Dossier

Nintendo : "L'ennemi, c'est le monde de la finance !"

Non, il ne s'agit pas d'un message du PS à l'approche des élections, mais de ce que doit penser Satoru Iwata en ce moment même !

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Le pouvoir appartient à ceux qui peuvent par leurs déclarations changer le cours des choses : on a longtemps cru que c'était là l'apanage de nos Présidents, mais la crise de la dette nous a fait soudain prendre conscience qu'en fait, les vrais détenteurs du pouvoir étaient plutôt des banquiers, des fonds d'investissement, voire comme on a pu le constater récemment les agences de notation.

Nintendo sur mobile : "moi vivant, jamais !" (S. Iwata)

Cette sympathique introduction a pour but d'illustrer l'attaque dont vient d'être victime Nintendo de la part d'un de ces fameux fonds d'investissement, Macquarie Capital Securities. Un analyste de ce fond, david Gibson, a expliqué pourquoi sa société avait décidé de rabaisser le conseil sur l'action Nintendo à "sous-performance".

David Gibson a bien entendu une petite idée derrière la tête, une petite idée qui revient à chaque fois que Nintendo rencontre ses investisseurs au gré d'une présentation de résultats : Nintendo devrait proposer ses jeux sur téléphone mobile. Interviewé par Gamesindustry, l'analyste explique que selon lui, l'action de Nintendo ne devrait pas dépasser les 10 000 Yen, "mais si Nintendo se lançait sur iOS et sur Android avec des jeux, nous pensons que l'action pourrait valoir plus de 20 000 Yen, mais selon nous cela ne va pas se produire".
Il est vrai qu'inlassablement, Satoru Iwata n'hésite pas à répondre aux questions qui invitent Nintendo à se lancer sur mobile. Ce sont certainement ces mêmes questions qui ont incité Sega à quitter le marché des consoles pour se lancer dans l'édition de jeux vidéo, avec plus ou moins de bonheur comme la récente restructuration de l'entreprise le prouve.

La Wii U n'est plus aussi sexy qu'elle le fut

Pour M. Gibson, il faut fuir l'action Nintendo comme la peste, au moins jusqu'à l'E3, quand on aura une meilleure vue sur les futurs produits de la société, à commencer par la Wii U. Pour l'heure, la compétitivité de la Wii U en a pris un coup, estime-t-il, et ce pour plusieurs raisons.

On a pu évoquer dans notre précédent dossier que la puissance de la console faisait actuellement débat : suffisamment puissante pour les uns, loin de l'être assez pour les autres, le fait est qu'on ne sait pas vraiment quelle sera la puissance effective de la machine. De récents commentaires - anonymes, indiquent que Nintendo pourrait opter pour une puissance moindre, afin de rester abordable financièrement. Avec un processeur graphique moins puissant que des consoles comme la PS3 ou la XBox 360, Nintendo va avoir du mal à convaincre les joueurs passionnés que la Wii U est la machine qu'il leur faut : un public sceptique face aux soit-disant innovations telles qu'une manette dotée d'un écran tactile.
David Gibson indique qu'en plus, les premiers jeux d'éditeurs-tiers seront avant-tout des portages de jeux existant sur les autres consoles, tandis que si la Wii a pu profiter de Wii Sports pour asseoir sa popularité, le facteur découverte ne sera absolument pas au rendez-vous avec la Wii U, parce que les joueurs sont désormais habitués à la détection de mouvements, et que la tablette est désormais bien intégrée dans de nombreux foyers.

On a parfois évoqué le fait que pour certains, Apple est une menace pour Nintendo en particulier et les vendeurs de consoles de jeux vidéo en général : selon David Gibson, l'iPad est un vrai cheval de Troye pour Apple qui, avec son système d'exploitation, pourrait bien devenir un joueur à ne plus ignorer sur le marché des jeux vidéo : la puissance du GPU de l'iPad 3 et son retina display en font un sérieux concurrent de la Wii U et de sa tablette dont l'écran, lui, n'a rien d'extraordinaire. Si Apple venait à doter son iPad d'une manette, la firme disposerait alors de tous les ingrédients pour devenir un acteur de choix, en raison du grand nombre d'applications disponibles sur iOS : 96% des gens aiment jouer de chez eux, indique un sondage McoSpace, ce qui veut dire qu'avec un peu d'imagination, Apple pourrait proposer une expérience au travers de ses appareils que Nintendo ne pourrait absolument pas égaler.
Enfin, David Gibson estime que la Wii U a relativement peu de temps pour s'imposer : un an après, la PS4 et la nouvelle XBox arriveront certainement sur le marché. Les sorties de ces deux consoles, au sujet desquelles tout reste à dire à l'heure actuelle, pourraient bien sonner le glas de la Wii U, surtout si les joueurs s'en désintéressent au profit de ces toutes nouvelles consoles. David Gibson indique que selon ses informations, Activision ne soutient absolument pas la Wii U, et de fait la Wii U va encore passer à côté du phénomène Call of Duty, ainsi que Konami qui d'après lui va se contenter du minimum syndical.

La Wii U est-elle déjà en danger ?

La sortie d'une nouvelle console est toujours l'occasion de doutes, surtout quand la société se doit de garder le secret afin de maximiser l'impact d'une future présentation : la Wii U sera sans doute aucun la star du prochain E3, avec les jeux qui accompagneront la machine à sa sortie. Le timing ne joue toutefois pas en faveur de Nintendo, qui en retardant en 2009 la sortie d'une Wii HD, a pris le risque de rester le derrière entre deux chaises, au moment même où ses concurrents osaient plagier la WiiMote en offrant leur propre solution de détection de mouvement : perdre un tel avantage concurrentiel, alors que visuellement on ne pourra jamais voir mieux sur la console, n'est pas un bon hasard sur le calendrier.

La sortie de la Wii U, un an avant les prochaines générations de Microsoft et Sony, est un vrai risque pour Nintendo, mais il ne peut pas y avoir de succès sans un minimum de prise de risque. Rappelons-nous qu'en 2006, on se demandait quand même si la Wii allait réussir à percer auprès du grand public : la question mérite d'être posée en 2012 avec la sortie de la Wii U, et ce d'autant plus que nous ne savons pas comment réagira le grand public à la présence d'une manette dotée d'un écran tactile, une sorte de tablette avec des boutons qui semblera de suite plus complexe à maîtriser que la WiiMote en son temps.
Evolution de l'action Nintendo au 5 avril 2012
Le fait que la concurrence prépare elle aussi ses nouvelles machines est également un problème : les joueurs ne vont-ils pas préférer ignorer la Wii U et tout simplement attendre quelques mois pour voir ce que la concurrence a justement à leur offrir ? On sait que Microsoft et Sony ne font généralement pas dans le minimalisme, même si ce choix a en général une fâcheuse tendance à peser très lourd dans le prix de vente final d'une machine. Pour convaincre, la Wii U devra donc être positionnée pour ce qu'elle vaut et non pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une machine aux composants éprouvés, donc bon marché, dans un contexte de guerre technologique entre les deux autres fabricants du secteur. Inutile de dire qu'il n'est pas facile de trouver sa place, dans une telle configuration.

Nintendo restera toujours Nintendo !

Terminons ce dossier avec une note d'optimisme : Nintendo commet certes des erreurs (comme le prix de vente de la 3DS qui l'a lourdement handicapé durant ses premiers mois d'existence), n'est pas toujours en mesure de livrer des jeux de façon régulière (combien de traversées du désert en termes de jeux depuis 2006, que ce soit sur Wii comme sur DS puis sur 3DS ?), et ne semble pas vouloir écouter le marché qui lui chante aux oreilles ô combien le monde du jeu vidéo sur mobile est merveilleux.

Mais s'aventurer sur le marché du mobile aura deux effets, l'un à court-terme, très bénéfique, et l'autre à long-terme, tout simplement désastreux. Dans un premier temps, la sortie de jeux Nintendo sur appareils nomades comme l'iPhone, l'iPad ou les tablettes sous Android serait très certainement l'occasion pour Nintendo de vendre des jeux par millions. Ces millions de téléchargements se traduiront par des dizaines de millions de dollars qui feront un bien fou au bilan annuel de Nintendo, et par là-même fera le plus grand plaisir aux investisseurs comme David Gibson, qui pourront revendre les actions achetées ces dernières semaines pour une bouchée de pain, car le succès commercial crée le succès boursier, on l'a vu avec la Wii entre 2006 et 2009.
Et soudain, tout ce petit monde va prendre conscience qu'en sortant ses jeux sur mobiles, Nintendo a en fait tué la poule aux oeufs d'or : pourquoi acheter une Wii U ou une 3DS puisque désormais, il serait possible de trouver les mêmes jeux sur d'autres appareils ? Les investisseurs, fous de rage que Nintendo ait fait ce choix stupide, sanctionneraient alors la firme en enverraient son titre au tapis, et nous nous retrouverions d'ici deux ans avec des commentaires semblables à ceux que l'on peut lire aujourd'hui au sujet de la 3DS et de la Wii U, sans pour autant proposer de nouvelle solution, cette fois, pour redorer l'action en bourse, condamnée à évoluer en fonction performances de ses jeux sur iOS et Android. Quel scénario !

Un peu réducteur, forcément, ce scénario n'en est pas moins plausible : les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, et si Nintendo se décidait à renoncer au hardware pour s'orienter vers la seule édition de jeux vidéo, il ne fait aucun doute que l'éditeur serait confronté aux mêmes difficultés que Sega aujourd'hui, dix ans après avoir renoncé à la fabrication de consoles.

Rester maître de son destin

David Gibson est un malin : en annonçant l'enfer pour Nintendo et sa console, il aimerait qu'une dynamique se crée et oblige Nintendo, par le jeu de la spéculation contre son action, à s'orienter vers le développement sur mobile. On se souvient du gain en bourse de l'action lorsque The Pokemon Company a annoncé la sortie d'une petite application sur téléphone. Nintendo avec ses consoles est un peu comme tous ces pays d'Europe avec leur dette : certains aimeraient bien croire que leur avenir ne leur appartient plus.

Et pourtant, on sait Nintendo capable de prendre en main son destin sans devoir rendre de compte à personne… ou presque, car nous connaissons un vieux monsieur de 83 ans qui voilà bientôt 10 ans, confiait la présidence de son entreprise à un jeu cadre dynamique : Hiroshi Yamauchi, qui en 2008 possédait encore 10% du capital de Nintendo - ce qui accessoirement faisait de lui la seconde personne la plus riche du Japon en 2009 (il était 14e en 2006 et est retombé en 11e position cette année avec une fortune estimée à 2,7 milliards de dollars). Une société qui a su se construire toute seule, avec ses succès et ses échecs, ne saurait craquer sous la menace d'investisseurs, quels qu'ils soient, quelle que soit la valeur du fonds qu'ils gèrent !
Voilà plusieurs mois que les investisseurs essaient de convaincre Nintendo qu'il faut changer de stratégie : nous avons eu l'occasion de traiter sur PN des conséquences que cela aurait pour l'écosystème Nintendo, dans lequel une console se vend avant tout parce qu'on y trouve des jeux uniques disponibles nulle part ailleurs. Les nouvelles façons de jouer imaginées par Nintendo servent avant tout son propre intérêt : les joueurs ne se sont pas vraiment intéressés à la 3DS avant que ne sortent Super Mario 3D Land et Mario Kart 7. Le jeu fait vendre le hardware, et c'est précisément la raison pour laquelle Nintendo entend continuer ainsi à créer de nouveaux jeux auxquels nous ne pourrons jouer que sur consoles Nintendo.
David Gibson pense comme d'autres d'investisseurs que le monde est à sa merci. Fort heureusement, il n'en est rien. Mais ce qui est vrai pour Nintendo aujourd'hui - notamment grâce à ses impressionnantes réserves de cash qui la préservent de toute menace, ne l'est pas pour d'autres sociétés, voire même des Etats, qui doivent plier face aux exigences du marché. A se comporter comme des chiens, le monde de la finance n'en est désormais plus rendue qu'à finir de ronger son os avant de passer au prochain. En s'attaquant à Nintendo, les marchés se doutent bien qu'ils vont tomber sur un os, et ils auront semble-t-il beaucoup de mal à faire plier Big N conscient du destin qui est le sien dans le secteur des consoles de jeux vidéo.

Commentaires sur l'article

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DidiPlays
Bravo j'adore cet article!
Juste qu'il est possible d'ajouter d'autres scénarios : nintendo proposant d'autres type de jeux sur les téléphones et tablettes qui ne viendrait pas cannibaliser les jeux first party sur leurs propres consoles (exemple : au lieu de proposer un jeu eshop de vendant à 300 000 téléchargements si il le portait sur smartphone peut être que cela leur permettrai de générer du cash et de faire grimper leur action / comme le jeu Dilleon par exemple)
Xavier
DidiPlays a écrit:Bravo j'adore cet article!

Merci :)

DidiPlays a écrit:Juste qu'il est possible d'ajouter d'autres scénarios : nintendo proposant d'autres type de jeux sur les téléphones et tablettes qui ne viendrait pas cannibaliser les jeux first party sur leurs propres consoles (exemple : au lieu de proposer un jeu eshop de vendant à 300 000 téléchargements si il le portait sur smartphone peut être que cela leur permettrai de générer du cash et de faire grimper leur action / comme le jeu Dilleon par exemple)


C'est en effet un scénario que j'aurais pu aborder mais je n'y ai pas pensé plus que ça. A vrai dire, j'ai peur qu'en procédant ainsi, Nintendo dilue son talent sur une multitude de projets et que de ce fait, pour vraiment profiter d'un Mario, il faudrait jouer à tous pour les éléments qu'on aurait trouver ici, là ou ailleurs en fonction des supports et qui sont chacun de superbes idées.

Ravi que l'article t'ait plu, ça nous change des dates de sortie japonaises et des images de Dragon Quest :p

Xavier
sho972
Moi je salut quant même le courage d'iwata, de ne pas ce faire bouffé par la pieuvre des marchés financiers. il aurait très bien pu baissé son froc et dire à ses développeurs de faire des mario kart sur IOS et android, ce qui aurais inévitablement mis fin à la production hardware de nintendo. L'exemple de la 3Ds montre que c'est faisable, ya toujours un marché pour les consoles mobiles. Après faut proposer un contenu, différent, unique, innovant et bon marché. la formule, prix / exclusivité au niveau de l'expérience fait toujours recette quel que soit la génération et le marché.

Je pense que fermé complètement la porte au support IoS et android n'es pas une solution non plus, faire des applications pour gérer ton eshop, ton profil ect .. Serais pas mal. EX : sur ton smarphone tu te connectes sur ton eshop et tu achètes un jeu pour ta 3ds et ta wii u et hop tout est déjà installé quant t'arrive chez toi...

Concernant le support de salon, faut pas oublier que apple est comme nintendo, eux aussi ce sont des assembleurs de hardware (ex sur le nouvel ipad, l'écran est réalisé par leur plus grand ennemi "samsung"). Ce qui fera la différence c'est celui qui saura le mieux exploité le hadware pour créer de l'innovation qui est vecteur d'achat. Pour vendre, il faut innover à tout prix et c'est en ce sens que ses 2 firmes se ressemblent.
sakuragi
C'est un peu naïf tout ça surtout la conclusion !

Si demain les investisseurs veulent vraiment mettre la pression à Nintendo, Iwata n'y pourra rien et dégagera tout simplement faut bien comprendre que le cash de Nintendo n'est absolument rien en comparaison de sa cotation boursière.

Si la WIIU ne fait pas les objectifs, alors Nintendo sera sur les plateformes ios si et seulement si les actionnaires le décide, faut bien comprendre que la spéculation est oui mauvaise et néfaste mais que malheureusement par faute de résultat elle fait souvent la loi.

Je pense toujours que Nintendo devrais arrêter le hardware est ne faire que du soft car leur R&D n'en est pas vraiment un, juste une équipe d'assembleur de technologie qui ne leur appartient pas et la politique du hardware lowcost vendu au prix fort est une insulte envers leur fans.
Musimon
Je partage totalement l'avis du rédacteur. Que reste-t-il de Sega aujourd'hui après que l'entreprise soit passé à la moulinette du "marché"? Rien. Un sonic 4 saucissonné, des remakes fautes de pouvoir faire des suites de qualité, une innovation limité à quelques exceptions.

Si Nintendo se diversifie en dehors d'hardware propriétaire, Nintendo est mort. Du moins son image.
Zodd
Très bon article !
Il illustre bien le piège dans lequel notre société s'est elle-même enfoncée : la spéculation en bourse est un formidable moyen de gagner de l'argent sans bouger son petit doigt, à condition d'avoir à la base un capital énorme.
En plaçant ses billes sur telle ou telle entreprise et en les retirant quand il faut, une fortune peut grossir toute seule. Et c'est bien ce que veulent faire des compagnies comme Macquarie : comme dit dans le dossier, en forçant Nintendo a faire du jeu mobile, elle espère bien voir l'action décoller rapidement, tout ça dans le but de la revendre ensuite à prix fort, avant qu'elle ne se casse la gueule (et là où c'est vicieux c'est que c'est justement le fait de vendre ses actions qui va faire chuter leur valeur en bourse).

Là où s'est inquiétant c'est que ces gens là ont un vrai pouvoir et que, dès que Nintendo ira mal, ils y planteront leurs crocs pour l'achever. Plutôt ironique quand on sait que l'investissement a d'abord été inventé pour soutenir des entreprises...

Il faut qu'Iwata tienne bon et continue à maintenir Nintendo sur les rails du jeux video comme on l'aime.
D'ailleurs je serai très curieux de savoir comment est réparti l'action de Nintendo (je pensais par exemple que Yamauchi détenait bien plus que 10%).
Est-ce qu'un petit dossier là-dessus serait envisageable ? :D
Eleglin
Musimon a écrit:Je partage totalement l'avis du rédacteur. Que reste-t-il de Sega aujourd'hui après que l'entreprise soit passé à la moulinette du "marché"? Rien. Un sonic 4 saucissonné, des remakes fautes de pouvoir faire des suites de qualité, une innovation limité à quelques exceptions.

Si Nintendo se diversifie en dehors d'hardware propriétaire, Nintendo est mort. Du moins son image.

Il me semble que Sega n'avait pas attendu la mort de la Dreamcast pour sortir des Sonic pourraves. :@
Wido
Si Nintendo voulait se libérer de la "menace" des spéculateurs, ne leur suffirait-il pas de racheter leurs actions ?
Je trouve que cet article va un peu trop dans le sens classique aujourd'hui du "taper sur les méchants marchés financiers". Je ne nie pas les phénomènes de spéculation ni ceux d'effets pervers; mais je pense que ces "vils" financiers tant haïs posent parfois, même involontairement, de bonnes questions.

Je ne sais pas si la diversification du support tuerait Nintendo, mais je pense qu'il ne faut pas jeter cette option de façon trop absolue. Personnellement, j'ai été fan des consoles Nintendo. Seulement, je me suis vraiment transformé en ce que l'on appelle un casual, très clairement. J'ai une Wii, une DS tank (c'est vous dire) mais je ne pense pas acquérir de console la prochaine fois. Je ne joue que de façon occasionnelle sur mon pc et sur mon téléphone. Le prochain jeu que je compte m'acheter (et ça fait presque deux ans que je n'en ai plus acheté), c'est Rayman origins sur PC; non pas Zelda Skyward Sword ni je-ne-sais quel autre jeu sur Wii ou 3ds (vu que je n'ai pas cette console et ne compte même pas l'avoir). Par contre, qu'on me propose un Zelda/Mario sur mon téléphone, j'achète volontiers. Je ne sais pas si je fais partie d'une minorité ou d'une majorité. Ce que je sais par contre, c'est que si Nintendo veut de mon argent, pour l'instant la seule solution, c'est de s'ouvrir au smartphone. Peut-être qu'il y a beaucoup de gens dans ce cas de figure; je n'en sais rien. Il me semble en tout cas qu'il faut justement se le demander très sérieusement.
Musimon
Eleglin a écrit:
Il me semble que Sega n'avait pas attendu la mort de la Dreamcast pour sortir des Sonic pourraves. :@

Tu as raison, mais ils ont cédé à la loi du marché un peu avant la mort de la Dc. Mais la comparaison avec la Dream s'arrête là! Nintendo n'a pas cédé depuis de longues années, et ils ont été souvent en difficulté par rapport à leur image, ils n'ont rien laché pour autant.
sho972
Wido a écrit:Si Nintendo voulait se libérer de la "menace" des spéculateurs, ne leur suffirait-il pas de racheter leurs actions ?
Je trouve que cet article va un peu trop dans le sens classique aujourd'hui du "taper sur les méchants marchés financiers". Je ne nie pas les phénomènes de spéculation ni ceux d'effets pervers; mais je pense que ces "vils" financiers tant haïs posent parfois, même involontairement, de bonnes questions.

Je ne sais pas si la diversification du support tuerait Nintendo, mais je pense qu'il ne faut pas jeter cette option de façon trop absolue. Personnellement, j'ai été fan des consoles Nintendo. Seulement, je me suis vraiment transformé en ce que l'on appelle un casual, très clairement. J'ai une Wii, une DS tank (c'est vous dire) mais je ne pense pas acquérir de console la prochaine fois. Je ne joue que de façon occasionnelle sur mon pc et sur mon téléphone. Le prochain jeu que je compte m'acheter (et ça fait presque deux ans que je n'en ai plus acheté), c'est Rayman origins sur PC; non pas Zelda Skyward Sword ni je-ne-sais quel autre jeu sur Wii ou 3ds (vu que je n'ai pas cette console et ne compte même pas l'avoir). Par contre, qu'on me propose un Zelda/Mario sur mon téléphone, j'achète volontiers. Je ne sais pas si je fais partie d'une minorité ou d'une majorité. Ce que je sais par contre, c'est que si Nintendo veut de mon argent, pour l'instant la seule solution, c'est de s'ouvrir au smartphone. Peut-être qu'il y a beaucoup de gens dans ce cas de figure; je n'en sais rien. Il me semble en tout cas qu'il faut justement se le demander très sérieusement.


Ton témoignage est intéressant car il décrit essentiellement le type de comportement causual que cherche à touché les investisseurs. Tu est en quelque sorte une minorité qui est devenue majoritaire. Le problème et tu là dit toi même, c'est que tu n'es pas un gros joueur et que tu n'a pas beaucoup de temps à consacré aux jeux de manière général. Si nintendo ce met à développé des jeux pour toi sur ton smarphone, il perderons carrément en qualité au niveau des soft car t'es un joueur qui joue partiellement et pas de manière profonde comme un vrais gamers.

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