Mini-test de Safecracker (NDS)
Ces derniers temps la DS accumule les portages de vieux Point & Click issus du PC. Plus souvent pour le pire que le meilleur d'ailleurs. Safecracker, lui, n'est pas aussi vieux qu'on aurait pu le craindre et n'accuse 'que' 3 ans et demi d'âge. Ce jouvenceau pourra-t-il donc vous séduire ?
Une transposition réussie mais non sans douleur
Assez proche de Sherlock Holmes, récemment testé dans ces colonnes, Safecracker est un casse-tête à l'ancienne, comme Myst pour les plus vieux d'entre vous qui nous lisent. On se balade ici dans la demeure d'un milliardaire décédé il y a peu. Enfin balader est un bien grand mot puisque le jeu se compose d'écran fixes et qu'on se déplace d'une pièce à l'autre à l'aide de flèches figurant en bas de l'écran.Les développeurs ont cependant eu le bon goût d'ajouter un plan ce qui fait qu'on ne s'égare pas facilement. Le tout demeure cependant très très austère, d'autant que les décors en haute résolution ont logiquement souffert de leur passage sur le petit écran de faible résolution de la DS. Ca pixellise donc beaucoup, c'est parfois trop sombre, et il est beaucoup moins évident de repérer les endroits méritant votre attention que sur l'écran 22' de votre PC.
Heureusement que la maniabilité est plutôt réussie et assez ergonomique grâce à l'écran tactile. La musique de fond est plutôt sympathique et bien adaptée, mais tourne très vite en boucle...Au moins le jeu ne fait-il pas l'impasse sur une musique, certains jeux d'aventure nous avaient habitué à plus de sobriété en la matière.
Hélas, on ne rencontrera pas âme qui vive, et l'absence totale de scénario (à part une vague histoire de testament) n'aide pas beaucoup le jeu à se démarquer de la concurrence.
Des coffres carrément costauds
Vu le nom du jeu, vous vous en seriez douté, on passera son temps à tenter d'ouvrir des coffres fort. En fait, on ne fera que ça ! Chacun d'eux obéit à un mécanisme propre, et un mécanisme qui vous fera bien souvent vous arracher les cheveux. En effet, la difficulté est plutôt relevée et c'est dans un sens heureux puisque cela viendra compenser le faible nombre d'énigmes : 35 coffres fort seulement sont à forcer. Vous n'aurez aucune indication pour vous aider à comprendre la méthode résolution de l'énigme, à vous de vous creuser les méninges !Parfois, il vous faudra préalablement avoir découvert des objets dissimulés dans le manoir. Sauf que vous ne saurez pas forcément qu'il vous manque un de ces prérequis ! Rageant quand vous vous en apercevez après coup ! Les casse-tête sont en tout cas relativement variés, avec des blocs à déplacer, ou des énigmes à base de chiffres. Dommage qu'on ne trouve pas un système d'aide qui permette de débloquer la situation quand on sèche depuis trop longtemps.
La durée de vie avoisinera la dizaine d'heures selon votre niveau, mais la rejouabilité est quasi-nulle malgré l'existence d'un mode 'time attack' vous proposant de refaire les énigmes en un minimum de temps.
Dommage que l'ambiance de Safecracker n'ait pas été plus soignée. En l'absence de scénario et de réel univers, Safecracker est une succession froide, solitaire, et austère d'énigmes de bonne qualité. Impossible d'éviter la comparaison avec le Professeur Layton, bien plus ludique et typé. Le seul point sur lequel Safacracker tire son épingle du jeu, c'est la difficulté des énigmes qui ravira les plus gros QI. Ceux-là peuvent donc se laisser tenter !


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