Nintendo : un groupe revendique un vol de données d'employés et réclame 2 millions de dollars
Un groupe de pirates affirme avoir dérobé 859 Mo de données via un prestataire RH de Nintendo, dont des relevés bancaires de salariés. Rien n'est confirmé et même si aucune donnée de joueurs n'est concernée, la situation a fait le buzz aujourd'hui.
News
- Un groupe se faisant appeler ShadowByt3$ revendique le piratage d'environ 859 Mo de données liées à Nintendo.
- Le vol aurait visé TINYpulse, un outil RH tiers, et non les systèmes ou les comptes joueurs de Nintendo.
- Les pirates réclament une rançon de deux millions de dollars, sans la moindre confirmation officielle à ce stade.
Mise à jour du 16 juin 2026 : Nintendo a depuis réagi officiellement et confirmé la réalité de la fuite, tout en en précisant la portée. Aucune donnée de joueur ni système interne n'est concerné. Nous faisons le point dans cette actualité dédiée.
Actualité originale
Un groupe de pirates se faisant appeler ShadowByt3$ affirme avoir mis la main sur des données internes de Nintendo, et réclame une rançon pour ne pas les diffuser.Avant d'aller plus loin, on précisera que rien n'est vérifié à cette heure, et Nintendo n'a apporté aucune confirmation. Tout repose sur la seule parole des pirates, ce qui invite à la prudence la plus totale.
Dans le détail, le groupe revendique environ 859 Mo de données dérobées non pas sur les serveurs de Nintendo eux-mêmes, mais via TINYpulse, un outil tiers de sondage et de feedback interne utilisé par les ressources humaines.
S'en prendre à un prestataire plutôt qu'à la cible directement reste une tactique classique des groupes de rançongiciel/ransomware. Le lot annoncé contiendrait des noms et adresses e-mail de salariés, des sondages internes et des rapports analytics, mais aussi des éléments autrement plus sensibles comme des relevés bancaires et des formulaires fiscaux américains.
Cyber Alert
— Hackmanac (@H4ckmanac) June 13, 2026
Japan - ????????????????????????????????
SHADOWBYT3$ claims to have breached Nintendo, allegedly stealing approximately 859 MB of data from TINYpulse systems. The claimed dataset includes employee names, email addresses, surveys, analytics reports, bank statement PDFs, W-9… pic.twitter.com/ElrsrKesjq
Des données d'employés, pas de comptes joueurs
C'est le point qu'on tient à clarifier tout de suite. À la différence des alertes qu'on avait pu relayer par le passé sur la sécurité des comptes joueurs, cette revendication ne porte ni sur nos comptes Nintendo ni sur des données de joueurs.Si elle s'avérait fondée, ce sont des salariés de l'entreprise qui en feraient les frais, ce qui rend l'affaire moins spectaculaire pour nous autres fans, mais bien plus grave sur le plan humain, il n'est jamais agréable de savoir que certaines infos privées se promènent dans la nature.
Nintendo et les fuites, une longue histoire
Ce n'est pas la première fois que Nintendo se retrouve confronté à ce genre de mésaventure. On se souvient du Gigaleak de 2020, qui avait déversé du code source et des prototypes au point de nous révéler des secrets enfouis de Super Mario Kart, puis du Teraleak de 2024, né d'un piratage de Game Freak.La différence tient à la nature du butin : ces fuites concernaient des jeux et du développement, quand celle-ci viserait des données personnelles et financières. Pour nous, l'impact est aujourd'hui nul, mais il n'en a pas toujours été ainsi. A l'instar de bon nombre de grands groupes internationaux, Nintendo ne manque donc pas d'être la cible de groupes aux intentions peu louables.
Reste maintenant à savoir si ces données sont authentiques, et comment (et si) Nintendo réagira. L'ultimatum fixé par les pirates expirait ce lundi 15 juin, sans qu'on connaisse pour l'heure la suite donnée par Big N aux doléances des hackeurs. Si une information officielle vient confirmer ou démentir l'affaire, on ne manquera pas de faire une mise à jour de cette actualité.
Sources : Technadu, Hackmanac


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