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Xenoblade Chronicles 2 A paraître sur Switch

Test de Xenoblade Chronicles 2 (Switch)

Test de Xenoblade Chronicles 2

Un JPRG, voilà ce qu'il manquait à la Nintendo Switch pour entamer son ultime sprint vers Noël. Superbe suite à un grand classique de la Wii, XC2 a-t-il su évoluer pour prendre le meilleur du premier opus ? La réponse dans notre test !

Test
Après des premiers pas plutôt hésitants, nous revoici pour partager avec vous notre avis final sur Xenoblade Chronicles 2. Est-ce que les balbutiements des premières heures n’étaient qu’un préambule de ce qui nous attendait à travers toute cette aventure ? Ou est-ce qu’au contraire ces doutes ont pu être balayés d’un revers de main par la richesse et l’envergure de ce RPG pas comme les autres ? Une chose est sûre, le jeu ne manque pas d’ambitions. Voyons maintenant si le costume de successeur à XC 1 n’était pas trop grand.
Comme nous l’avions déjà souligné dans notre preview, le scénario ne manque pas de profondeur. Fort d’un synopsis suffisamment marquant, il parvient à se détacher à la fois des autres JRPG et de son aîné, tout en en intégrant tout de même les grandes thématiques. C’est donc encore une fois sous les traits d’un jeune garçon orphelin au grand cœur (il faut croire que c’est la base pour tout scénariste de JRPG ou de shônen), que nous repartons dans une immense aventure mêlant titans, lames, arts, nopons et éther. L’humanité s’est établie sur les quelques titans majeurs qui dérivent sur une mer infinie. La monotonie de cet océan de nuages n’est rompue que par un arbre immense au sommet duquel se trouverait l’élysium, cette terre dont sont originaires les lames et les titans. L’atteinte de cette destination constituera un objectif principal du jeu. Ce scénario est vraiment plaisant, bourré de mystères et de révélations au compte-goutte. Les protagonistes sont nombreux et tous ont leur rôle à jouer dans cette épopée dont les récits s’étalent sur pas moins de deux millénaires. Même si le jeu se nomme Xenoblade Chronicles 2 et non Y ou Z, aucun lien scénaristique n’a été établi avec le 1 au moment où nous écrivons ses lignes, c’est-à-dire à plus de cinquante heures de jeu, et rien n’est moins sûr qu’il y en ai finalement un… Vous voilà prévenus.

C’est moi qui pilote, c’est toi qui klaxonnes

L’équipe de choc qui nous est proposée marche par binôme, car à chaque combattant, appelé Pilote dans cet univers, est associé au moins une Lame dont il puise l’énergie pour combattre. D’où le fait de « piloter », même si dans les faits les lames ne font pas grand-chose et on peut se demander qui pilote qui… Bref, notre jeune Rex, alias « pti pote », 12 ans, 30 kilos tout mouillé, boxer et cuissardes aérodynamiques bleus, se retrouve associé à Pyra la lame légendaire, alias « miss pamplemousses », 15 ans, 35 kilos, mini short rikiki rose et rembourrages en titane qui font pouet pouet. Tout ça pour éviter de préciser une énième fois que le chara-design des principaux personnages est raté, oups voilà qui est répété.

Le reste de l’équipe est plus acceptable, allant du nopon toujours aussi lassant à l’inquisitrice carrément classe. On retrouve quelques clichés d’otakus bien sûr, mais globalement on s’en sort bien. Il faut dire que le casting des lames est très varié. Dans notre aperçu nous vous expliquions qu’elles sont invoquées aléatoirement et qu’il y en a donc une infinité, mais elles ont globalement toute la même apparence. Sauf qu’il existe environ une quarantaine de lames uniques, avec un physique et des compétences spécifiques, qui sont bien plus puissantes et difficiles à invoquer. Et là il y en a pour tous les goûts, du samouraï flamboyant au petit chocobo tout mimi. Nous reviendrons plus bas sur l’intérêt et le fonctionnement des lames, mais cette variété est un excellent point car toute notre stratégie est basée sur elles, et comme elles sont invoquées au hasard (sauf certaines qu’on débloque forcément à tel ou tel stade de l’aventure), chaque joueur a la possibilité de vivre une aventure un tant soit peu différente.

Comptez facilement plus de soixante heures pour terminer l’aventure en ligne droite, ce qui serait dommage tant l’accompagnement se dévore en même temps que le plat principal. A l’instar de XC1 et XCX, c’est donc une bonne centaine d’heures qui vous attend en tout, voire deux ou trois pour tout compléter à 100%. Car en plus des quêtes annexes, il y a aussi des coffres à trouver et débloquer (sous réserve d’avoir les bonnes lames avec les bonnes compétences), l’ensemble des lames uniques à trouver, leurs arbres de compétences à débloquer, les cinématiques d’entente accessibles sous certaines conditions, etc. D’autant plus que certains affrontements ne manquent pas de challenge, nous incitant parfois à revoir entièrement notre stratégie de groupe et remettre notre équipe à niveau. Le jeu est très long et complet, et il ne dévoile sa juste valeur qu’au joueur investi. Il faut en effet compter déjà plusieurs dizaines d’heures pour voir son groupe au complet ou même tout simplement débloquer toutes les fonctionnalités des menus.

Un peu titan de retard

Mais avant de détailler plus en profondeur le gameplay et la richesse du jeu, revenons-en d’abord aux sujets qui fâchent, ou en tout cas qui nous avaient fourni quelques inquiétudes lors de la preview, il s’agissait de la réalisation et des cinématiques, les deux étant liés sur certains aspects. Et sachez qu’en de rares occasions il nous est arrivé d’avoir quelques ralentissements lors de combats bien chargés, mais seulement en mode nomade. Au-delà de ça, le niveau graphique y est similaire au mode TV. La batterie fait d’ailleurs bonne figure, passant sans difficulté la barre habituelle des trois heures d’autonomie. Soulignons également que les temps de chargement sont assez rapides, ce qui n’est pas anodin pour un jeu aussi ouvert.
Mais concernant le côté technique de la réalisation, c’est sans surprise que le constat reste inchangé. Les décors de fin de jeu n’ont pas plus de polygones ou des textures plus propres qu’en début de jeu. Mais même avec des visages à l’époque bien baveux et une architecture à géométrie pas très variable, XC1 avait su nous éblouir sur une Wii ne connaissant même pas la HD. Cette prouesse reposait sur quelques éléments clés qu’on retrouvait tout au long du jeu : des environnements d’une démesure inouïe, des jeux de lumière et d’effets spéciaux magnifiques aux couleurs boréales et pittoresques et une ambiance nocturne transcendée (sans parler de la bande son, aaaah la bande son…). Sur XC2, même sans escompter feinter la surprise une seconde fois, nous espérions tout de même gober quelques mouches, mais non. La démesure n’est plus tellement au rendez-vous, on reste sur des environnements ouverts nous invitant à l’exploration, mais on en fait généralement plus rapidement le tour. De plus, il n’y a quasiment aucun changement d’ambiance entre le jour et la nuit, et c’est à peine si on se rend compte qu’il pleut de temps en temps. Heureusement, Monolith excelle dans la mise en couleurs de ses environnements pour les rendre chatoyants et enchanteurs. Les environnements usent et abusent une nouvelle fois de ces couleurs flashys harmonieusement mariées aux tons plus ternes d’une zone désertique ou enneigée. Les dégradés de couleurs froides et les spores fluorescents ont encore de beaux jours devant eux lorsqu’il s’agit de sauver la charte graphique d’un jeu techniquement en-dessous. Au final l’aspect graphique est honnête pour un RPG ayant des environnements d’une ampleur tout même remarquable, mais ce qui était une des forces du premier opus n’en est plus une aujourd’hui, tout simplement.

L’autre défaut que nous avions relevé, même s’il est beaucoup plus subjectif nous en convenons, concernait les cinématiques. Nous les trouvons globalement trop nombreuses, surtout en début de partie et aux changements de chapitre. Mais au fur et à mesure que l’intrigue gagne en épaisseur, leur pertinence s’améliore logiquement. Le grief des premières heures sur leur teneur est donc moins justifié sur la durée, mais il n’empêche qu’elles restent nombreuses et ont régulièrement tendance à peser autant que l’action sur le temps de jeu. Parfois teintées d’humour enfantin, on se dit que c’est typiquement le genre de gags qui plait au public japonais et qu’il est difficile de contenter tout le monde à ce niveau. Mais bon, ils ont déjà les boobs SD, nous autres européens aurions pu avoir un peu plus de sérieux en contrepartie. La grande majorité des cinématiques tourne avec le moteur temps réel du jeu, qui ne s’en sort pas toujours avec les honneurs dans cet exercice. Difficile de ne pas rire jaune quand on voit un personnage tenir une feuille de papier (mais ça n’a pas dû les choquer outre mesure chez Monolith puisqu’ils n’ont pas hésité à faire plusieurs scènes du genre…). De plus, l’animation est un peu à la peine. Les personnages ont souvent des démarches robotiques et des mouvements de bras qui nous amènent à la réflexion qu’avoir des poches sur un boxer ce ne serait finalement pas si bête.

Puisque nous en sommes à lister les griefs, nous pouvons également parler de la carte qui est vraiment mal fichue. Après tout ce n’est peut-être pas si mal que la taille des environnements soit limitée. Que ce soit en mode boussole ou plein écran, il est impossible de zoomer sur ladite carte. Encore moins pratique, chaque titan majeur est découpé en de multiples zones ayant chacune son bout de carte, ce qui rend très difficile de se représenter un itinéraire pour atteindre un endroit en particulier. Et plus aberrant encore, toutes les zones ne figurent pas sur la carte, seulement celles où il y a un point de TP. Alors certes ce n’est pas illogique, mais à force de fractionner les cartes il n’y a pas de TP dans chaque zone d’une carte, et il y a donc certaines zones pour lesquelles on n’a tout simplement pas de carte.
Enfin un dernier bémol, de moindre importance cette fois, concerne les quêtes annexes. Elles ont souvent tendance à se résumer à de la collecte de matériaux. Si le manque de créativité est criant, ce qui nous embête est surtout qu’on ne sache pas toujours où ni comment obtenir ces matériaux. Est-ce que ce sont des matériaux de collecte, qui s’achètent ou qui se drop sur un ennemi, et dans ce cas quel ennemi ? Du coup on se retrouve souvent à accumuler les quêtes sans s’en préoccuper, jusqu’à de temps en temps avoir complété leurs objectifs sans même le vouloir. Cela dit, leur quantité semble bonne, d’autant plus que toutes ne se débloquent pas d’entrée de jeu quand on découvre une ville. Arriver dans une nouvelle ville n’est donc pas une foire aux « ! », et on peut surtout profiter des nombreuses échoppes et dialogues avec les PNJ, sans trop s’en soucier. C’est seulement après avoir complété quelques quêtes et avancé dans l’histoire que de nouvelles s’offrent à nous, nous permettant de nous approprier et d’apprécier ces petites histoires parallèles.

Je veux combattre pour ceux... Qui sont loin de chez eux…

Voilà la douloureuse passée, et l’aura de la licence y a perdu de sa superbe au passage. Mais pourtant, XC2 n’en reste pas moins un grand RPG. Au sens propre du terme déjà, avec sa durée de vie très honnête et son scénario impeccable, on a affaire à une grande aventure. Et si les environnements sont moins vastes qu’espéré, ils sont aussi plus nombreux que nous le pensions. On dénote au moins huit titans majeurs alors que nous n’avons pas encore fini l’aventure. Et à chaque titan correspond un environnement et une population, avec sa ville, ses quêtes, son niveau de complétion, etc. Vous allez voir du pays.
Les combats toujours très dynamiques ont complètement été repensés. En premier lieu chaque personnage doit s’équiper d’une à trois lames, interchangeables en combat grâce à la croix directionnelle. De la lame active dépend vos trois arts de combat utilisables, et affectés aux boutons B, X et Y, le A étant réservé aux combos de lames. Les auto-attaques fusent automatiquement (oui, je sais…), et chaque coup ainsi porté rempli la jauge d’activation de vos trois arts. Et chaque art utilisé rempli à son tour la jauge de combo de lame. Cette jauge a trois niveaux, mais il suffit qu’un personnage l’ai rempli au premier niveau pour démarrer un combo correspondant à l’élément de sa lame. Cela enclenche une chaîne qui devra forcément être suivie d’un combo de lame de niveau deux de l’un des deux éléments indiqués, et qui devra à son tour être suivi d’un combo de niveau trois de l’un des deux nouveaux éléments indiqués. Ce troisième niveau de jauge sera l’occasion de placer une attaque puissante à base de QTE, même si c’est un de nos deux alliés et non nous-même qui place cette dernière attaque du combo. Etant donné que le temps est limité pour enchaîner les trois attaques, et que remplir sa jauge prend du temps, chacun des trois personnages actifs est généralement amené à participer au combo. D’autres subtilités interviennent comme des bonus de dégâts selon notre placement pour certains arts, des combos de déséquilibre puis chute, un quatrième niveau de combo de lame à utiliser pour soi ou bien encore l’incontournable attaque ultime utilisable seulement quand la jauge de cohésion d’équipe est à son maximum. Sans être particulièrement nerveux, ce système a l’avantage d’être à la fois clair et technique. Il faut bien choisir son tempo pour envoyer les combos, au risque de ne pas pouvoir les finir, et utiliser chaque art de la façon qui le rendra le plus efficace. Ajoutons à cela une notion de tempo pour placer ses arts entre les auto-attaques afin d’augmenter plus rapidement le remplissage de la jauge, et nous voilà devant une mécanique qui ne laisse rien au hasard. Il est même parfois difficile dans l’action de garder un œil sur tout, mais c’est vraiment bon.

Lames d’un grand jeu

Les phases de gameplay alternent bien entre l’action, que ce soit en simili-donjon ou en zones sauvages, et les promenades en ville. Ces villes sont toutes très fournies en PNJ et commerces. Même si beaucoup de commerces auraient pu être regroupés, l’impression de dynamisme offerte par cette multitude d’échoppes est appréciable. Les commerces proposent des prix plus attractifs lorsqu’on a plus d’étoiles pour leur ville, étoiles qui s’obtiennent en réussissant des quêtes sur ce titan ou simplement en discutant avec certains PNJ. De nouveaux objets peuvent aussi devenir accessibles en accomplissant des missions de mercenaires…

Car non content d’avoir le destin du monde sur ses frêles cuissardes, Rex hérite aussi d’un groupe de mercenaires qu’il va pouvoir envoyer en mission. En fait il s’agit de vos propres lames que vous pourrez affecter à ces missions dédiées. Chaque mission demande certains prérequis, comme par exemple d’y affecter au moins deux lames de feu et une lame humanoïde, ensuite libre à vous d’en envoyer plus et si possible avec les bons attributs pour réduire la durée de la mission. Seule la durée changera, la mission se soldera toujours par un succès et la récompense est connue à l’avance. Mais en plus de vous apporter quelques butins très sympas et d’augmenter vos étoiles pour le titan en question, elles vous permettront surtout de faire progresser vos lames inutilisées dans leur arbre de compétences, c’est donc tout bénéf. Et comme ça se gère tout seul pendant qu’on suit notre aventure, il n’y a vraiment aucune contrainte.

Cette mécanique est d’autant plus pratique qu’il est indispensable d’avoir un grand nombre de lames. Les lames s’invoquent à partir de cristal-cœurs communs ou rares, qu’on trouve généralement sur la dépouille de nos ennemis ou dans des coffres. Choisissez un cristal, choisissez le pilote qui va éveiller son pouvoir, et ajoutez-y éventuellement quelques bonus afin d’augmenter vos chances d’avoir une lame unique. Le résultat, qu’il soit unique ou non, sera un nouvel allié lié à son invocateur. S’il est possible de changer le pilote d’une lame, cela se fait par un objet plutôt rare et mieux vaut bien réfléchir à qui a le plus besoin d’invoquer avant de se lancer. Chaque lame est également liée à un élément, ces mêmes éléments qui seront surtout utiles en combat pour les combos de lames. Mais elles disposent surtout de tout un tas de caractéristiques et capacités qui les rendent vraiment uniques, et qui font que même une lame de rareté moindre peut avoir son utilité. Mais il arrivera forcément que vous souhaitiez vous débarrasser de certaines, dans ce cas-là il n’y a pas à hésiter car elles laisseront derrière elles quelques bonus à utiliser pour vos futures invocations. Ce système d’éveil des lames est bien pensé, et c’est tant mieux car les lames sont vraiment le cœur du jeu. Chacune dispose de pléthore de caractéristiques et attributs déjà évoqués dans la preview, mais c’est surtout en avançant dans leur arbre de progression personnel que vous en ferez de fiers alliés. Et cette progression ne se fait pas à l’xp, non monsieur ! Chaque amélioration ou déblocage de capacité ou bonus passif dispose d’une propre condition comme vaincre un boss en particulier, accomplir telle action en combat, récolter tel type d’objet, etc. Même si les envoyer en mission de mercenaire permet généralement de débloquer automatiquement ces améliorations, ce système est parfait pour se motiver à explorer toutes les facettes du jeu.

Les lames étant les armes de nos héros, ce sont donc elles qu’il va falloir monter en puissance via différents objets à équiper. Mais l’équipement reste rudimentaire. Une pièce d’équipement à consommation unique pour augmenter sa force, et un, deux ou trois emplacements pour des améliorations aux effets très variés. Les pilotes peuvent tout de même être aussi équipés de deux objets, ni plus ni moins. C’est un peu idiot d’avoir deux emplacements génériques dans lesquels placer n’importe quel objet, et donc potentiellement deux chapeaux ou deux paires de bottes par exemple. Et comme de toute façon l’équipement n’affecte pas l’apparence des personnages, ce n’est pas bien gênant. C’est regrettable, quel que soit le jeu c’est toujours un plus de pouvoir changer son apparence grâce aux pièces d’équipement qu’on parvient à dégoter, même Mario s’y est mis…

Xenoblade Chronicles 2 - Nintendo Direct 14.09.201730/11/2017

Terminons ce petit tour d’horizon par cette bande son qui en impose. Sans parvenir à nous faire oublier celle de l’épisode Wii, elle se met tout de même bien en évidence et constitue l’un des points forts du jeu. Toujours portée par des sonorités parfois mélancoliques, parfois tribales et souvent électriques en combat, elle se fend aussi de quelques pépites qui flattent nos esgourdent, dont notamment quelques morceaux chantés que nous avons hâte de retrouver sur le CD de la version collector. Mais l’envoûtement n’est pas total, la faute à certains morceaux trop passe-partout ou trop proches de XC1, et nous espérions aussi quelques mélodies nocturnes un peu plus profondes. Enfin côté doublage, nous attendons toujours les voix japonaises, notamment parce qu’eux seuls savent trouver un panel de voix suffisamment large pour coller à la grande variété de personnages présentés ici. A noter également quelques bugs de synchronisation entre les dialogues et l’image lors de certaines cinématiques, a priori occasionnés par le fait d’avoir utilisé le menu Home en cours de vidéo.

16/20
Xenoblade Chronicles 2 marquera la Switch de son empreinte, c’est indéniable. Le jeu possède des qualités dignes d’un grand RPG : une belle et longue aventure, un scénario qui nous tient en haleine, des environnements nombreux et variés, une musique épique, un système de combat aux oignons et une profondeur de jeu à base de lames bien affûté. Mais est-ce qu’il marquera également le cœur des joueurs comme son grand frère l’avait fait ? La réponse à une telle question est forcément personnelle, d’autant plus que nos principales critiques concernent des points éminemment subjectifs. Pour faire simple nous pouvons le résumer ainsi ; nous sommes conquis, mais pas comblés. En dépit de son héritage lourd à portée, XC2 s’impose comme un hit d’une console qui n’en manque déjà pas. Cet épisode fait honneur à la licence, et c’est déjà une sacrée gageure.

Commentaires sur l'article

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maxbfox
Une MAJ vient d'être déployée, intégrant probablement les doublages japonais, et on l'espère quelques correctifs de bugs sur le son.
Cirreip
Excellent test, j'ai hâte de pouvoir m'y essayé en grand fan de XC 1er du nom. Merci en tout cas pour ce papier d'excellente facture ;)
maxbfox
Merci Cirreip :)

Pour la MAJ je rectifie, ce ne sont pas encore les doublages japs (mais ils arriveront très certainement demain). De cette MAJ je n'ai vu que quelques changements mineurs dans l'interface, permettant d'afficher plus d'infos à la fois au sujet des lames notamment.
p2501
Merci pour ce super test, qui donne meilleure impression que la preview ^^ Je ne vais malheureusement pas pouvoir jouer au jeu tout de suite étant donné que je le reçois pour noel. Mon impression d'après les nombreux retours et que ce xenoblade chronicle 2 est, comme souvent sur les rpg monolith software, un très grand jeu du point de vue du joueur, et un jeu "excellent mais déséquilibré" du point de vue d'un testeur devant délivrer un point de vue plus objectif. En effet, les graphismes ne sont pas ce qui se fait de mieux, mais celà n'enlève en rien à la grandeur du jeu, après tout le jrpg est une expérience intemporelle. Aujourd'hui, je rêve encore en repensant à Chrono trigger sur snes, bien plus que FFXV qui est pourtant techniquement d'actualité. La grandeur de XC2 s'exprime à travers son histoire, son système de combat, son univers onirique. Un pur J-rpg qui ne démérite pas d'un poil face aux plus grandes productions de tous les temps. Au niveau ambiance, il est dans la veine de ces grands rpg que l'on a connu à l'ère des 16 et dans une moindre mesure à l'ère des 32 bit. C'est pour ça que je pense que ça sera un très grand jeu et qu'il faut le regarder en dehors de la "critique professionnelle".
Eagleskylink
Petite info au passage , j'ai acheté le jeu i a une heure dans un Hypermarché au grand A rouge pour 29 euros , vous voila prévenue ^^ !
Cirreip
Pour ceux que ça peut intéresser, je viens de recevoir par surprise la collector du jeu et une fois n'est pas coutume je vais faire un peu de pub, parce que merde!
La collector est immense, a un packaging magnifique et très classe, les couleurs ressorentent bien et tout les logos et autres illustrations sont du plus belle effet, le steelbook est sublime également (et de la même taille que nos boitiers switch) mais le joyaux de cette edition est sans conteste l'artbook qui est sans aucun doute le plus massif et sublime objet que Nintendo ai jamais mis dans une collector. on a un livre grand format, de 220 page et avec une finition impressionnante. SI la couverture avait été rigide on aurait eu un sans faute mais un artbook de la qualité de celui fournit vaux à lui seul facile 50 boules donc pour les amoureux d'illustration, de Xenoblade ou de collector de qualité, foncez tant qu'il est encore possible d'en dégotter!!!
johnkaffee
Eagleskylink a écrit:Petite info au passage , j'ai acheté le jeu i a une heure dans un Hypermarché au grand A rouge pour 29 euros , vous voila prévenue ^^ !

J'ai appelé tous les Auchan autour de moi, le prix est le même ( 49€). Comment as-tu fait ?
Azy222
Merci pour ce test. Xenoblade Chronicles X ne m'ayant pas plu pour des raisons similaires, je vais passer mon tour et voir s'ils arrivent, au moins à améliorer le rendu.

p2501 je ne vois pas pourquoi un testeur aurait un point de vue incompatible avec celui d'un joueur. Il a tout simplement de l'esprit critique.
Pour les graphismes, tu cites Chrono Trigger et les "grands JRPG de l'histoire" ou que sais-je (dis plutôt Final Fantasy et Dragon Quest, ça ira plus vite), mais justement ces JRPG maîtrisaient la technique de leur machine. Ce n'est pas parce que c'est du pixel-art que c'est moche. En revanche, si la technique est mal maîtrisée (et ils n'ont pas l'excuse de la nouveauté, étant donné qu'ils ont taffé sur BotW), eh bien ça dégrade l'expérience de jeu.
Quant à l'histoire, attends d'avoir les jeux entre les mains avant de ne plus tarir d'éloges. Personnellement, je me base sur ce que j'ai fait, à savoir Xenoblade Chronicles X, et le pitch de départ pouvait être super s'il n'avait pas été traité avec autant de bêtise et de lourdeur. Là, si les scénaristes et les écrivains sont les mêmes, je ne suis pas sûr de vouloir me retaper les mêmes envolées lyriques vaseuses, le même humour ras-les-pâquerettes et les mêmes kilomètres de dialogue.
Mais je suis bien conscient que c'est mon avis, et suis sûr que tu t'éclateras avec ce jeu ;)
maxbfox
Azy222 a écrit:Merci pour ce test. Xenoblade Chronicles X ne m'ayant pas plu pour des raisons similaires, je vais passer mon tour et voir s'ils arrivent, au moins à améliorer le rendu.


C'est curieux car personnelement je ne reproche pas les mêmes choses à X qu'au 2. Certes ils partagent quelques défauts comme le côté inutilement bavard d'un certains nombre de cinématiques et simples dialogues, mais l'aspect graphique était l'une des qualités majeures de X. Avec des (un seul même !) envirronements gigantesques et une sensastion de liberté jouissive.
Fersen
Donc, Xenoblade 2 est le 3e épisode de la série... On se retrouve dans le même cas que la série des Soul où Soulcalibur 2 est en fait le 3eme épisode. Dans 20 ans, on atteindra peut-être le niveau de Wonder Boy ? :lol:

Azy222 a écrit:Pour les graphismes, tu cites Chrono Trigger et les "grands JRPG de l'histoire" ou que sais-je (dis plutôt Final Fantasy et Dragon Quest, ça ira plus vite), mais justement ces JRPG maîtrisaient la technique de leur machine.

Ce n'est pas forcement vrai. Si Chrono Trigger (avec Final Fantasy 6, Bahamut Lagoon et Seiken Densetsu 3) fait parti des plus beaux jeux de la SNES, il ne faut pas oublier qu'il(s) est (sont) sorti(s) en fin de vie de la SNES. Les développeurs s'étaient déjà fait la main sur d'autres titres et ont pu tirer le maximum de la SNES.
Final Fantasy 4 est du niveau d'un jeu NES ; quant à Dragon Quest 7, s'il est sorti en fin de vie de la PS1, il n'est même pas digne des premiers jeux de cette console. Je ne parle même pas de FF7 qui, contrairement au 8 et au 9, à pris un sale coup de vieux. Mais ça n'empêche nullement ces 3 jeux d'être des classiques du genre.

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16 /20

L'avis de Puissance Nintendo

Après un épisode Wii U qui avait tracé sa propre voie dans un univers SF, la série revient à ses premiers amours, à base de titans et d’environnements oniriques. XC 2 nous embarque dans une grande épopée à travers de multiples continents pour une intrigue haute en couleurs. Le fond de jeu est soutenu par des mécaniques intelligentes et un système de combat plaisant. Dommage que la forme soit un peu en-dessous et souffre de choix artistiques parfois contestables.

Jouabilité
Le didacticiel est long car les fonctionnalités nombreuses. Le joueur a le champ libre pour créer l’équipe et la stratégie qui lui plaisent. Le système de combat a trouvé un très bon équilibre entre technicité, simplicité et lisibilité. On a vite fait de perdre son objectif de vue tant il est agréable de partir à la découverte de cet univers. Mais les quêtes et surtout la carte ne sont pas toujours évidentes à suivre.
Durée de vie
La progression est assez linéaire en début de partie, et c’est seulement après de nombreuses heures que le jeu révèle son plein potentiel. Mais qu’importe, puisque vous savez que vous en aurez au bas mot pour une centaine d’heure à arpenter tous ces titans. L’histoire est longue et prenante, et les à-côtés ne manquent pas.
Graphismes
C’est là que le bât blesse. Même si certains lieux parviennent à retranscrire cette féérie dont était baigné le premier épisode, l’ensemble est globalement plutôt conventionnel. Les environnements ne font pas toujours honneur à la Switch, bien qu’on retrouve cette patte graphique faisant le charme de la série. Les effets spéciaux pleuvent et battent la cadence lors des combats et cinématiques, mais les animations un peu rigides trahissent un manque de maîtrise de la part de Monolith.
Son
Sans doute cette note aurait-elle été meilleure si nous avions pu tester le jeu avec des voix japonaises qui seront sans doute parfois plus en adéquation avec les personnages. Et ce bug légèrement récurrent sur la synchronisation des dialogues durant les cinématiques n’aide pas non plus. Dommage, car s’il s’agissait de noter uniquement composition musicale, elle mérite un 19.
Intérêt
Le scénario est irréprochable, plus le voile se lève sur le monde que nous découvrons et plus il y a de mystères à éclaircir. Malgré le nombre de cinématiques et les nombreuses péripéties de cette aventure, les heures défilent sans nous en rendre compte. Mais la tension a parfois du mal à se maintenir, avec la mise en avant inopportune de certains personnages ou de certaines péripéties.

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