C. Création du Département Jeux

Tout cela nous amène
en 1969 : le
département Jeux est créé.
Hiroshiro Imanishi en prend la tête, bientôt rejoint par
Gunpei Yokoi jusqu'alors responsable de la maintenance de la chaîne de montage des cartes. Le premier jouet que le duo choisira sera l'
Ultra Main, qui se vendra à
1.2 millions d'exemplaires en 1970 ! C'est Gunpei qui a créé ce jeu, il sera dès lors payé pour inventer, Yamauchi se contentant de trier parmi celles-ci celles qui ont un réel potentiel commercial.
Plusieurs jouets seront au fil des ans commercialisés par Nintendo : l'
Ultra machine (qui lance des balles), l'Ultra Scope (un jouet qui permet aux enfants de tout espionner ce qui est hors de leur portée grâce à ce "périscope-like" !). Un autre succès de Nintendo sera le
Testeur d'Amour.
L'électronique vient de frapper Nintendo en pleine tête : le choc est irrémédiable :
Sharp envoie au siège de la société un certain
Uemura pour lui vendre des photopiles. Non seulement Nintendo va en acheter, mais elle va en plus débaucher Uemura de Sharp et l'embaucher pour concevoir des jeux avec les photopiles concues par Sharp. La question obsède tout le monde, mais un applicatif ne tarde pas à tomber :
un jeu de tir. Malgré son prix élevé de 30 dollars, le jeu se vend à
plus d'un million d'exemplaires !
Nintendo grandit encore, comme en témoignent son entrée sur le premier marché d'Osaka et son expansion géographique (sur 3 immeubles).
En 1973, un stand de tir fait encore appel au système des photopiles. Même si la demo faite devant la télévision a failli tourner à la catastrophe, le jeu remporte un franc succès.
Mais 1973, c'est aussi la crise pétrolière. Les stands de tir, dont la conception est onéreuse et l'entretien indispensable, sont désertés. Nintendo se retrouve ainsi au
bord de la faillite, et traverse ainsi une période noire sur laquelle on dispose de peu d'informations. Toutefois, on peut raisonnablement conclure que Nintendo a survécu grâce aux profits accunulés pendant les deux décennies précédantes, en espérant que l'orage dû à la crise pétrolière n'était que passager...