’environnements aujourd’hui vus et revus.
Les objets, buissons, poubelles, panneaux et autres poteaux sont nombreux et pouvoir les percuter sans crainte de dégât est assez jubilatoire. En jouant nous n’avons pas pu nous empêcher de penser aux productions Lego qui invitent aussi le joueur à tout dégommer sur son passage, a fortiori dans les productions en monde ouvert ou semi-ouvert. C’était tout particulièrement le cas avec Lego City Undercover, initialement sorti sur Wii U et depuis adapté sur Switch, qui offrait d’innombrables petits objets à frapper lors de rodéos urbains à bord de toutes sortes de véhicules. Avec son petit côté GTA like, Hot Wheels Infinite Rush mise donc sur une formule assumée de l’open world qui n’en finit pas de contaminer tous les genres de jeu et notamment le jeu de course.
Comment alors ne pas songer à un des fleurons de Nintendo dont s’inspire clairement ce titre : Mario Kart World ?
Une ribambelle de défis variés mais très courts
Comme dans ce fer de la lance de la Switch 2, le joueur est entièrement libre de ses mouvements et peut accéder à toutes sortes de défis directement accessibles sur l’asphalte. Chaque défi est matérialisé dans le monde ouvert par un cercle bleu qui permet d’accéder à un défi à enclencher. Certains, comme le Stuntman, proposent de détruire le plus possible d’éléments urbains pour accumuler le score le plus élevé, sûrement le défi le plus Lego du jeu.D’autres défis sont beaucoup plus traditionnels, comme les courses rapides à douze joueurs, les courses en duel, un mode élimination ou encore le mode Drift Master qui propose de s’élancer sur un parcours en dérapant le plus possible dans chacun des virages pour accumuler des points. Dans ce dernier mode, les joueurs sont éliminés les uns après les autres en franchissant des check point le long d’un parcours.
Les courses et autres défis se déroulent ainsi directement dans le monde que l’on explore. Seuls les défis courses ont un côté plus instancié, avec la délimitation d’un parcours et l’installation de pseudo barrières, tout comme la présence d’informations sur la course en cours à l’écran ou bien la position de chacun sur la mini-carte.
Contrairement aux autres défis, le mode Daredevil ne se déclenche pas seulement en rejoignant une zone fixe sur le terrain mais en partant à la recherche d’un véhicule spécifique à battre qui se promène sur la carte. Particulièrement retorse, cette course-poursuite requiert un peu de stratégie et un sens du timing pour coincer son adversaire en essayant de le prendre à revers par exemple. Pas facile pour le coup dans Wheelswood avec les buildings nombreux et ce circuit orange aérien qui brouille la localisation précise de notre adversaire pouvant apparaître comme étant tout proche mais qui en réalité se balade dans les hauteurs de la ville. Ingénieux mais possiblement un peu frustrant !
C’est en accomplissant ces nombreux défis que le joueur est en mesure de débloquer les multiples véhicules qui composent le roster du jeu et qui lui donnent aussi ce côté collectionnisme.
Pour les collectionneurs d’Hot Wheels et les fans de voitures plus que de conduite ?
Jeu Hot Wheels oblige, les véhicules promettent d’être nombreux dans cet opus comme dans les précédents. Jouant sur le côté petites voitures à collectionner, les véhicules sont représentés dans leur emballage de jouet dans le menu. On trouve à la fois des véhicules exclusifs à la licence Hot Wheels, comme la HW Prototype 12, mais également des répliques de vraies voitures comme la Golf GTI 2010 ou la Fiat 500.Les voitures de course sont bien représentées mais sont loin de se limiter à cela, les modèles sont très variés, on trouve aussi toutes sortes de 4x4, de bus, de camions ou de quads pour tous les terrains. Cette variété de véhicules et donc de types de conduites a été pensée en organisant les véhicules en quatre catégories bien distinctes. Il est possible d’en changer depuis un menu, donnant accès ensuite à des défis spécifiques correspondants. Les quatre types de véhicules sont Speeder pour véhicules les plus rapides, Drifter pour les véhicules qui changent le plus facilement de direction, Titans pour les grosses cylindrées et enfin Versatiles pour les voitures les plus polyvalentes.
A voir dans les faits comment stratégiquement ces différents types changent et font évoluer la manière de jouer mais au global les sensations sur la route nous ont semblé plutôt bonnes, à une nuance près.
En nous élançant sur la piste des défis, nous avons en effet pu constater que notre véhicule répondait très bien, que la sensation de vitesse était au rendez-vous et que les tracés étaient plutôt agréables à parcourir. Toutefois être agréable à parcourir ne suffit pas dans un jeu de course. Nous sommes en effet un peu restés sur notre faim devant le peu de challenges présents dans les courses. Certes quelques petits obstacles étaient là, comme à un moment donné une araignée géante crachant des morceaux de toile bien collante sur la chaussée.
Malheureusement, en dehors de ces petits moments, les parcours que nous avons pu tester étaient principalement rythmés par les phases d’accélération et de drift dans les virages de notre véhicule. Aucun objet n’est là pour aller taquiner les autres coureurs, uniquement des anneaux d’accélération ou bien des bandes pour recharger sa jauge d’accélération.
Est-ce à dire que le jeu délaisse son côté jeu de course en proposant une expérience très arcade qui contentera surtout les jeunes joueurs ? C’est l’impression que nous avons eue. Attendons de pouvoir tester le jeu entièrement et en particulier le reste des terrains pour valider ou infirmer cette sensation.
En l’état, la topographie de certains circuits impliquait quand même un certain niveau de conduite pour ne pas faire des sorties de route or à chaque fois que notre voiture s’éloignait trop du chemin prévu, rien ni personne n’était là pour nous ramener sur le droit chemin. Autrement dit les plus jeunes joueurs risquent d’avoir quelques difficultés pour bien rester dans les clous des tracés des courses.
















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