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Fire Emblem Warriors Disponible sur Switch

Test de Fire Emblem Warriors (Switch)

Fire Emblem Warriors : la guerre des genres est déclarée !

Noël approche à grands pas et Nintendo sort l’artillerie lourde ! A une semaine d'Odyssey, voici que débarque le formidable Fire Emblem Warriors, que Max a testé pour notre plus grand plaisir !

Test
Noël approche à grands pas et Nintendo sort l’artillerie lourde. Juste avant le tsunami Super Mario Odyssey puis la suite du vénéré Xenoblade Chronicles, c’est d’abord à la très populaire licence Fire Emblem de venir occuper le terrain. Mais dans une formule inédite pour la série, est-ce que ce spin-off estampillé Warriors parvient à renouveler le genre cadenacé des musô tout en étant à la hauteur de sa réputation tactique ? Voici notre réponse. Précision importante, notre test se base uniquement sur la version Switch. Le contenu est supposé être scrupuleusement le même sur New 3DS, mais nous ne pouvons pas vous apporter de réponses sur la réalisation graphique et la fluidité du jeu sur la portable.

Fire Emblem avant TOUT !

Avant même de juger le jeu sur son gameplay ou son exigence tactique, le premier challenge à relever pour Omega Force et la Team Ninja est de retranscrire l’univers des divers épisodes qu’il mélange. Nul doute que beaucoup de curieux passeront plus probablement à la caisse attirés par l’utilisation du nom Fire Emblem que pour le suffixe Warriors. Un des points cruciaux de ce test est donc de savoir s’il fait honneur à la série.

La réponse est clairement oui ! Les épisodes représentés (à savoir Fates et Awakening sur 3DS et Shadow Dragon le remake DS de l’épisode fondateur) imprègnent l’expérience de jeu à tous les niveaux. On ne peut que regretter que seulement trois épisodes soient représentés. Un second opus est peut-être sans doute déjà dans les tuyaux, allez savoir… On retrouve ainsi les traits de caractères propres à chacun des personnages, leurs points forts et faiblesses, leurs équipements, leurs techniques, leurs classes et même leurs attaques signatures pour ceux pour lesquels elles sont déjà bien définies. Il est d’ailleurs plaisant de retrouver aussi les mouvements de Super Smash Bros 4 pour les personnages qui y sont représentés.

De nombreux éléments tactiques de la série sont également repris dans FEW, déjà détaillés dans nos premières impressions, ce qui constitue un vrai plus dans le monde très fermé des musô. On retrouve aussi les niveaux de relations qui augmentent à force de faire combattre des personnages ensemble. La bonne surprise est que chaque personnage semble pouvoir nouer des relations avec chaque autre personnage, indépendamment de leurs épisodes d’origine. Mais cet aspect est moins approfondi que dans les épisodes tactiques de la série, avec un impact moins important et seulement une phase de dialogue à débloquer pour chaque couple, lorsque la relation est à son maximum (et bien sûr pas de mariage ni d’enfants à la clé).

Fire Emblem Warriors - Bande-annonce de lancement (Nintendo Switch)18/10/2017

Quand il s’agit de se battre, tout le monde s’entend !

Les origines du jeu transpirent à travers la bande son, dont la musique d’ouverture est un énième remix du thème principal de la saga. L’ensemble audio sonne juste, bien aidé par des accointances évidentes entre l’univers Fire Emblem en général et celui des musô : les champs de bataille et les actions héroïques notamment. Au niveau des doublages, une fois de plus il nous a fallu nous satisfaire (ou pas) des voix anglaises, à moins d’accepter de paramétrer notre console elle-même en japonais. Une petite option dans les paramètres du jeu n’aurait pas coûté plus cher nous semble-t-il. Mais on nous annonce une mise à jour du jeu dès sa sortie pour y remédier.
Il avait fallu attendre (et grogner) plusieurs mois pour que ce soit le cas dans Breath of the Wild, au moins Nintendo semble entendre qu’une bonne partie de la communauté préfère la qualité des doublages originaux, quitte à ne pas en comprendre grand-chose. Mais le jeu est entièrement traduit et sous-titré en français évidemment.

« Comme un ouragan… »

Si le respect de l’univers et l’aspect tactique sont assurés, qu’en est-il du gameplay bourrin et jouissif si particulier aux musô ? Il va bien, merci pour lui. Non content de mêler les genres avec brio, FEW se paie même le luxe de s’imposer comme l’un des meilleurs musô à ce jour. Bien aidé par tout son héritage tactique qui rajoute de la finesse à un genre qui en manque souvent, le confort de jeu franchi également un palier.

L’évolution la plus nette concerne la possibilité d’alterner à sa guise entre quatre personnages sur la bataille et de pouvoir donner des ordres spécifiques à huit personnages au maximum (les quatre contrôlables et quatre autres au choix qui vont également gagner des niveaux pendant la mission). Mais comment faisait-on avant ? Revenir sur Hyrule Warriors nous semble maintenant tellement dépassé après quelques dizaines d’heures sur FEW.
L’autre gros chantier concerne sa réalisation. Le jeu propose deux possibilités d’affichage, pour privilégier soit la qualité soit la performance. Même en privilégiant le visuel (meilleur résolution au détriment du framerate), le jeu ne saccade que très rarement malgré les dizaines de personnages et effets spéciaux à l’écran, mais rien qui n’entache le confort de jeu ou nous empêche de réaliser le combo escompté. Le sentiment de puissance est réel. Chaque personnage dispose d’enchaînements et d’attaques spéciales bien spécifiques qui en mettent plein les yeux et font voler les ennemis par paquets de cinquante. Et la plupart disposent également d’une jauge liée à une mécanique qui lui est propre.

Prenons l’exemple des chevaliers pégases qui peuvent utiliser cette jauge pour propulser leur cible dans les airs afin de mieux la rosser. En preview nous évoquions un risque de lassitude sur la durée des cut scene au déclenchement des attaques spéciales. Finalement le mal n’est pas si profond, et on prend tout de même plaisir à en user face au premier ennemi qui nous prendrait plus de dix secondes à occire. Mais certaines sont tout de même un peu longuettes, il aurait été judicieux de rajouter une forme de QTE dans ces moments-là pour y rajouter de l’intérêt.

Oncle Marth recrute : « We need you !»

Avec des contrôles plutôt simples, le jeu est à la fois fluide et accessible, avec un goût reviens-y à base de level up à outrance et de farm de matériaux. De plus, nous retrouvons le système de sauvegarde temporaire permettant d’interrompre une bataille pour la reprendre plus tard. Si l’objectif n’est pas forcément de proposer un jeu difficile (il suffit de faire des missions à son niveau), les joueurs en mal de challenge pourront toujours trouver un défi à leur taille en brûlant les étapes sans tenir compte des recommandations de niveau des personnages.
Mais le débutant matraqueur de boutons pourra largement se tailler un sillon au milieu des nuées d’ennemis. Le jeu reste plutôt permissif, le fait de pouvoir ressusciter des personnages tombés au combat en est un bon exemple. Heureusement, le coup très onéreux de la manip ne gâche pas l’intérêt de prendre soin de ses fiers guerriers. Dans le même ordre d’idée, un allié en difficulté tiendra suffisamment longtemps pour que vous lui portiez secours, souvent même plus longtemps que si vous en aviez eu vous-même le contrôle. Non seulement FEW est un bon musô pour les habitués du genre, mais il est aussi parfaitement adapté aux néophytes.

Une histoire multiverselle...

Nous aurions préféré ne pas en parler, mais comme nous sommes rémunérés au paragraphe vous n’y échapperez pas, héhé (humour nohrien). Une fois de plus il est question de multivers dans Warriors. Alors ceux-là quand ils ont fait leur apparition pour la première fois, sur Awakening, nous étions ravis d’y voir un prétexte à récupérer en spotpass des dizaines de personnages issus de toute la saga Fire Emblem. Puis ils sont réapparus sur nos smartphones avec Heroes pour être au cœur de la mécanique d’invocation, jusque-là on ne pouvait trop rien dire.

Mais alors-là, même en admettant que ça reste un bon moyen de justifier la présence des héros de trois univers différents (et encore, on peut considérer que Shadow Dragon et Awakening sont du même univers, à des époques différentes), on se moque de nous ! Le scénario est aussi creux qu’un macaroni trop cuit, où plus de la moitié de la trame principale se résume à réunir les personnages issus de ces univers parallèles. Le tout est complété par une intrigue aussi réchauffée que succincte sur une fratrie royale menacée par un ennemi lui-même possédé par le dragon de la destruction, qui ne peut être vaincu que par… je vous le donne en mille… Et voilà la parodie parfaite de la dernière décennie scénaristique des Fire Emblem.
Il y a des limites à l’autodérision, c’est drôle quand c’est tourné en ridicule par la communauté du web, mais se moquer aussi ostensiblement de ses propres jeux c’est à la limite du masochisme. Heureusement que les nombreux clins d’œil aux trois épisodes incorporés relèvent l’intérêt, et que le tout est très bien soutenu pars des cinématiques de qualité. Mais pour le coup, on est bien en-dessous de l’intérêt historique de revisiter l’histoire médiévale du Japon comme on en a l’habitude avec les musô. Même Hyrule Warriors se classe facilement au-dessus d’un point de vue scénaristique.

Variété chronique !

Mais heureusement, qui dit mode principal dit aussi modes annexes. Pour le coup le pluriel est de trop puisqu’il n’y en a qu’un seul, mais il est au moins aussi intéressant que le premier. Ce mode, nommé Chroniques, propose différentes cartes représentant les moments clés des scénarios des épisodes précédents. Par exemple une carte reprend le chapitre 5 de Fates, celui où Corrin doit choisir quel camp rejoindre entre Nohr et Hoshido. La situation est remise dans son contexte par les différents dialogues des unités présentes, permettant à ceux qui ne sont pas familiers avec l’épisode d’en comprendre les enjeux.

Chaque unité représente une bataille à mener, avec ses objectifs, sa difficulté et ses récompenses. Certaines victoires déclenchent des réactions sur la carte comme l’arrivée de renforts ennemis ou l’ouverture d’un passage. Là où le mode principal sert surtout de mise en bouche et de moyen de rapidement débloquer la vingtaine de personnages dont on nous avait déjà révélé la présence, ce deuxième mode constitue un plus gros challenge avec une liste de missions qui ne cesse de gonfler et des objectifs toujours plus poussés.
Notre première réaction a été de regretter le mode Aventure de Hyrule Warriors, mais nous avions préféré de pas l’évoquer dans la preview sans avoir conforté notre opinion. Grand bien nous en a pris car sur la longueur nous avons largement de quoi rivaliser dans FEW, avec des cartes certes plus petites, mais assez nombreuses et qui n’en finissent plus de rajouter du challenge au fur et à mesure qu’on avance. Alors certes il n’y a donc que deux modes de jeu en tout et pour tout, mais largement de quoi s’occuper au-delà de la centaine d’heures, même en concentrant nos efforts sur la montée en niveau de quelques personnages seulement.

De plus, la répétitivité qu’on craint toujours avec ce style de jeu est bien atténuée. Déjà de base les objectifs des missions sont variés, mais surtout à l’intérieur même d’une mission de multiples objectifs secondaires apparaissent au milieu de l’action. Sans compter ceux fixés par Anna pour reconstituer des puzzles débloquant du contenu supplémentaire, les restrictions de personnages ou autres imposés à certaines mission, la carotte du contenu supplémentaire alléchant mais distillé parcimonieusement, et surtout l’irrépressible envie de gagner des niveaux encore et toujours, et de récupérer des matériaux pour améliorer son perso pour relever des challenges toujours plus difficiles…

Malgré tout, tous les types de missions ne se valent pas. Les quelques combats en arènes sont absolument inintéressants, réunissant tout ce qu’on ne veut plus voir dans un musô en 2017 : du bourrinage bête et méchant, un environnement vide à en pleurer et des ennemis en mode « sac à PV » mettant de très longues minutes à tomber. C’est de l’ordre du détail, mais s’il-vous-plait, mesdames et messieurs les développeurs, arrêtez avec ça.

Brothers in arms...

Rappelons que l’ensemble du titre est jouable en coopération à deux joueurs, en local uniquement. Le hardware de la Switch impose que les deux joueurs jouent forcément sur le même écran, en écran splitté donc, ce qui peut poser quelques soucis de lisibilité en mode nomade.
Sur le téléviseur ce n’est pas vraiment un problème, à condition tout de même de paramétrer l’affichage en mode Performance pour éviter des clippings vraiment trop présents. Et même ainsi, il arrive que notre cible disparaisse de l’écran durant quelques secondes. L’expérience de jeu n’en est pas gravement entachée, et la fluidité est sauve, mais quand même. Quoi qu’il en soit, le jeu en duo est vraiment intéressant. Un vrai sentiment de coopération s’en dégage, avec des personnages qui ont chacun leurs forces et faiblesses, et des objectifs à relever aux quatre coins de la carte qu’on peut ainsi se répartir, tout en se regroupant lorsque nécessaire pour se soigner, se tartiner un boss bien pugnace ou simplement rusher un objectif lorsque le temps presse.

Que ce soit pour le confort de jeu en solo ou l’esprit de coopération en binôme, le jeu nous semble aussi intéressant dans les deux cas, sachant qu’être deux est quand même bien pratique pour surmonter certaines difficultés solitaires.
17/20
Fire Emblem Warriors est un excellent jeu. Il se positionne clairement tout en haut du panier des musô, mais pas seulement. Cette adaptation est parfaitement digne de s’appeler Fire Emblem, la dimension tactique et le respect de l’univers étant les gros points forts du jeu. Que ce soit au niveau du contenu, de la durée de vie, de la réalisation ou de la fluidité, FEW n’a pas grand-chose à se reprocher non plus. Cela dit, le jeu aurait pu faire encore un petit peu mieux avec une interface plus soignée et un vrai scénario, calamiteux mais secondaire heureusement. Cet épisode profite du gros défrichage opéré par Hyrule Warriors pour gommer encore d’avantage les quelques défauts inhérents au genre. Des cut scenes un peu moins intrusives et l’abandon des combats d’arènes en auraient sans doute fait le musô parfait.

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Jaxom
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17 /20

L'avis de Puissance Nintendo

En améliorant l’excellente recette qui avait fait d’Hyrule Warriors un beau succès, Nintendo et Koei Tecmo enfoncent le clou avec cette adaptation dans l’univers de Fire Emblem. Ce spin-off plaira autant aux amoureux de la série par son adaptation fidèle, qu’aux vétérans de musô pour sa richesse et sa technique. Et l’aspect tactique judicieusement mis au service du gameplay finira de mettre tout le monde d’accord. Quelques petits errements viennent gâcher ce tableau presque parfait, à condition de ne pas être réfractaire au genre musô si particulier.

Jouabilité
La prise en main est simple à souhait. Les combos s’enchaînent avec une facilité déconcertante, « c’est moi qui ai fait ça ? », sans pour autant que la victoire se joue uniquement à la force du pouce. L’aspect tactique n’est pas en reste et toutes les informations nécessaires à la prise de décision sont facilement accessibles, même dans le feu de l’action. Vous pourrez inviter un ami le temps d’une partie sans avoir besoin de lui refaire faire les premiers niveaux pour se faire la main.
Durée de vie
Même quand il n’y en a plus, il y en a encore ! Entre le mode principal à boucler dans plusieurs niveaux de difficulté, le mode Chroniques qui semble ne jamais finir, les dizaines de personnages à débloquer et surtout monter de niveau et améliorer via des insignes et des armes elles aussi améliorables. Pfff, vivement les vacances.
Graphismes
Non seulement les cinématiques sont réussies, mais même dans l’action les joutes sont agréablement soutenues par une réalisation au poil et d’une fluidité plus qu’honnête. Avec la possibilité de sacrifier un peu de framerate pour une fluidité optimale, pour un enrobage qui reste tout de même très flatteur. A deux joueurs le clipping fait parfois son apparition. Le look de l’interface aurait dû être plus travaillé.
Son
On nous a promis les doublages japonais d’ici la sortie du jeu, on ne va donc pas leur en tenir rigueur. Au-delà de cette légère bévue linguistique, l’ensemble résonne bien. Les thèmes de Fire Emblem s’intègrent parfaitement à l’ambiance musô, comme on pouvait s’y attendre. Enormément de dialogues sont doublés, et les armes qui s’entrechoquent tintent sur le champ de bataille. Rien d’épique cela dit.
Intérêt
Du moment qu’on apprécie ce type de jeu, on ne peut qu’adhérer. La montée en puissance de notre troupe est grisante, et la liste de choses à faire et à débloquer longue comme le bras nous motive bien. Un gros travail a été fait pour limiter au maximum la redondance de l’action, avec des objectifs aussi variés que possible.

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