Preview d'Orbitals : la coop SF au goût dessin animé rétro
Gameplay asymétrique et grain de cassette VHS au programme. Voici notre preview du jeu à la DA pas comme les autres, exclusivité Switch 2: Orbitals.
Impressions
Avis de Tonio : la magie de la nostalgie
En organisant la preview dans une authentique pâtisserie japonaise, les équipes de Kepler Interactive ont astucieusement planté le décor d'Orbitals. Pénétrer dans l'univers de ce titre pas comme les autres, c'est plonger dans un voyage en direction des années 80 et 90.Si comme moi, votre enfance a été bercée par le rituel quotidien des dessins animés du Club Dorothée, vous serez alors absolument conquis par cette création. Cet opus regorge de détails et de références. Que ce soit au niveau des chara designs, des décors, du scénario, des bruitages ou même de la bande son, Orbitals se présente comme un hommage à la japanimation de la fin du XXe siècle composé avec respect et admiration.
Les références sont multiples, nous ne pourrons pas toutes les citer, nous ne les avons même peut-être pas toutes remarquées lors de cette séance de preview. Mais en étant biberonnés aux dessins animés japonais, vous pourrez sans nul doute reconnaitre des références à Ulysse 31, Sailor Moon mais aussi une flagrante inspiration de Ranma1/2 dans le chara design d'un personnage.
Le titre est développé par Shapefarm, dont il faut saluer le travail sur Orbitals puisqu’ils ont choisi la carte de l'authenticité en utilisant des outils graphiques de l’époque. Les artistes ont eu recours aux dessins sur celluloïd, ce qui apporte également une touche très années 80. Un grain a été également ajouté pour donner un aspect visuel sur certains passages qui vous rappelleront les VHS.
L’équipe nous offre également une localisation en VF avec des doubleurs de renom dont nous vous révélons ici les noms : Amandine Barbier pour Maki, Victor Niverd campe Omura, Pascal Gimenez en Togen, Brigitte Lecordier en Kinakoko et Jean-Christophe Acquaviva en Jaga. On applaudit leur travail qui rend les cinématiques du jeu plus immersives !
Orbitals nous plonge dans un voyage sidéral
Alors qu'aujourd'hui de plus en plus d'équipes font appel à l'intelligence artificielle dans le développement de leurs jeux, au cours de la preview l'équipe d'Orbitals nous a affirmé ne pas y avoir eu recours.La preview d'Orbitals nous a également permis de reconsidérer le jeu comme un moment d'échange et de partage IRL, ce qui faisait le sel des combats entre amis sur Street Fighter 2 sur Super Nintendo. La coopération est essentielle, le jeu réinstaure le dialogue entre les joueurs autour de la console. Ce n'est pas un hasard si Jakob Lundgren est derrière le jeu puisque Orbitals fait appel aux mêmes mécaniques de coopération qu'It Takes Two, GOTY 2021.
Vous aurez le choix entre incarner Maki ou Omura mais le réel choix s'effectuera dans le partage des actions. Chaque personnage peut effectuer l'action qu'il désire en accord (ou pas) avec son partenaire ! Pour vous aider vous devrez choisir entre plusieurs armes différentes qui ne répondent donc pas aux mêmes besoins. Par ailleurs, le split screen se révèle agréable et ne vous laissera pas une impression de perte du champ de vision. Le jeu alterne les passages très variés allant du rail shooter à la plateforme.
Du fait qu'il soit joué en coop, j'ai ressenti un réel sens au mot rejouabilité car quelque part, Kirby et moi n'avons pas totalement joué au même jeu. Les actions sont totalement différentes, les moments d’intensité ne sont pas les mêmes non plus et les instructions varient. Son gameplay asymétrique est l’un des grands intérêts de ce jeu.
Avis de Kirbyspower : beau et plein de surprises côté gameplay
Avec son intro qui n’aurait en rien à rougir face aux grands dessins animés des années 80 et 90 made in Japan, Orbitals sait parfaitement comment installer dès les premières minutes du jeu son ambiance. Les fans de SF seront ravis avec une course contre la montre qui entraine nos héros alors enfants dans la fuite d’un vaisseau en pleine destruction. Quelques années après nous retrouvons Maki et Omura, désormais jeunes adultes autonomes dans leur vaisseau mère, prêts à s’aventurer dans le vaste espace pour tenter de percer les mystères d’un univers forcément en danger.Visuellement nous avons vraiment pris une claque, l’animation faite à partir de la traditionnelle technique du celluloïd employée dans la confection des anciens dessins animés donne immédiatement un charme fou à ces personnages, tout comme la bande-son, mélange d’une boom des 90’s et d’une super playlist de City pop jap aux sonorités électro-futuristes.
L’animation des personnages en jeu nous a par ailleurs tout de suite rassuré. Les quelques images des bandes-annonces pouvaient laisser quelques craintes quant à la fluidité et au rendu plus petit des protagonistes et il n’en est en fait rien. Diriger Maki et Omura se fait sans encombre, avec par exemple une petite réminiscence d’Oliver dans Ni No Kuni pour les amateurs.
L’ambiance SF est omniprésente et plaira aux plus accros. Il nous est même venu à l’esprit le très bon souvenir d’un Jet Force Gemini sorti initialement sur Nintendo 64 par le mythique studio Rare, aujourd’hui jouable sur le Nintendo Switch Online, où les personnages de Juno et Vela sont ici réincarnés en Omura et Maki, le mode coop en plus. La différence est toutefois car l’ensemble du gameplay d’Orbitals repose entièrement sur ce mode de jeu, au point de devenir un nouveau modèle du genre ?
Le gameplay à la fois asymétrique et dynamique en majesté
L’écran splitté, la possibilité et même l’invitation à s’élancer à deux endroits différents du vaisseau que l’on explore nous ont tout de suite convaincu que la coop d’Orbitals n’était pas un simple ajout gadget au jeu. Entièrement conçu et imaginé pour être fait à deux, le jeu propose un gameplay d’exploration et de combat spatial où chaque joueur a une tâche cruciale pour aider son partenaire de jeu. Plus que l’entraide, chaque mécanique du jeu repose sur la complémentarité de l’arme possédée par son partenaire et par le mécanisme qu’il actionne pour nous permettre d’avancer et vice-versa. Quand une arme permet d'arroser façon J.E.T. à la Mario Sunshine, une autre sert de grappin et une troisième envoie un rayon laser brulant.Concrètement ce système de jeu popularisé par le récent It Takes Two fait très bien son travail et ne propose pas des séquences de gameplay simplistes ou au rabais. Le jeu se montre assez exigeant en termes de timing, d’agilité et surtout il implique de toujours réagir rapidement face au gameplay qui évolue au fil des niveaux. Tantôt rail shooter, le jeu propose aussi des phases d’exploration en 3D, en quasi 2D, ainsi que des puzzles à résoudre.
Sans pour autant nous perdre dans ce qu’il faut faire, le jeu ne fait pas l’impasse sur une constante accessibilité avec par exemple un fléchage jaune visible à l’écran pour nous indiquer la direction à prendre. Charge ensuite aux joueurs de bien s’entendre pour avancer de concert. A noter également qu’il est plutôt facile d’échanger les rôles et les tâches confiées en jeu, permettant ainsi de vivre l’aventure depuis les deux points de vue proposés. On garde ainsi à l’esprit la question de la rejouabilité une fois le jeu sorti, nous permettant de nous mettre entièrement dans la peau de notre alter ego une fois le jeu fini.
















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