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Joy-Con drift : 35 millions d'euros d'amende pour Nintendo
La DGCCRF sanctionne Nintendo of Europe pour pratique commerciale trompeuse autour du drift des Joy-Con de la Switch 1, un dossier que l'on suit de longue date.
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Résumé de cette actualité en quatre points :
C'est une nouvelle étape dans l'un des plus longs feuilletons techniques de la Switch. La DGCCRF a annoncé que Nintendo of Europe avait accepté de payer une amende de 35 millions d'euros, au terme d'une enquête consacrée au fameux Joy-Con drift.
Pour rappel, le Joy-Con drift désigne ce dysfonctionnement où le stick enregistre des mouvements fantômes, intempestifs ou inversés, voire se bloque, sans qu'on touche à quoi que ce soit. On en parle depuis le lancement de la Switch 1 en 2017, et on lui avait consacré un dossier complet pour comprendre le problème et tenter d'y remédier.
Concrètement, l'administration considère que Nintendo n'a communiqué qu'à partir de 2020, et non dès qu'elle a eu connaissance du souci. Cette communication tardive et partielle aurait dissuadé une partie des joueurs de passer par le service après-vente, en poussant même certains à racheter des manettes neuves, à plus de 70 euros la paire. Le dossier a été transmis au procureur de Nanterre en 2025, avant une transaction pénale de 35 millions d'euros que Nintendo of Europe a fini par accepter.
On suit cette affaire depuis des années, des excuses publiques de Shuntaro Furukawa en 2020 jusqu'à l'abandon des grandes class actions américaines. Cette amende française lui donne une nouvelle résonance, alors que la Switch 2 et ses nouveaux Joy-Con occupent désormais le devant de la scène.
Avez-vous été touché par le Joy-Con drift sur votre Switch 1, et avez-vous fait jouer la réparation gratuite ? Venez en parler en commentaire ou sur notre serveur Discord !
Source : DGCCRF
- La DGCCRF inflige 35 millions d'euros d'amende à Nintendo of Europe
- En cause, une pratique commerciale trompeuse autour du Joy-Con drift de la Switch 1
- L'enquête fait suite à une plainte de l'UFC-Que Choisir déposée en 2020
- Nintendo doit aussi publier un communiqué sur la page d'accueil de son site français
C'est une nouvelle étape dans l'un des plus longs feuilletons techniques de la Switch. La DGCCRF a annoncé que Nintendo of Europe avait accepté de payer une amende de 35 millions d'euros, au terme d'une enquête consacrée au fameux Joy-Con drift.
Pour rappel, le Joy-Con drift désigne ce dysfonctionnement où le stick enregistre des mouvements fantômes, intempestifs ou inversés, voire se bloque, sans qu'on touche à quoi que ce soit. On en parle depuis le lancement de la Switch 1 en 2017, et on lui avait consacré un dossier complet pour comprendre le problème et tenter d'y remédier.
Ce que la DGCCRF reproche à Nintendo
Tout part d'une plainte de l'UFC-Que Choisir déposée en septembre 2020. Saisi par le procureur de la République de Nanterre, le Service national des enquêtes de la DGCCRF a estimé que Nintendo of Europe avait commis une pratique commerciale trompeuse entre 2018 et 2023, en n'informant pas loyalement les consommateurs des dysfonctionnements touchant son Joy-Con.Concrètement, l'administration considère que Nintendo n'a communiqué qu'à partir de 2020, et non dès qu'elle a eu connaissance du souci. Cette communication tardive et partielle aurait dissuadé une partie des joueurs de passer par le service après-vente, en poussant même certains à racheter des manettes neuves, à plus de 70 euros la paire. Le dossier a été transmis au procureur de Nanterre en 2025, avant une transaction pénale de 35 millions d'euros que Nintendo of Europe a fini par accepter.
Une amende, mais des réparations déjà en place
La sanction s'accompagne d'une obligation : Nintendo doit publier un communiqué sur la page d'accueil de son site français. Il sera toutefois honnête de rappeler que la firme avait déjà pris les devants depuis plusieurs années : dans le cadre d'une action coordonnée à l'échelle européenne, elle s'était engagée dès 2023 à réparer gratuitement les manettes concernées, même hors garantie, une démarche qui passe toujours par son site officiel.On suit cette affaire depuis des années, des excuses publiques de Shuntaro Furukawa en 2020 jusqu'à l'abandon des grandes class actions américaines. Cette amende française lui donne une nouvelle résonance, alors que la Switch 2 et ses nouveaux Joy-Con occupent désormais le devant de la scène.
Avez-vous été touché par le Joy-Con drift sur votre Switch 1, et avez-vous fait jouer la réparation gratuite ? Venez en parler en commentaire ou sur notre serveur Discord !
Source : DGCCRF


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Et quand bien même l'amende est dérisoire en comparaison de leur revenus, ce genre d'action créé un précédent, qui peut donner des idées à d'autres et faire en sorte que les marques ne se croit pas au dessus des lois.